Interview

Les souvenirs stadistes de William Servat

Interview

Ceci est un court extrait de l'interview de William Servat. L'intégralité de l'entretien est à découvrir dès maintenant dans votre Mag digital consacré à Stade Toulousain-Racing 92 

Le vestiaire toulousain était réputé pour compter de grosses personnalités à l’époque. A-t-il été difficile d’y trouver ta place ?

Ce n’était pas facile, notamment quand tu arrives en Cadets, au milieu de joueurs qui sont restés très longtemps ensemble et qui ont déjà gagné beaucoup de choses, même si ce ne sont que des titres de Minimes ou de Cadets 1ère année… Ils avaient déjà du vécu en tant que groupe. Je me posais beaucoup de questions en arrivant et je n’étais pas forcément le plus à l’aise. Finalement ça s’est fait, j’ai trouvé des copains qui sont toujours aujourd’hui des copains de vie et c’est quelque chose de génial.

Après j’ai des souvenirs de mes premiers pas dans le vestiaire de l’équipe première, où j’arrivais avec Jean Bouilhou. C’est vrai que le « vieux » Lacroix ou d’autres nous viraient régulièrement les affaires du vestiaire ! (sourires)

C’étaient les premiers moments et c’était toujours bon enfant. Ce sont réellement des souvenirs extraordinaires. Je me souviens également que le stade Ernest-Wallon n’était pas celui d’aujourd’hui, il n’y avait pas de tribunes sur les côtés. C’était une autre époque, à tous points de vue: par exemple, Hugues Miorin, que l’on badait à l’époque, était arrivé pour le footing du lundi avec ses deux Saint-Bernard, qui étaient venus trottiner avec nous. C’était très familial et ce sont vraiment de merveilleux souvenirs.

D’où vient ce fameux surnom de « La Bûche » ? 

Quand je suis arrivé ici en Cadets, mes copains étaient de la ville, moi j’arrivais de la campagne… Je n’étais peut-être pas aussi technique qu’eux, mais j’essayais de me battre pour arracher les ballons. Comme je réussissais pas mal cet exercice, et que j’avais de la force dans les bras, Fabrice Martinez et Paul Guffroy m’ont surnommé le bûcheron. « La Bûche » était née !

Quel est pour toi le plus grand joueur avec lequel tu as évolué au Stade ?

Encore une fois, il existe beaucoup de registres différents, mais je pense qu’un joueur comme Thierry Dusautoir, fait partie des meilleurs, même si c’est difficile d’en parler car c’est vraiment un ami. C’est le mec qui n’est pas forcément là pour faire des grands discours ou essayer d’attirer les projecteurs, mais dans sa manière d’être, d’agir et dans son comportement, c’est un vrai leader.
Ce n’est pas un mec qui parle juste pour montrer qu’il existe. C’est un mec qui est là pour que les choses avancent. On a eu la chance de vivre la Coupe du Monde 2011 ensemble, et pleins de saisons avec le club. On se promettait souvent des choses, surtout après quelques soirées ! (sourires) De manière générale, les choses qu’on se disait, on y revenait pas dessus.

Cinq Boucliers et trois H Cup, ce sont également huit soirées à fêter les titres. Laquelle a été la plus mémorable ?

Toutes ont été extraordinaires, mais en 2001, avec les anciens, on a fait des soirées d’après-finale qui étaient tout simplement monumentales.

On a fait des soirées pendant je ne sais pas combien de temps, c’était monstrueux ! Et ensuite 2008, car c’est nous qui avions pris les choses en main et c’était le sentiment que ce titre nous appartenait beaucoup plus.