Interview

Bezy fait le bilan

Interview

Après cette excellente prestation à domicile contre Brive, la prochaine journée à Grenoble est peut-être le moment d'accrocher le top 2 du classement ?

Cela ne sera pas aussi simple. Il nous reste deux matchs et si nous voulons espérer un quart de finale à domicile voire être dans les deux premières places, il nous faudra les gagner. Nous avons cet objectif-là, nous allons essayer de faire le mieux possible.

La qualification directe reste l'idéal pour toutes les équipes mais nous savons pertinemment qu'il ne va pas être facile d'aller gagner à Grenoble. Ils ont eux-même leur propre objectif : à savoir gagner leur dernier match à domicile et ne pas se mettre de pression sur le dernier match. Leur relégation est en jeu. Nous nous attendons à un match très difficile.

Cela reste néanmoins un défi intéressant pour le Stade ?

Aujourd'hui, nous sommes plutôt bien placés comparé au début de saison. Nous avons plus de confiance et jouons mieux. Mais en Top 14, tout va très vite et le vent peut tourner dans un sens comme dans l'autre. Si nous perdons nos deux derniers matchs, nous pouvons ne plus être assurés d'un quart de finale à domicile. La saison n'est pas terminée et il nous faut rester concentrés pour ces deux derniers matchs.

Tu as joué contre ton frère lors de la réception du club corrézien, on imagine que c'est toujours une situation particulière ?

Ce n'est pas facile de jouer contre lui. D'autant moins quand l'on sait qu'il joue la relégation. J'étais évidemment très content pour mon équipe mais aussi un peu déçu pour Nicolas. Forcément, j'aimerai qu'il reste en Top 14.

A titre personnel, quel regard portes-tu sur ta saison ?

Cela fait environ trois ans que je suis avec le groupe professionnel. L'année dernière, j'avais commencé à jouer un peu mais plutôt par défaut parce que les deux autres demis de mêlée étaient pris avec leurs sélections nationales respectives. Cette année, mon temps de jeu est plus le fruit d'une volonté du staff et je dois reconnaître que j'en suis content.

Cela n'affecte pas pour autant ma place dans le groupe. Temps de jeu ou non, mes coéquipiers m'ont toujours aidé à progresser. Ce qui est certain c'est que le fait de jouer un peu plus m'a permis de grandir, de mettre en place des automatismes qui sont difficiles à acquérir sans temps de jeu.

On a la nette impression que tu as passé un palier cette saison en tirant profit de ton gabarit et de ta vitesse. Est-ce que, à terme, l'équipe de France pourrait être un objectif pour toi ?

Au niveau du jeu au pied, il m'arrive d'être encore un peu imprécis. Tout n'est pas parfait, même au niveau des passes, j'en ai encore raté une ce week-end. Il y a toujours du travail à faire pour rester au niveau et s'améliorer ensuite. Dans le jeu, je ne vais pas essayer de jouer tout seul et entrer dans la ligne de défense parce que je n'ai pas trop le physique pour. Je fais en sorte de compenser avec les qualités que j'ai à ma disposition et en mettant le plus de vitesse possible dans le jeu.

Pour ce qui est de l'équipe de France, il y a quand même pas mal de neuf en France et je ne pense pas encore être au niveau pour prétendre à être pris en équipe de France. Ce n'est pas quelque chose que j'ai en tête. Pour le moment, je me consacre surtout au Stade Toulousain, à amener le club en phases finales. Ce serait une première pour moi (sourire) !