Saison 2017-2018

T. Ramos : "Une bonne ambiance de travail"

Saison 2017-2018

Tu as disputé 24 rencontres avec Colomiers la saison dernière. Que retiens-tu de cette expérience en Pro D2 ?

Enormément de positif, comme j’ai pu le dire tout au long de l’année. Le fait d’avoir autant joué, d’avoir enchaîné les matchs, m’a permis de prendre confiance en moi. Cela me montre ce qu’est le rugby de haut niveau. Avant de partir, je jouais en Espoirs avec le Stade Toulousain et le niveau est quand même inférieur à celui de Pro D2.

Cette année à Colomiers restera une superbe année pour moi. J’ai beaucoup appris et j’ai beaucoup progressé sur des points où je me sentais perfectible, et où il faudra que je progresse encore dans les années à venir.

Fort de cette expérience, te considères-tu aujourd’hui comme un joueur différent, par rapport à celui que tu étais il y a un an ?

Oui je pense être aujourd’hui un joueur différent. Cette expérience m’a fait énormément de bien, ne serait-ce que dans la tête, par le fait de jouer et d’être vraiment intégré dans un effectif pro. C’était déjà le cas au Stade, où je côtoyais les joueurs tout au long de la semaine, mais je redescendais tous les jeudis avec les Espoirs… Encore une fois, cette expérience m’a fait grandir. Même si le niveau est encore au-dessus en Top 14, le fait de prendre des chandelles sous pression pour un arrière, d’être le dernier défenseur… Ce sont pleins de petits détails qui font que nous sommes utiles à notre poste. Sur ma saison à Colomiers, j’ai été confronté à ces cas de figure chaque week-end, et j’ai à chaque fois tenté de faire mon maximum.

Tu as terminé meilleur réalisateur du championnat de Pro D2 en 2016-2017. Le rôle de buteur est parfois délicat à gérer. Comment as-tu vécu cette pression ?

Personnellement, je suis évidemment content de cette statistique, mais je le suis également pour Colomiers. Cela récompense aussi le travail qui a été fait par l’équipe, grâce à l’investissement des joueurs. On ne m’a pas mis de pression par rapport à ça. Immédiatement, dès le premier match amical, le staff donné les « clefs du camion » pour le jeu au pied. J’ai commencé à prendre confiance en moi au fur et à mesure des matchs. En milieu d’année, j’ai eu une petite période de doutes où j’ai un peu moins bien buté qu’en début de saison, mais le fait de ne pas m’être mis trop de pression m’a permis de repartir comme lors des premières rencontres.

Je m’entraînais moins à buter à Colomiers qu’au Stade Toulousain, mais le fait d’être tous les week-ends en condition me permettait de mesurer la bonne pression, la pression du match. C’est aussi ça qui fait avancer. Il y a des matchs qui étaient beaucoup plus serrés qu’avec les Espoirs… Chaque pénalité ou transformation, sur des gros matchs de Pro D2, étaient importantes.

Comment s’est passée cette première semaine d’entraînement avec tes « nouveaux » coéquipiers ?

La reprise se passe très bien. Il y a une bonne ambiance de travail. Tout le monde se donne à fond. Il y a une nouvelle prépa en place et pour l’instant ça plaît à tout le monde. On est concentrés dans ce que l’on fait.

Vous êtes actuellement en pleine période de préparation physique. Ce n’est certainement pas la période que les joueurs préfèrent. Comment l’appréhendes-tu ?

L’année dernière, je pense avoir pris un peu de « caisse » car on courait beaucoup en prépa physique à Colomiers. Je pense que ça m’a fait énormément de bien. Je suis arrivé ici avec un peu d’appréhension pour les premiers tests physiques ou les premières séances, mais comme je le dis, tout le monde se donne à fond, et moi aussi. J’essaie chaque jour de faire de mon mieux.