TOP 14 - 22ème Journée

Le Stade garde le cap

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Bayonne (mi-temps : 10-14 ).
Beau temps ; belle pelouse ; 18.000 spectateurs environ. Arbitrage de M. Chalon (Limousin).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais d'Albacete (9) et Picamoles (78) ; 2 pénalités de McAlister (29, 60) ; 1 transformation de McAlister (9) et Doussain (78).
Pour Bayonne : 1 essai de Rokocoko (34) ; 4 pénalités de Bustos-Moyano (5, 32, 40) et Spedding (66).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, Fritz, McAlister (puis Flood, 66), Huget - (o) Doussain, (m) Vermaak  (puis Bezy, 75) - Harinordoquy, Picamoles, Nyanga (puis Dusautoir, 43) - Albacete, Maka (puis Maestri, 43) - Tialata (puis Johnston, 33), Flynn (puis Marchand, 65), Steenkamp (puis Ferreira, 70).
Bayonne : Martin - Rokoçoko, Lovobalavu, Uglade, O’Connor - (o) Fernandez, (m) Rouet - Macome, Fa’Aso, Monribot - Chisholm,Taele - Iguiniz, Roumieu, Pointud.

Les Toulousains réalisaient une entame intéressante, où leur volonté de produire du jeu était manifeste. Mais un jeu au pied défaillant rendait trop de ballons à Bayonne, qui se montrait dangereux sur sa première opportunité. L'essai n'était pas au bout, mais l'arbitre revenait à une position de hors-jeu, et Bustos ouvrait le score.

Toulouse était mené, mais ne se décourageait pas pour autant. Les hommes de Novès partaient à l'abordage et à l'issue d'une fort belle séquence, Albacete, de près et en force, inscrivait le premier essai de la partie. Après la transformation de McAlister, les locaux menaient 7-0.
Le Stade était sur de bons rails, mais il fallait rester vigilant. Un raid d'O'Connor, très en vue depuis le coup d'envoi, était stoppé in extremis, venait d'ailleurs le rappeler. Dans la foulée, l'Aviron héritait d'une pénalité, manquée par Bustos, pourtant en position favorable.

Le Stade, incontestablement, subissait un coup de moins bien, mais répliquait. Une action débutée par une échappée de Doussain aboutissait à Picamoles, repris à quelques mètres. Dans la foulée ou presque, une nouvelle situation intéressante se développait dans les 22 bayonnais, mais Steenkamp laissait échapper le ballon.
Les efforts toulousains ne restaient cependant pas vains : après un nouvel échec de Bustos au pied, McAlister, sur pénalité, ajoutait trois points. Voilà qui était bon à prendre, même si cela ne récompensait pas totalement les efforts des coéquipiers de Yannick Nyanga.

La suite, du reste, allait encore plus faire regretter ce manque de réalisme. Suite à une interception, Rokocoko gagnait son duel face à Médard, en position de dernier défenseur. L'essai était au bout, et deux pénalités de Bustos plus tard, Bayonne prenait les devants , 14 à 10. Il était temps que la première mi-temps s'achève, car les Toulousains semblaient perdus et très clairement, les dix dernières minutes avaient été à l'avantage des Basques...

A la reprise, le Stade tentait d'emballer la rencontre, mais sans parvenir à se montrer réellement dangereux. McAlister, de cinquante mètres, manquait une pénalité, et son équipe restait derrière. Puis, l'Aviron prenait le match en mains et campait durablement dans la moitié de terrain adverse.
Si la défense tenait bon dans un premier temps, un ballon tapé à suivre jusque dans l'en-but donnait des sueurs froides aux supporters toulousains, car Huget devançait de très peu Fernandez : sans cela, l'essai était au bout...

Les minutes passaient, et les joueurs de la ville rose n'étaient toujours pas parvenus à passer la ligne médiane. Sur leurs rares ballons, ils se montraient trop imprécis pour espérer surprendre une équipe bayonnaise bien en place.
A la 55ème, après un bon contest de Dusautoir, Toulouse, enfin, portait le danger. Le jeu se déployait, mais McAlister choisissait de jouer au pied, dans le dos de la défense, alors qu'un surnombre semblait exploitable.

Le même McAlister, à l'heure de jeu, passait une pénalité importante, et son équipe revenait à un point. Tout restait à faire, d'autant plus que les Rouge et Noir ne parvenaient pas à emballer la rencontre, même si, depuis quelques minutes, ils avaient à nouveau la mainmise sur les débats.
A la 64ème, Toulouse récupérait un ballon dans ses 22 et McAlister amorçait une incroyable contre-attaque, au cours de laquelle il résistait à plusieurs plaquages, pour fixer et donner à Vermaak, qui, au prix d'un sprint mémorable, marquait un essai de 70 mètres... finalement annulé à la vidéo en raison d'un en-avant de passes entre les deux protagonistes.

Une belle opportunité venait de passer, et les Stadistes restaient derrière. Dans la foulée, Spedding, depuis la ligne médiane, passait trois points, et la situation devenait préoccupante.
Il fallait tout donner dans le dernier quart d'heure, et Médard, auteur d'un joli numéro au coeur de la défense de l'Aviron, n'était pas loin d'aller derrière la ligne. Puis Picamoles, porté par les avants, s'effondrait dans l'en-but, mais la vidéo ne validait pas l'action.
Les derniers instants étaient brûlants. Le jeu se déroulait dans les cinq mètres bayonnais, mais les innombrables charges n'aboutissaient pas. Mais les efforts allaient finalement payer, avec un essai de Picamoles. Le Stade avait eu très chaud, mais préservait l'essentiel.