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Yoann Huget : « Défendre nos couleurs »

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Ce barrage a été très serré. Qu'est-ce qui, selon toi, a fait la différence ?

Cela reflète toute la saison : ne jamais rien lâcher même quand nous étions en bas du classement. Cette force de caractère, c'est ce qui nous a motivés à aller chercher ce match. Quand nous étions distancés, nous nous sommes dits qu'il fallait tout tenter et se livrer corps et âme dans la bataille.

Cet essai marqué en bout de ligne par Cyril Baille en est peut-être le symbole. Vous avez remonté tout le terrain avec une vingtaine de phases de jeu.

Nous savions que nous étions dos au mur. Nous n'avions plus d'autre choix que de jouer. Nous les sentions un peu fébriles et nous savions qu'en leur imposant quelques temps de jeu, nous arriverions peut-être à l'en-but. Oyonnax est une équipe qui ne lâche rien, à l'image de leur saison. Ils sont allés arracher des victoires à Clermont, au Racing... Et ils nous ont mis en difficulté aujourd'hui.

Malgré la découverte des phases finales, Oyonnax n'a pas paru déstabilisé par l'enjeu du match.

A l'image de leur entraîneur, ces joueurs sont en confiance. C'est un beau groupe avec un très bon état d'esprit. Ils ont un peu subi en début de match mais nous n'avons pas su concrétiser nos actions. Derrière, ils sont venus dans notre camp, même à quatorze. Ils ont réussi à passer devant juste avant la pause et nous nous sommes dits que le vent était peut-être en train de tourner.

Que dirais-tu de l'entrée des jeunes Baille, Marchand et Aldegheri en première ligne ?

Nous avions déjà fait appel à eux contre le Stade Français à domicile. Nous savions que les Parisiens avaient un gros pack et nous ne savions pas à quelle sauce nous allions être mangés. Et ces mêmes jeunes avaient répondu présents, comme ils l'ont fait aujourd'hui. Nous sommes très fiers d'eux parce que le contexte n'a rien d'évident. Ils reflètent bien la formation du club et les Espoirs du Stade qui joueront leur finale demain. C'est porteur d'espoir pour l'avenir du Stade Toulousain.

Sur l'essai de Baille, Sébastien Bezy a réussi à mettre un bon rythme. Comment perçois-tu l'évolution de ce demi de mêlée ?

Il est en plein confiance, il joue à 100%. Dans ces conditions, il peut aller encore plus loin dans son jeu. Il a cette capacité à jouer très vite et sortir les ballons. C'est du régal quand on joue en avançant.

La demi-finale se jouera contre Clermont-Ferrand, samedi prochain à Bordeaux. A quel match peut-on s'attendre ?

Oyonnax s'est reposé une semaine et cela leur a fait le plus grand bien. C'est le cas de Clermont-Ferrand pour la semaine prochaine. De notre côté, après avoir joué contre l'UBB à quatorze, nous sortons d'un barrage difficile. Nous allons nous déplacer à Bordeaux avec beaucoup de méfiance mais nous n'avons pas grand chose à perdre. Nous serons dans la peau d'Oyonnax le week-end prochain : nous nous déplacerons avec nos copains. Nous ferons preuve de solidarité et nous ferons en sorte de nous appuyer sur nos points forts. Nous tenterons de nous accrocher un maximum devant l'ogre clermontois.

Tu désignes donc Clermont-Ferrand comme favori pour la demi-finale ?

Tout le monde veut choisir un favori avant chaque match. Aujourd'hui, au vu des résultats de l'ASM et des nôtres, il faut rappeler qu'ils nous ont gagné deux fois cette saison et qu'ils sont vice-champions d'Europe, il n'y a rien à redire. Je ne veux pas jouer au chat et à la souris : ce sera une demi-finale et sur ce genre de match tout peut se passer. Nous allons défendre nos couleurs et faire honneur à notre maillot.