Amical face à à Albi

Un Stade pas convaincant

A Albi (Stadium) - Albi bat Stade Toulousain 19 à 14 (mi-temps : 9-0)
temps beau et agréable ; belle pelouse ; 3000 spectateurs environ. 
Pour Albi : 1 essai de Bonnet (66) ; 4 pénalités de Peluchon (10, 23, 33, 50) ; 1 transformation de Rojas Alvarez (66).
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Mélé (45, 80) ; 2 transformations de Doussain (45) et Mélé (80).
Albi : Peluchon ; Mau, Naqiri, Taumoepeau, Bonnet ; (o) Rojas Alvarez, (m) Chateauraynaud ; Evrard, Faleafa, Calas ; Maisuradze, Barthe ; Hamadache, Ponnau, Curie.
Carton jaune : Curie (25), Hamadache (28)
Stade Toulousain : Ramos ; Kunatani, Fritz, Poitrenaud, Palisson ; (o) Doussain, (m) Mélé ; Gray, Galan, Leonardi ; Gaillard, lamboley ; Muller, Tolofua, Baille.
Carton jaune : Lamboley (28)
Sont entrés en jeu : Marchand, Kakovin, Aldegheri, Millo, Camara, David, Matanavou, Tialata, Steenkamp, Thevenot, Pirlet, Rauga, Ferrer, Poi, Bonneval. 

Le début de partie était assez confus de part et d'autre : les pertes de balle se succédaient dans les deux camps, et le jeu avait du mal à prendre de l'envergure. Les Toulousains étaient pourtant les premiers à se mettre en évidence : une belle action collective, marquée par une échappée de Kunatani et une percée de Galan, mettait à mal la défense adverse... avant qu'une perte de balle ne permette à Rojas Alvarez de traverser quasiment tout le terrain à lui seul. Heureusement, Fritz faisait parler sa vitesse pour rattraper in extremis le demi d'ouverture adverse.

Dans la foulée, les locaux ouvraient le score sur pénalité. Malgré un sursaut dans la foulée, les Rouge et Noir pêchaient toujours dans l'adresse : leurs offensives étaient annihilées par des en-avants, et le SCA restait devant au score. En mêlée, le pack stadiste était à la peine et concédait coup sur coup deux pénalités : la première permettait aux Tarnais d'occuper le terrain, et la seconde, tentée par Peluchon, passait de peu à côté.

Bien dans son match, Albi continuait de faire souffrir les Toulousains : une percée tonitruante d'Evrard faisait des dégâts, mais n'allait pas à dame en raison d'un enavant de Faleafa. Puis c'état au tour de Ramos de jouer les pompiers de service, en dégageant en catastrophe un ballon brûlant tapé à suivre. Quelques minutes plus tard, sur pénalité, Peluchon doublait la mise, et ce n'était que justice. On était même tenté de dire que le Stade s'en tirait à bon compte. 

Sur une mêlée, le pack albigeois se mettait à la faute et Curie écopait d'un carton jaune. Toulouse était en supériorité numérique, mais alors que les esprits s'échauffaient quelque peu, il ne parvenait pas à l'exploiter. La tension montait encore d'un cran, et Lamboley et Hamadache étaient à leur tour temporairement exclus ! On jouait depuis moins d'une demi-heure, et trois cartons avaient déjà été distribués. 
Le Stade restait à un de plus, mais continuait à subir. Un maul albigeois efficace progressait, et finalement écroulé. Peluchon, depuis quasiment la ligne médiane, ne trouvait pas la cible, mais il fallait admettre que seul le SCA se mettait en évidence jusqu'ici. 

Peu après la demi-heure de jeu, une énième faute toulousaine donnait à Peluchon l'occasion de creuser l'écart, et cette fois, le score passait à 9-0.
Si les joueurs de Mola choisissaient eux de ne pas tenter les pénalités (deux, largement tentables, étaient ainsi jouées à la main), cela ne payait pas, en raison d'un nouvel en-avant. 
Le score en restait là, et au moment où les deux équipes regagnaient les vestiaires, il fallait bien convenir que c'était un Stade extrêmement tristounet qui avait été vu au cours de ces quarante premières minutes.

En dépit d'un en-avant dès la réception du coup d'envoi, le Stade passait rapidement la vitesse supérieure. Après une touche dans les 22 adverses, Mélé prenait le trou, se débarrassait du dernier défenseur et aplatissait. Doussain transformait, et l'écart n'était plus que de deux points (7-9, 45ème). 
Mais les locaux, poussés par leur public, n'allaient pas tarder à réagir : les assauts dans les 22 stadistes se multipliaient, et si la défense toulousaine ne rompait pas, elle concédait in fine une pénalité, réussie par Peluchon. Le SCA se donnait de l'air (12-7, 50ème).

Par la suite, la possession était clairement en faveur des Albigeois. Ils multipliaient les temps de jeu, et seules des maladresses répétées les empêchaient de créer réellement le danger. Côté toulousain, en dépit de l'éclair matérialisé par l'essai de Mélé, on était retombé dans les travers de la première période : les rares ballons d'attaque n'étaient pas bien exploités ou bêtement perdus. 

A l'heure de jeu, les Rouge et Noir produisaient cependant un bel effort : Kunatani n'était pas loin d'aller derrière la ligne, les attaques se succédaient... Mais sur une mêlée à cinq mètres, le cuir était finalement rendu aux pensionnaires de Pro D2.
Et ce manque de réalisme allait être rapidement puni : Taumoepeau traversait tout le terrain et donnait dans un fauteuil à Bonnet, qui aplatissait. Il  avait désormais 19 à 7...

Plus grand-chose n'était à signaler par la suite : les coéquipiers de Lamboley ne parvenaient pas à porter le danger et Albi, presque en père peinard, gérait son avance et s'imposait on ne peut plus logiquement, en dépit d'un essai sur la sirène de Mélé (son deuxième personnel). Bref, si cette défaite ne portait pas à conséquence, il est évident que le staff aurait sans doute préféré voir un autre visage de la part de ses protégés.