Top 14 - 26ème Journée

Le Stade prépare bien son barrage

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Bordeaux-Bègles 23 à 22 (mi-temps : 9-12)
Temps agréable ; belle pelouse ; 18.800 spectateurs environ. Arbitrage de M. Ruiz (Languedoc).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Huget (64) et Bezy (74) ; 3 pénalités de Bezy (20, 27 40,) ; 2 transformations de Bezy (64, 74).
Pour l'UBB : 3 essais de Gomez (17), Rey (31), Connor (78) ; 1 pénalité de Bernard (57) ; 1 transformation de Bernard (31) et Beauxis (78).
Stade Toulousain : Huget (puis Médard, 79) - Clerc, David, McAlister, Matanavou - (o) Doussain, (m) Bézy - Harinordoquy (puis Nyanga, 45), Galan (puis Tialata, 33), (c) Dusautoir (puis Picamoles, 55) - Albacete, Maestri (puis Tekori, 55) - Johnston, Flynn, Steenkamp (puis baille, 58).
Carton rouge
: Johnston (32)
Bordeaux-Bègles
: Guitoune - Talebula, Le Bourhis, Rey, Connor - (o) Bernard, (m) Adams - Chalmers, Tauleigne, Madaule - Botha, Marais - Gomez Kodela, Avei, Poux.

Si le début de partie était plutôt équilibré, la première pénalité tentable était pour l'UBB, après un maul efficace dans les 22 toulousains. Mais Bernard, en position plutôt favorable, manquait totalement son coup de pied. C'était un avertissement sans frais pour le Stade, mais il fallait bien reconnaître que par la suite, la domination était plutôt bordelaise. Et si la défense était dans l'ensemble efficace, si plusieurs ballons étaient rendus aux Rouge et Noir en raison d'imprécisions adverses, Toulouse souffrait...

A la 16ème minute, ce qui devait arriver arriva : à force d'être dominé, le Stade encaissait un essai, alors qu'à la base, il avait une mêlée en sa faveur à négocier aux trente mètres : hélas, une sortie de balle mal assurée par Galan aboutissait à la concrétisation de Gomez.
Encore une fois, il n'y avait rien à dire car depuis le coup d'envoi, les coéquipiers de Thierry Dusautoir n'avaient pas passé la ligne médiane ballon en mains... Un manque rapidement réparé, car sur leur première offensive, ils se montraient dangereux, et si un coup de pied hasardeux de Doussain ne trouvait pas preneur, M. Ruiz revenait à une pénalité, réussie par Bezy (3-5, 20ème).

La suite se révélait assez hachée, et les pertes de balle, des deux côtés, se succédaient. A la 27ème, le Stade obtenait une pénalité, une nouvelle fois réussie par Bezy. Pour la première fois, les locaux prenaient l'avantage (6-5). Mais cela n'allait pas durer : sur un énième temps fort aquitain, un maître coup de pied de Bernard aboutissait à l'essai de Rey...
Mais les ennuis toulousains ne s'arrêtaient pas là : après un début de bagarre, Johnston écopait d'un carton rouge et laissait définitivement les siens à quatorze. Sans parler de son absence pour le futur barrage, voilà qui ne laissait présager rien de bon pour l'issue de la rencontre.
Certes, Bezy réduisait l'écart sur la sirène via une troisième pénalité, mais Toulouse se trouvait nettement mené au moment de regagner les vestiaires. Et à dire vrai, on ne voyait pas trop comment, en infériorité numérique, la tendance allait pouvoir être inversée.

Mais à la reprise, Toulouse semblait dans de bonnes dispositions : avec Bezy à la manoeuvre, les locaux investissaient la moitié de terrain adverse, créaient des brèches, mais un en-avant de Steenkamp mettait un terme à ce mouvement prometteur.
Dans la foulée ou presque, Harinordoquy, sévèrement touché, devait quitter l'aire de jeu, soutenu par deux soigneurs. L'après-midi prenait décidément une bien mauvaise tournure.

Le jeu, peu à peu, se débridait : une combinaison entre Matanavou et Huget n'était pas loin d'aller au bout, et si les Rouge et Noir ne donnaient pas l'impression de maîtriser totalement leur sujet, on les sentait capables de créer du danger. Puis, c'était le même Matanavou qui ramassait un ballon perdu, filait le long de la ligne avant finalement d'être projeté en touche.

Après une pénalité réussie par Bernard, le Stade, loin de se décourager, repartait à l'attaque. et Huget, après avoir résisté à plusieurs plaquages, allait derrière la ligne. Bezy réussissait la transformation, et les joueurs de la ville rose reprenaient l'avantage, d'un tout petit point.
Il fallait maintenant tenir, et les hommes de Novès, certes dominés, ne concédaient que peu d'occasions. Bernard, pas dans un grand jour, laissait passer une occasion de prendre les devants pour l'UBB et, peu à peu, on se dirigeait vers la fin de la partie.

Puis, à la 74ème, un éclair de Bezy mettait tout le monde d'accord : le jeune demi de mêlée s'échappait, et aplatissait quasiment à lui tout seul. L'essai de Connor, à trois minutes du coup de sifflet final, faisait un temps craindre le pire, puis Beauxis, sur la sirène, obtenait une pénalité face aux barres, sur la ligne des 22. Contre toute attente, il la manquait... A quatorze contre quinze, le Stade avait su faire le dos rond et s'imposait finalement.