Avant Stade-Brive

Guy Novès : « Se faire plaisir sur le terrain »

Avant Stade-Brive

Quinze jours après le Stade Français, comment appréhendez-vous ce match contre Brive, qui sera l'un des derniers de la saison à Ernest Wallon ?

Je suis un peu dans le vague. Nous avons soufflé le chaud et le froid sur nos derniers matchs. La dernière journée a été assez exceptionnelle avec un comportement incroyable au Stade Français. Et effectivement, tout le monde se demande, le staff en premier, si les joueurs vont être capables quinze jours après de rééditer ce genre de comportement. Nous avons mis la barre un peu haute à Paris, du moins en terme d'investissement. Le match nous apportera un élément de réponse.

On a l'impression que les matchs revêtent de plus en plus d'importance avec l'approche des phases finales. Est-ce aussi votre sentiment ?

Nous faisons tout pour nous qualifier. Nous arrivons sur des matchs qui donnent l'impression d'être importants mais depuis le début de la saison, chaque match l'est ! Un point par-ci, un point par-là, on voit que cela compte. Cela fait la différence.

Pouvons-nous faire un point sur l'effectif ?

Grégory Lamboley s'est fait un point de contracture et ne sera pas disponible. Kakovin, que nous espérions faire jouer ce week-end, est lui aussi forfait depuis avant-hier. Nous laissons Jean-Marc Doussain au repos suite à un coup qu'il a pris sur la cuisse au Stade Français. Il remarche et recourt mais n'a pas participé aux entraînements. Nous faisons en sorte qu'il récupère totalement. Nous pouvons cependant noter qu'Imanol revient dans le groupe.

Depuis quelques matchs, Census Johnston est sur le banc et Neemia Tialata commence. Faut-il y voir un choix tactique ?

Cela était au départ lié à la volonté de mettre Census au repos parce que Neemia a été très longtemps absent cette saison. Puis les performances de ce dernier ont permis à Census de récupérer. Peut-être que ce week-end, cela sera l'inverse.

Si vous l'emportez sur Brive samedi, vous serez la première équipe de la saison à enchaîner cinq victoires de suite. Est-ce une série significative de la confiance du groupe et d'une régularité retrouvée ?

J'ai du mal à évaluer les choses de la même manière. Nous sommes tributaires de contextes qui sont différents. A l'heure actuelle, l'équipe est au complet et nous sommes en fin de saison. En début de saison, nous avons pâti d'absences, de blessures et de quelques joueurs qui se préparaient pour les matchs de l'équipe de France. Ce sont des conditions compliqués. Et le contexte des autres équipes est aussi à prendre en compte.

Sur les séries, on peut dire tout et son contraire. Ce que nous ressentons nous, c'est que quand il reste peu de matchs, les joueurs ont envie de se faire plaisir sur le terrain. Au Stade Toulousain, cela veut dire gagner, avec la manière en plus du contenu. A Paris, il y avait une volonté d'exploiter toutes les solutions qui se présentaient pour gagner.

Vous avez maintenant la possibilité de viser une deuxième place, synonyme de qualification directe. Est-ce l'objectif ?

Sincèrement, non. Nous avons que ce que nous méritons. Pour l'instant, de par nos prestations, nous méritons d'être dans les quatre premiers. Si nous y restons, nous serons très heureux parce que cela voudra dire que nous aurons un quart de finale à domicile. Il faut se concentrer là-dessus.Nous verrons par la suite si nous méritons mieux.