Retour aux Sept Deniers

Vincent Clerc fait le point

Retour aux Sept Deniers

Les joueurs du Stade, moins les blessés, sont partis en stage au cours de la semaine dernière. En quoi a-t-il consisté ?

Nous avons pu allier travail et oxygénation histoire de se retrouver et de faire des activités hors rugby. Cela nous a fait du bien; notamment à tous les internationaux qui n'avaient pas eu cette vie de groupe depuis un petit moment. Ce stage a vraiment fait du bien à tout le monde, pas seulement sur le plan du travail.

Est-ce une façon pour vous de lancer votre fin de saison ?

Le but de ce stage était surtout de casser la routine puisque, ces derniers temps, nous avons beaucoup alterné entre semaine de préparation physique et semaine de match. Partir nous a permis de sortir de ce schéma-là. Nous ne nous sommes pas projetés sur la fin de saison, nous n'avons parlé que du Stade Français. Mais effectivement, il reste peu de matchs et il nous faut absolument rester dans les six premières places du classement.

Il y a peut-être même de meilleures choses encore à aller chercher comme un quart de final à domicile, ce serait une agréable surprise, pour nous et notre public. Nous ne nous le cachons pas mais nous devons avancer étape par étape. Cela reste encore fragile, pour tout le monde. Il y a encore eu des surprises la journée précédente.

Malgré une saison un peu irrégulière, le titre reste-t-il un objectif ?

Nous évitons de trop rêver et faisons en sorte de rester terre à terre. Mais si nous entrons dans les six, une fois en phases finales, le Bouclier est en jeu pour tout le monde. Nous sommes quand même sur une dynamique intéressante depuis quelques matchs. Si nous réussissons à avoir cette constance dans la progression, peut-être pourrons-nous rêver mais pour le moment nous n'y sommes pas encore.

As-tu le sentiment que les écueils de cette saison ont permis au groupe de se forger ?

Nous avons eu des moments très difficiles. Nous avons sorti la tête de l'eau il y a quelques semaines et nous nous sommes stabilisés au classement depuis quelques matchs. Nous savourons ensemble mais nous n'oublions pas d'où nous venons et les difficultés que nous avons rencontrées pour en arriver là. Elles doivent nous servir de rappel. Cela a été dur collectivement et également sur le plan individuel puisque nous avons eu des blessés.

La fin de saison approche, nous avons récupéré pas mal de joueurs. Nous avons maintenant un gros groupe qui nous permet de bénéficier d'une certaine émulation et aussi de pouvoir bien travailler. Ce sont des paramètres qui n'ont été réuni que rarement tout au long de la saison. A nous d'en profiter et de prendre du plaisir. Nous sentons qu'il y a une progression dans le jeu, dans l'investissement et l'assiduité. J'espère que cela va payer sur la fin de saison.

Quel regard portes-tu sur la saison du Stade Français ?

Elle est plutôt excellente. Comme nous, ils ont eu des accros à domicile et se sont laissés surprendre. Mais ils sont très forts, leur dernier match à La Rochelle reflète un peu leur saison : ils sont sereins et ne s'affolent jamais. C'est un rouleau compresseur à l'heure actuelle. Ils ont une bonne faculté à casser les dynamiques adverses et à profiter de chaque turnover.

Dès lors, à quel match t'attends-tu contre eux vendredi prochain ?

Cela sera sûrement un match ouvert. Nos deux équipes ne ferment pas le jeu et aiment tenir le ballon. J'espère que cela sera un beau match. Faire une performance là-bas serait un véritable jackpot. Cela va être très compliqué mais il faut y aller sans pression de résultat comme nous l'avions fait en allant jouer contre Toulon. Nous nous étions déplacés pour faire un bon match et grappiller des points. Nous devons aller à Paris dans le même état d'esprit.