Avant Stade-Racing 92

3 questions à Henry Chavancy

Avant Stade-Racing 92

Ceci est un court extrait de l'interview du trois-quarts centre du Racing 92Henry Chavancy. L'intégralité de l'entretien sera disponible dès jeudi dans votre programme de match digital de #STR92. 

A bientôt 29 ans, on imagine que tu as dû avoir quelques opportunités de porter un autre maillot. Cela aurait-il été possible, ou ta fidélité au Racing fait que tu ne t’es pas posé la question ?

A chaque fois que j’ai eu des opportunités, je me posais effectivement des questions, c’est normal. Mais j’ai en fait eu la chance d’être dans un club qui a continué sans cesse d’évoluer. J’ai commencé en Pro D2 pendant 2 ans, puis il y a eu la montée en Top 14. Le club se structurait petit à petit. J’ai vraiment grandi en même temps que le Racing. Je me suis toujours dit que le meilleur pour moi était de rester et de continuer à grandir. J’en suis très content et je n’ai jamais eu à le regretter.
Effectivement, le fait de pouvoir jouer dans mon club formateur a toujours fait partie intégrante de ma réflexion et c’est quelque chose qui m’a aussi toujours fait rester.

Sans revenir en détails sur un épisode dont on a sans doute trop parlé, on imagine que toi, 100% Ciel et Blanc, tu avais des raisons d’avoir un avis tranché sur la question de la fusion ?

C’est évidemment quelque chose qui m’a beaucoup affecté. Cela signifiait que le club du Racing en tant que tel allait disparaître. C’était inconcevable pour moi, même si je respecte les gens qui pensaient le contraire. Je ne leur en voulais pas du tout. Si j’avais été dans un club qui n’était pas mon club formateur et qu’il y avait ce même genre de projet, je n’aurais peut-être pas réagi de la même manière. Typiquement, si je jouais demain à Toulouse et que le Stade Toulousain voulait fusionner avec Blagnac, je ne monterais pas forcément des barricades pour l’empêcher.

Je conçois tout à fait que certaines personnes pouvaient trouver ça positif, à commencer par les Présidents. Je n’en veux à personne, mais je suis très heureux que ça ne se passe pas. Effectivement, si ça avait été le cas, cela m’aurait rendu très triste.

Tu avais déclaré après la victoire face à Clermont que vous aviez gagné la première de vos cinq finales. On imagine du coup que c’est avec des ambitions certaines que vous déplacerez au Stadium ?

Au vu de notre classement et du retard qu’on a pris, on va évidemment se déplacer au Stadium avec des ambitions ! Mais aussi avec beaucoup de respect pour cette équipe de Toulouse qui traverse également une saison, un peu à notre image, compliquée. On est un peu « frère de parcours » dans le sens où on a une saison difficile. On sait très bien que sur les matchs importants, on sait répondre présents, et je pense que vous aussi. Vous avez un effectif très prestigieux, avec des qualités à chaque poste. Je pense que nous aussi, donc ça va être un bel affrontement ! On aura la malchance de se déplacer et ce sera très difficile, mais on aura évidemment l’ambition de gagner ce match malgré la difficulté attendue.