Avant Oyonnax-Stade

Sébastien Bezy : « Voir plus haut »

Avant Oyonnax-Stade

Actuellement huitième, Oyonnax n’est qu’à quelques points des places européennes. Es-tu surpris par les performances de cette équipe, que beaucoup n’attendaient pas à pareille fête ?

Surpris non, nous avions déjà pu voir leur capacité l’année dernière puisqu’ils avaient fait une grosse saison. Cette année, ils ont réussi à s’imposer deux fois à l’extérieur et pas chez les moindre : le Racing et le Stade Français. Ils ont un effectif qui leur permet ces résultats : leur charnière est très bonne et leurs avants assurent en conquête.

Comment appréhendes-tu ce déplacement dans l’Ain, contre une équipe qui ne montre aucun complexe pour sa deuxième année dans l’élite du rugby ?

Nous allons y aller pour ramener un maximum de point même si nous nous attendons à un gros combat. Si nous voulons rester dans les six, ou même voir plus haut, il faudra aller prendre les points partout où nous le pourrons, y compris chez les grosses équipes. Et nous devons gagner tous nos matchs à domicile, sinon nous prenons le risque de passer hors du top 6.

Vu notre position au classement, notre objectif est maintenant d’aller chercher la quatrième place occupée par le Racing, à seulement deux points de nous. Cela passera par des victoires à domicile et au moins une victoire à l’extérieur. Tous les joueurs ont cet objectif en tête.

Le match aller avait été marqué par une très courte victoire toulousaine, et Oyonnax s’était plaint d’une faute non sifflée en sa faveur à l’ultime seconde… Faut-il s’attendre à voir une équipe revancharde vendredi ?

Le match aurait pu basculer à la dernière seconde mais peut-être que cette pénalité ne serait pas passée même si elle avait été sifflée (rires)… Mais il est vrai que cette première manche avait été très serrée et il est fort probable que Christophe Urios en parle pour préparer le match et motiver ses troupes. Les joueurs nous attendront forcément de pied ferme.

Guy Novès a expliqué que le groupe ne partirait pour Oyonnax que le matin du match. C’est plutôt inhabituel, est-ce que cela change quelque chose pour vous en termes de préparation ?

Nous avions fait la même chose la saison passée pour nous rendre à Grenoble. Partir le matin-même ne change pas grand-chose, c’est même un confort de plus puisque nous nous y rendrons en avion. Au final, ce sera les mêmes conditions que pour un match à domicile où nous nous retrouvons la plupart du temps le jour-même du match. Et puis prendre l’avion plutôt que le bus, nous n’allons pas nous en plaindre (rires) !