Top 14 - 19ème Journée

Le Stade chute à Oyonnax

Top 14 - 19ème Journée

A Oyonnax (Charles Mathon) - Oyonnax bat Stade Toulousain 9 à 3 (mi-temps : 3-3 )
Temps agréable ; pelouse grasse ; arbitrage de M. Poite (Midi-Pyrénées).
Pour Oyonnax : 3 pénalités de Urdapilleta (2, 49, 70).
Pour le Stade Toulousain : 1 pénalité de McAlister (37).
Oyonnax : Denos - Tian, Aguillon, Hansell Pune, Donguy - (o) Urdapilleta, (m) Figuerola - Missoup, Maafu, Ursache - Lagrange, Power - Clerc, Jenneker, Tichit.
Stade Toulousain : Médard ; Clerc (puis Poitrenaud, 64), Fritz (cap), Fickou, Matanavou ; (o) McAlister, (m) Doussain (puis Bezy, 73) ; Harinordoquy, Galan (puis Nyanga, 37), Picamoles ; Millo (puis Maka, 48), Tekori ; Johnston (puis Tialata, 41), Flynn (puis Marchand, 77), Steenkamp (puis Ferreira, 71).

Si les Toulousains attaquaient la rencontre tambour battant, avec une percée de Picamoles relayée par Galan, l'action se terminait par une pénalité pour... Oyonnax, en raison d'un ballon gardé au sol. Urdapilleta occupait le terrain, et moins de trente secondes plus tard, l'USO obtenait une nouvelle pénalité, cette fois convertie par le demi d'ouverture. Oyonnax prenait l'avantage (3-0, 2ème).

Par la suite, les locaux conservaient le ballon mais se heurtaient à une défense stadiste bien en place. Et, sur un ballon piégeux dans la profondeur, le jeu au pied de Médard faisait des merveilles. A la 6ème minute, un groupé-pénétrant efficace donnait aux joueurs du Haut Bugey leur troisième pénalité, et la touche trouvée sur la ligne des 22 mètres aboutissait à un ballon brûlant de Figuerola, sur lequel Clerc s'en sortait bien.

Les Toulousains, après avoir ainsi fait le dos rond, connaissaient leur premier temps fort en multipliant les assauts dans le camp opposé. Les efforts de Picamoles, Matanavou et Clerc restaient vains, et le ballon était finalement rendu après un manque de soutien sur un ruck.
Cette séquence sonnait en tout cas le réveil des Stadistes, qui monopolisaient le ballon. Tout n'était pas parfait, loin s'en faut, certaines passes restaient approximatives, mais les coéquipiers du capitaine Fritz mettaient incontestablement du coeur à l'ouvrage et faisaient mieux que rivaliser dans le combat. 

Le jeu, par la suite, se résumait à un échange de coups de pied d'occupation. Pas grand-chose n'était à signaler, mais il fallait reconnaître que jusqu'ici, dans ce secteur, l'USO dominait les débats, avec pour illustration une merveille signée Denos dans un angle impossible, juste dans le dos de Picamoles.
A la 25ème, les hommes de l'Ain connaissaient un énorme temps fort et chargeaient dans les 22 toulousains. Faute de brèches, l'interminable séquence était finalement conclue par un drop d'Urdapilleta qui, pourtant en position idéale et sans aucune pression, ne trouvait pas la cible. On en restait à 3-0.

Les minutes passaient, et en conquête, les choses s'avéraient compliquées pour les Rouge et Noir. Parfois approximatifs en touche, ils subissaient la pression adverse en mêlée. Oyonnax récupérait ainsi quelques précieux ballons et, globalement, dominait. Mais Toulouse allait se montrer réaliste : suite à une charge de Galan, dont s'était d'ailleurs la dernière action (blessé, il cédait sa place à Nyanga), une pénalité était récupérée et convertie par McAlister

La pause était ainsi atteinte sur un score de parité. Les débats avaient été âpres, et si le Stade avait souffert, il restait au contact. Tous les espoirs étaient donc permis. 

Dès la reprise, le Stade bénéficiait d'une pénalité sur la ligne médiane après une faute adverse en touche. McAlister trouvait les 22, mais le ballon n'était pas contrôlé sur le lancer de Flynn. Alors que les opportunités, de toute évidence, allaient être rares, il fallait à tout prix éviter de gâcher ainsi de belles opportunités... 

En l'espace de cinq minutes, depuis la reprise, la mêlée toulousaine était sanctionnée à deux reprises. Si cela ne prêtait pas à conséquence dans un premier temps, cela n'incitait guère à l'optimisme pour la suite. A la 48ème, Millo, blessé à son tour, devait céder sa place à Maka
Bref, peu à peu, l'horizon s'assombrissait pour les visiteurs, et très vite, Urdapilleta, en position très délicate, exploitait une faute de Clerc sur un ruck pour redonner l'avantage aux siens. 

C'est sur le renvoi que le Stade repartait de l'avant, avec une très longue séquence aux multiples temps de jeu. Fickou, in fine, prenait le trou et était repris in extremis. Comme en première période, hélas, l'action se terminait de la même façon, en l'occurrence sur un manque de soutien après une échappée de Tekori... 

A la 54ème, un bel effort de la mêlée stadiste permettait de récupérer un ballon. Cette fois, McAlister tentait la lointaine pénalité (50 mètres), mais en raison sans doute de l'état du terrain, restait un peu court. 
Depuis quelque temps, les Rouge et Noir étaient dans un temps fort : la possession était en leur faveur, mais les nombreuses approximations dans les transmissions les empêchaient de prendre en défaut l'arrière-garde d'Oyonnax

Alors que l'on rentrait dans l'ultime quart d'heure, la physionomie du match ne changeait pas. Le ballon était toulousain, mais les pertes non provoquées bien trop nombreuses. A la 70ème, sur un nouveau maul de l'USO, les hommes de Novès se mettaient à la faute. Le long de la ligne de touche, la précision d'Urdapilleta faisait une nouvelle fois des merveilles, avec l'aide de la transversale. Oyonnax avait six points d'avance. 

Il fallait un réveil toulousain pour tenter de ramener quelque chose de Charles Mathon, dont le public, plus que jamais, donnait de la voix. Une touche intéressante en faveur du Stade était une nouvelle fois perdue, et c'était une nouvelle munition rendue à une équipe d'Oyonnax qui n'en demandait pas tant. 
A la 77ème, McAlister trouvait une touche à cinq mètres, au moment où Marchand remplaçait Flynn. Le ballon était assuré dans les airs, puis perdu sur un en-avant quelques instants plus tard. Une nouvelle occasion envolée, qui résumait hélas la partie toulousaine et expliquait ce voyage à vide dans l'Ain...