Barrage

Le Stade tient sa demie !

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Oyonnax 20 à 19 (mi-temps : 9-10)
Temps agréable ; belle pelouse ; 17.497 spectateurs. Arbitrage de M. Garcès.
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Baille (75) ; 5 pénalités de Flood (7, 12, 30, 54, 61).
Pour Oyonnax : 1 essai de Paea (38) ; 4 pénalités de Urdapilleta (15, 45, 50, 70) ; 1 transformation de Urdapilleta (38).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, Fritz (puis David, 61), McAlister, Huget - (o) Flood (puis Doussain, 76), (m) Bézy - Nyanga, Picamoles (puis Galan, 55), Dusautoir - Albacete, Maestri (puis Tekori, 55) - Tialata (puis Aldegheri, 48), Flynn (puis Marchand, 77), Steenkamp (puis Baille, 55).
Oyonnax : Denos - Tian, Aguillon, Paea, Taufa - (o) Urdapilleta, (m) Cibray - Ma’afu, Missoup, Fa’asavalu - Lassalle, Power - Clerc, Jenneker, Tichit.
Carton jaune : Cibray (30)

Les Toulousains réalisaient une entame de match assez épatante, dans laquelle ils s'efforçaient d'imprégner un rythme d'enfer à la rencontre. Les charges de Picamoles et Steenkamp mettaient à mal la défense adverse, mais celle-ci, bien en place, concédait finalement peu de terrain. Deux offensives se terminaient par des en-avants, tant et si bien qu'après cinq minutes de dominations assez nette, le score restait nul et vierge.

A la 7ème, le bon comportement d'ensemble des Rouge et Noir finissaient par payer, et Flood, sur une pénalité lointaine, ouvrait le score. Toulouse tenait le bon bout, mais ne s'arrêtait pas en si bon chemin : par la suite, les locaux continuaient à appuyer sur l'accélérateur, et si une pénal'touche suivie d'un maul n'allait pas à dame, Flood, à la 12ème, doublait la mise.

 Tout se déroulait pour le mieux, mais il fallait rester vigilant. Oyonnax, d'ailleurs, scorait sur sa première incursion dans la moitié de terrain toulousaine et revenait au score. Puis, c'était au tour du Stade d'attaquer, avec encore une fois Picamoles dans le rôle du détonateur. Mais la séquence, fort, bien menée, se terminait par une passe mal assurée de Dusautoir à destination de Flood...

Peu à peu, au milieu de cette première période, l'USO, discret jusque là, mettait le nez à la fenêtre. Durant de longues minutes, le jeu se déroulait dans les 22 stadistes, mais à l'exception d'un drop manqué d'Urdapilleta, la défense n'était pas trop mise à mal.
Alors qu'on commençait à se faire un peu de souci, une fulgurance de McAlister allait changer pas mal de choses : le trois-quarts centre s'échappait, déséquilibrait l'arrière-garde de l'USO, et contraignait Cibray à commettre une faute grossière : il écopait d'un carton jaune, et Flood portait la marque à 9-3.

En supériorité numérique, on pensait en toute logique que les coéquipiers de Dusautoir allaient mettre à mal leurs adversaires. Mais c'est tout le contraire qui se produisait : bien aidé par une mêlée dominatrice, Oyonnax campait dans les cinq mètres toulousains, et à force de multiplier les charges, allait derrière la ligne. Les visiteurs viraient en tête à la pause, d'une courte tête.

Malheureusement, la seconde période débutait comme la première s'était terminée : toujours à quatorze, Oyonnax monopolisait le ballon et n'était même pas très loin d'inscrire son deuxième essai. Et si la défense tenait bon, M. Garcès donnait une pénalité à Urdapilleta, que l'international argentin passait sans trembler.

Par la suite, Tialata sortait sur blessure, mais cela ne changeait rien à la donne : dominés en mêlée, les Rouge et Noir concédaient une nouvelle pénalité, convertie par vous-savez-qui. Il y avait désormais 9-16, et c'est peu dire que la situation était inquiétante.
Mais ce n'était pas fini : McAlister, encore lui, faisait individuellement de grosses différences, et après une nouvelle percée du Néo-zélandais, le jeu partait au large où Nyanga était repris pour une poignée de centimètres.

Quelques secondes plus tard, Toulouse, après un bel effort en mêlée, récoltait une pénalité, et Flood faisait passer le score à 12-16. Puis, c'était au tour des Toulousains d'avoir le vent en poupe et de camper durablement dans les quarante mètres adverses. Et c'était encore une fois sur mêlée que le Stade récupérait une pénalité, réussie par Flood. Avec un seul point d'avance pour le club de l'Ain, les vingt dernières minutes s'annonçaient brûlantes.

Hélas, les hommes de Novès ne parvenaient pas à maintenir la cadence. Pire encore, l'USO récupérait une pénalité, et malgré la distance, Urdapilleta ne tremblait pas. Son équipe reprenait quatre points d'avance (15-19, 70ème). Mais le Stade a  du coeur, et allait le prouver : Baille, à la conclusion d'une interminable action, marquait en coin le premier essai des siens. Toulouse avait un point d'avance.

Les cinq dernières minutes n'allaient rien changer. Le Stade avait souffert mais, comme souvent cette saison, s'en sortait grâce à des vertus morales inébranlables. Maintenant, place à la demie.