Top 14 - 25ème journée

Le Stade coince à Grenoble

A Grenoble (Stade des Alpes) - Grenoble bat Stade Toulousain 32 à 11 (mi-temps : 16-3)
Temps frais ; belle pelouse. Arbitrage de M. Raynal (Roussillon).
Pour Grenoble : 2 essais de Hunt (13) et Kilioni (79) ; 6 pénalités de Wisniewski (3, 19, 24, 43, 58, 74) ; 2 transformations de Wisniewski (13, 79).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Fritz (69) ; 2 pénalités de Flood (40, 50).
Grenoble : Gengenbacher - Kilioni, Farrell, Hunt, Aplon - (o) Wisniewski, (m) McLeod - Alexandre, Faure, Grice - Roodt, Hand - Edwards, Bouchet, Buckle.
Carton jaune : Alexandre (63)
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David (puis McAlister, 56), Fritz, Huget - (o) Flood, (m) Bézy - Nyanga, Picamoles (puis Galan, 56), Dusautoir - Maestri, Tekori (puis Maka, 48) - Tialata (puis Baille, 48), Flynn (puis Marchand, 48), Steenkamp (puis Johnston, 48).

Chacune des deux équipes connaissaient un temps fort au cours des deux premières minutes. Mais si l'action toulousaine, après plusieurs temps de jeu, s'achevait sur un en-avant, la possession grenobloise débouchait sur une pénalité, réussie par Wisniewski. Grenoble ouvrait le score (3-0, 3ème).
Et, très vite, le FCG récoltait une deuxième opportunité de scorer, après une faute en mêlée de Steenkamp. Wisniewski, le meilleur buteur du Top 14, voyait son très lointain coup de pied s'écraser sur le poteau...

Bref, Toulouse souffrait et peinait à pénétrer ballon en mains dans la moitié de terrain opposée. Aux alentours de la dixième minute, le Stade mettait le nez à la fenêtre, mais deux offensives étaient annihilées par des en-avants. Il faut dire, à la décharge des hommes de Novès, que l'agressivité des Grenoblois en défense ne leur facilitaient pas la tâche.
Le premier essai isérois, cela dit, était directement la conséquence d'une approximation toulousaine : une passe de Nyanga était mal captée par Maestri. Hunt se saisissait du ballon et, sans résistance, filait à l'essai. Il y avait 10-0, et le quart d'heure de jeu n'était pas atteint.

Ce qui ressemblait de plus en plus à un calvaire se poursuivait : à la 19ème, un surpuissant maul grenoblois emportait tout sur son passage, et les locaux récoltaient logiquement une pénalité. Wisniewski ne tremblait pas at ajoutait trois points, puis trois autres, suite à un bel effort de la mêlée bleue. Il y avait désormais 16-0, et c'est peu dire que l'équipe qui avait été si brillante une semaine plus tôt contre Brive était méconnaissable.

L'emprise des locaux se poursuivait par la suite : Kilioni, après avoir gagné sur une chandelle son duel face à Médard, tenait une belle occasion d'aller derrière la ligne, mais il laissait in fine échapper le ballon. La pause était atteinte sur le même tempo, sans que les Rouge et Noir ne se soient procuré la moindre occasion d'essai, malgré la pénalité de Flood après la sirène. Mais le retard considérable déjà accumulé ne laissait guère d'espoir quant à une issue heureuse sur cette rencontre...

Si les Toulousains semblaient armés de meilleurs intentions lors de leur retour sur la pelouse du stade des Alpes, cela ne les empêchait pas d'encaisser trois points de plus de la part de ce diable de Wisniewski, qui ne se laissait guère distraire par le vent tourbillonnant. Puis, sur les quelques attaques placées, les maladresses se poursuivaient, à l'image de cette incompréhension entre Clerc et Médard.

Globalement, les Stadistes tentaient beaucoup pour inverser la tendance, mais ils étaient vraiment trop maladroits pour espérer une équipe iséroise qui jouait sa survie sur ce match. Les mauls locaux, eux, faisaient toujours autant de dégâts, mais pour une fois, Wisniewski manquait son coup de pied et le score n'évoluait pas.

Puis, alors que l'on ne s'y attendait pas, Médard marquait un essai, mais, vidéo à l'appui, il était annulé pour un en-avant de passe préalable de Fritz. Toulouse récupérait cependant une pénalité sur ce coup-là et Flood doublait la mise. On jouait depuis cinquante minutes, et il y avait 19 à 6. Le chemin était encore long, mais depuis quelques instants, on sentait le FCG moins sûr de sa force, et on assistait à des pertes de balle inédites jusqu'alors.

Grenoble, cela dit, allait bénéficier d'une nouvelle pénalité obtenue par le biais d'une mêlée pour reprendre de l'air. Dans la foulée, McAlister, servi à hauteur, transperçait le rideau défensif adverse mais était finalement repris. Toulouse obtenait coup sur coup deux pénalités, et alors que les joueurs de la ville rose semblaient prendre l'ascendant physiquement, ils choisissaient la touche.
Une tactique osée, mais pas payée dans un premier temps : alors que les assauts dans les cinq mètres se multipliaient, la défense tenait bon, et Alexandre écopait d'un carton jaune. Et finalement, après une nouvelle très longue séquence, Grenoble, heroïque en défense, finissait par récupérer le cuir. Le Stade avait laissé passer sa chance.

Mais les coéquipiers de Sébastien Bezy ne lâchaient rien : Huget, après un impressionnant numéro de funambule, échouait de peu, mais l'action se poursuivait, et Fritz, en bout de ligne, marquait le premier essai des siens. Le bonus défensif était encore jouable.
Le mince espoir, cependant, allait être de courte durée : après un nouveau temps fort non concrétisé, le Stade encaissait trois nouveaux points par Wisniewski. Cette fois, l'issue de la rencontre ne faisait aucun doute, d'autant plus que Kilioni, suite à une chandelle tapée dans l'en-but, profitait d'un cafouillage toulousain (tout un symbole) pour aplatir. Les Rouge et Noir, après leur belle série de ces dernières semaines, connaissaient un coup d'arrêt.