Avant Grenoble

Toby Flood : « Chaque match est une leçon »

Avant Grenoble

 Nous ne sommes plus qu'à deux matchs des phases finales. C'est toujours un moment un peu particulier dans la saison. Quel impact cela a-t-il sur le groupe ?

Cette partie de la saison est importante et cela s'en ressent à l'entraînement. Les joueurs sont excités à l'approche des phases finales. La difficulté est de contrôler cet engouement, cette énergie. Il faut rester tempérer et comprendre ce que nous devons faire.

On a vu l'équipe prendre beaucoup de plaisir lors du dernier match contre Brive. C'est sûrement le meilleur moyen de vous lancer sur la dernière ligne droite du championnat ?

Cette saison est étrange, nous avons fait de bonnes prestations à l'extérieur et avons été plus hésitants à domicile. Avant Brive, tout le monde avait conscience que ce match serait sûrement serré. Et finalement, nous avons bien réussi à placer notre jeu.

Nous en sommes contents. Mais ce n'est qu'un match. Si nous pouvons faire la même chose contre Grenoble puis Bordeeaux-Bègles à domicile, cela n'en sera que mieux. Il faut garder en tête que face à Brive, nous n'avons gagné que cinq points au classement malgré le score. Le plus important maintenant est de garder l'élan que nous avons. A tout moment, les choses peuvent changer et nous devons rester attentifs.

Justement, comment vous êtes-vous libérés de cette pression à domicile ?

Si je le savais, je serai un grand entraîneur (rires) ! Peut-être pouvons-nous mettre ce déclic sur le compte de la confiance. Personnellement, je m'insère de mieux en mieux dans le jeu toulousain. Chacun gagne de la confiance et, en s'entraînant plus tous ensemble, nous avons construit le collectif. Jouer sans pression est sûrement une autre explication de ce déclic. Perdre à domicile a été difficile, mais gagner des points à l'extérieur nous a fait réaliser que nous étions capables de mettre des choses en place.

Même si la phase régulière du Top 14 n'est pas terminée, est-ce que, déjà, la demi-finale est dans les têtes ?

Bien-sûr ! Une week-end de repos serait le bienvenu mais nous nous adapterons si nous devons jouer le barrage. Nous avons une chance de nous qualifier directement si nous continuons à jouer comme nous le faisons. Mais cela ne dépend pas que de nos résultats. Les deux prochaines journées seront cruciales, nous gardons un œil sur ce que font les autres équipes.

Tu sembles de plus en plus à l'aise dans le jeu toulousain. De l'extérieur, il semble que tu as véritablement pris tes marques. Est-ce aussi ton ressenti ?

J'ai une meilleure vision des choses qu'à mon arrivée. J'ai besoin de comprendre ce que mes coéquipiers disent et attendent de moi sur le terrain. Si Nyanga veut le ballon de telle façon et que Thierry le veut d'une autre manière, il faut que je le sache. Il me faut savoir comment ils fonctionnent. Ce sont des éléments très importants pour saisir pleinement la situation autour de moi. Chaque entraînement, chaque match est une leçon.

Que penses-tu de Sébastien Bezy avec qui tu as composé la charnière du Stade contre Brive ?

Pour moi, il est certain qu'il va jouer en équipe de France. Je suis prêt à le parier. Je parle avec lui tout le temps pour comprendre son jeu. Il a un bon sens de l'analyse et, malgré son gabarit, il a une sacrée force mentale. Sébastien a un bon esprit. Il y a beaucoup de 9 en France mais je pense que d'ici deux ans, il sera un candidat sérieux aux Bleus.

Le stage effectué par l'équipe est maintenant un peu lointain mais qu'as-tu pensé de cette semaine qui était la première du genre pour toi ?

Effectivement, c'était la première fois que je partais comme cela avec mon équipe. J'ai beaucoup bronzé (rires) ! Nous avons fait des randonnées, du kayak. C'était une bonne expérience. Passer du temps ensemble nous a permis d'en apprendre plus les uns sur les autres. Cela nous a resserré