Avant le barrage

Les ambitions de l'USO

Avant le barrage

En début de saison, peu se serait aventuré à parier sur la présence d'Oyonnax à l'heure des barrages. Et même si Christophe Urios n'hésite pas à parler de cette qualification comme d'une « anomalie », le manager général de l'USO a toujours été intimement convaincu du potentiel du club de l'Ain : « Je savais que ce club avait un vrai potentiel. Oyonnax a de vraies valeurs, une identité même si elle avait du mal à être perçue. J’ai fait confiance à ce ressenti, parce que mon entourage me demandait ce que j’allais faire dans ce petit club» a-t-il déclaré lors de la conférence de presse avant le déplacement à Toulouse.

La légitimité d'Oyonnax à être dans le top 6 n'est pourtant plus discutable tant les résultats de cette équipe sur l'ensemble de la saison, à l'extérieur comme à domicile, ont rapidement annoncé la couleur quant aux capacités de ses joueurs. Et pas question de croire à la théorie du petit poucet pour Olivier Missoup, troisième ligne, qui expliquait : « L’état d’esprit du groupe est vraiment de se concentrer sur la prestation. Ce n’est pas de regarder si nous sommes les petits. Nous avons connu la bonne expérience d’aller gagner chez les gros pendant la saison. Jouer les phases finales, cela n’a rien à voir. C’est une nouvelle expérience pour le groupe. Et nous donnerons notre maximum ». A n'en pas douter, les joueurs de l'USO montreront le meilleur samedi face aux Stadistes et répondront, comme à leur habitude, présents dans le combat.

Mais Christophe Urios le sait, la partie sera loin d'être facile face au club des Rouge et Noir et de s'expliquer : « J’ai la faiblesse de penser qu’un groupe de joueurs est intelligent. Ils savent quand un match est important. Je suis sûr que nous allons rencontrer un grand Toulouse qui connait l’importance de la rencontre ». Pour ce qui est des chances d'Oyonnax de l'emporter, tout est une question de mathématique selon le manager du club : « Nous avons 20% de chance de gagner le match, autant la saisir. C’est ce que j’ai dit à mes joueurs. A partir de là, nous allons faire en sorte de travail pour faire augmenter ce pourcentage tout au long de la semaine et arriver à 50% ». Extrêmement motivés par la prochaine échéance, les Oyomen se montrent tout aussi optimistes que leur manager, à l'image de Florian Denos : « Evidemment qu’il y a un coup à faire à Toulouse. Nous avons un match, 80 minutes pour avancer. Si nous y allons avec nos ambitions, nous verrons bien ce qu’il se passe. Sinon autant ne pas jouer ».

En somme, ce sera un groupe décomplexé et conscient d'écrire une page de l'USO qui se rendra samedi à Ernest Wallon, accompagné d'un Christophe Urios déjà satisfait du parcours de ses hommes : « De toutes manières, notre saison est réussie. Que peut-il nous arriver de mal ? J’espère juste que nous n’aurons pas peur de gagner le match ». Rien à perdre, tout à gagner, le danger samedi viendra indéiablement de l'est.