Interview

Les souvenirs stadistes de Yannick Bru

Interview

Ceci est un court extrait de l'interview de Yannick Bru. L'intégralité de l'entretien est à découvrir dès maintenant dans votre Mag digital consacré à Stade Toulousain-Aviron Bayonnais 

En tant que joueur, tu as remporté quatre titres majeurs avec le Stade : 2 Boucliers et 2 Coupes d’Europe. Lequel reste spécial à tes yeux ?

C’est évidemment, à l’image de beaucoup de joueurs, le premier Brennus qui me reste en tête. J’étais revenu au Stade Toulousain pour ça, après deux années à Colomiers.
Je suis à nouveau Stadiste lors de cette saison 1998-1999 et on gagne directement un trophée, avec en plus Daniel Santamans en entraîneur, qui était déjà mon coach chez les Juniors au Stade. Il y avait beaucoup d’affect dans la conquête de ce premier Brennus. C’est incontestablement celui-là que je place devant les autres.

Le vestiaire toulousain était réputé pour compter de grosses personnalités à l’époque. A-t-il été difficile d’y trouver ta place ?

La première année au Stade Toulousain est toujours un petit peu délicate : la manière de travailler, en tout cas à l’époque, était réellement différente, avec un gros travail consacré à la préparation physique. L’acclimatation est toujours difficile sur un plan rugbystique. J’étais arrivé sur la pointe des pieds, pour prendre le relais d’un monument qui était Patrick Soula, pour qui j’avais et j’ai toujours un immense respect. Patrick m’a pris sous son aile et m’a beaucoup aidé lors de mon intégration, car il avait en lui cette envie de transmettre qui était un petit peu le dénominateur commun au Stade Toulousain. Nous étions locataires du maillot pendant un moment et après, il fallait transmettre du mieux possible et assurer la succession.
Ensuite, de manière naturelle, avec le temps, j’ai trouvé ma place dans le vestiaire.

Quel est pour toi le plus grand joueur avec lequel tu as évolué au Stade ?

Honnêtement, le joueur qui m’a le plus marqué au Stade Toulousain, lors de son arrivée en 2007, c’est Byron Kelleher. C’est peut-être parce que j’étais un très jeune entraîneur. Je parle bien de la 1ère année, car ensuite, le diable qu’il avait en lui est ressorti progressivement. C’était un tel joueur, avec un tel talent... Il a eu un impact énorme sur l’équipe, avec une puissance qui nous a vraiment tous marqués à cette époque-là. C’est dommage que Byron n’ait malheureusement pas fait que des bonnes choses par la suite.

En tant que joueur, en tant que talonneur plus particulièrement, j’ai été impressionné par le potentiel qu’avait William Servat. C’était un jeune joueur quand j’ai terminé ma propre carrière. Sur la fin, j’ai été son remplaçant au Stade Toulousain mais également avec le XV de France. J’ai très vite décelé chez lui un potentiel de vitesse et de puissance qui était surnaturel. Je disais souvent à William que s’il s’était entraîné comme moi j’étais obligé de m’entraîner, il aurait eu beaucoup plus de sélections en équipe de France.

Au Stade, quel était le joueur le plus drôle dans le vestiaire ?

J’ai eu ma première sélection en équipe de France en même temps que Frédéric Michalak et Clément Poitrenaud, sauf que moi j’avais 28 ans et eux 19 ! (sourires)

Les plus déconneurs qu’on avait dans l’équipe sur ma fin de carrière, c’étaient eux. Il y avait également des guerres fratricides entre Fred, Xavier Garbajosa et les avants… C’étaient des moments où ils mettaient beaucoup d’ambiance dans les vestiaires. Il y a eu pas mal d’anecdotes très drôles !