TOP 14 - 24ème Journée

Le Stade régale

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat CA Brive 67 à 19 (mi-temps : 32 à 13)
Temps beau et chaud ; belle pelouse. 16.700 spectateurs environ. Arbitrage de M. Cardona (Provence).
Pour le Stade Toulousain : 9 essais de Huget (13, 16, 77), Flynn (22), Médard (31, 55), Ferreira (67), Picamoles (71) et Flood (80)  ; 2 pénalités de Flood (9, 40) ; 7 transformations de Flood (13, 16, 31, 67, 71, 77, 80).
Pour Brive : 1 essai de Méla (37) ; 4 pénalités de Germain (6, 31, 47, 54) ; 1 transformation de Germain (37).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David, McAlister, Huget - (o) Flood, (m) Bézy (puis vermaak, 70) - Galan (puis Picamoles, 51), Harinordoquy, Dusautoir (puis Nyanga, 51)- Albacete (puis Maestri, 55), Tekori - Johnston (puis Tialata, 51), Flynn (puis Marchand, 51), Steenkamp (puis Ferreira, 51).
Brive : Germain - Mafi, Swanepoel, Mailei, Radikedike - (o) Bézy, (m), Péjoine - Murphy, Hirèche, Waqaniburotu - Mela, Marais - Jgenti, Acquier, Asieshvili.
Cartons jaunes : Da Ros (62), Germain (67)

On assistait à un début de match équilibré entre les deux équipes : si le Stade monopolisait le ballon dans un premier temps, Brive ne tardait pas à mettre me nez à la fenêtre : Radikedike s'échappait, mais Médard le reprenait. Le CAB bénéficiait in fine d'une pénalité, convertie par le maître-artilleur Germain (0-3, 6ème).

Le Stade était mené mais réagissait très vite : une interminable séquence initiée par une percée plein champ de Galan n'allait pas au bout, mais les Rouge et Noir récupéraient finalement une pénalité et égalisaient. Ils avaient eu le bon goût de ne pas laisser leurs adversaires rester devant trop longtemps.
Très vite, les Stadistes remettaient la main sur le ballon : Galan, très actif depuis le coup d'envoi, Tekori et Flood trouvaient des espaces et mettaient à mal l'arrière-garde corrézienne. Clerc, en bout de ligne, aplatissait en coin, mais l'essai était logiquement refusé car l'ailier, à cause d'un plaquage de Radikedike, avait posé le pied en touche.
Mais ce n'était que partie remise : Huget était à la conclusion d'une action fort bien menée et, bien servi par Médard, marquait. Le Stade prenait les devants, et ce n'était pas fini : Huget, encore lui, marquait un magnifique essai, certes après une séquence fort bien amenée, mais aussi grâce à un exploit individuel. Toulouse avait frappé deux fois en deux minutes.

Dès lors, la mainmise toulousaine sur les débats était totale. Une pénal'touche bien négociée à cinq mètres aboutissait à l'essai de Flynn. On jouait depuis 22 minutes, et Toulouse avait déjà inscrit trois essais.
C'est peu dire que la partie avait débuté de façon idéale, mais ce n'était pas le moment de s'endormir sur ses lauriers. Le Stade, d'ailleurs, ne l'entendait pas de cette oreille et poursuivait sur sa lancée, mais la blessure de McAlister, remplacé par Fritz, venait quelque peu obscurcir le tableau jusque-là idyllique.

Mais le quatrième essai toulousain, signé Médard après une percée de David, balayait s'il y avait lieu le moindre doute : Toulouse était dans un bon jour, mais suite aux assauts brivistes dans les derniers instants, concédait un essai de Méla. Le Stade virait cependant  largement en tête à la pause, 32 à 13.

A la reprise, les deux équipes se rendaient coup sur coup et Germain, sur pénalité, réduisait l'écart. Globalement, les joueurs de Guy Novès peinaient à enchaîner les temps de jeu et ne retrouvaient pas le collectif développé lors du premier acte. Plus que jamais, il fallait rester vigilant, car Germain, depuis la ligne médiane, ajoutait trois nouveau points. Le score était désormais de 32-19, et contrairement à ce que l'on aurait pu penser, le sort de la rencontre était loin d'être scellé.

Sans doute conscient du danger, le staff procédait à de multiples changements. Hasard ou coïncidence, Toulouse marquait dans la foulée : un énorme travail de Bezy profitait à Médard, qui inscrivait son deuxième essai personnel.
Les Rouge et noir avaient repris leurs distances, et leurs esprits : on retrouvait le jeu flamboyant des quarante premières minutes et Brive ne faisait pas autre chose que défendre. Da Ros, à l'heure de jeu, écopait d'un carton jaune, et fatalement, les choses devenaient très compliquées pour les visiteurs.

Très vite, acculés dans leurs 22, les Corréziens concédaient un essai de Ferreira, alors que Germain était à son tour exclu temporairement... Cette fois, la messe était largement dite, et Picamoles concrétisait l'outrageante domination de son équipe en marquant un nouvel essai. Puis, c'était au tour de Huget de profiter d'une offrande de David pour réaliser un triplé, avant que Flood, sur la sirène, n'aille à son tour entre les poteaux
On en restait là, et Toulouse tenait sa plus large victoire de la saison. La fête avait été belle.