Interview

D. Roumieu : "Comme un gamin de 20 ans !"

Interview

Comment es-tu arrivé au Stade Toulousain ?

Tout s’est fait très vite. J’avais pourtant fait un démenti selon lequel je ne voulais plus jouer au rugby… Je ne pensais jamais que le Stade Toulousain m’appellerait ! Le Stade Toulousain reste le Stade Toulousain, ça reste un rêve de gosse. C’est un des plus grands clubs d’Europe, l’un des plus titrés avec de grands joueurs. Je n’ai pas mis longtemps à réfléchir, surtout qu’Ugo m’a contacté vendredi soir et que samedi soir tout était ficelé avec les coachs et le Président.

Je suis très heureux. C’est une petite rentrée des classes ce matin, si ce n'est que pour moi, ce n’est que du bonus. Je n’ai plus rien à prouver, je viens sans pression, je viens pour aider le club et l’équipe. Je crois qu’encore une fois, avec l’année dernière, je suis encore le plus vieux de l’équipe ! (sourires)
C’est vraiment du bonheur. J’ai été très bien accueilli ce matin. Je connais la plupart des joueurs de l’effectif. Je les ai déjà croisés. Il y a beaucoup de jeunes en revanche que je ne connais pas encore, que j’ai uniquement vu à la télévision.

Tu n’as donc même pas hésité ?

C’est ça ! J’avais un projet de reconversion qui est finalement reporté au mois de mars. Je tournais un peu sur moi-même, je m’entraînais car je n’ai pas coupé depuis la demi-finale avec le BO. Je remercie encore le Biarritz Olympique car si je n’avais pas fait la saison que j’ai faite avec eux l’année dernière, peut-être que le Stade Toulousain ne m’aurait pas contacté.

C’est vraiment un grand bonheur. Je viens d’abord pour 3 mois, et si on peut gagner tous les matchs pendant cette période, ce sera le top ! 

Connaissais-tu Ugo Mola pour qu’il t’appelle dès vendredi soir, à l’issue du match amical face au Racing 92 ?

Oui ! JNous nous sommes connus à Castres, J'ai croisé William Servat sur les terrains, Pierre-Henry Broncan, j’ai joué avec lui à Montauban… Je n’ai pas coupé, je suis un vrai besogneux. Je suis un peu à l'image d'un Yannick Bru, je me suis fabriqué.

Tu termines en novembre, ou te laisses-tu une porte ouverte ?

Déjà on va faire jusqu’à novembre. Je vais certainement à Oyonnax ce week-end, c’est un gros morceau du championnat. On va prendre les matchs les uns après les autres.
Il ne faut jamais dire jamais. On va se contenter de ce qui arrive, le manger à pleine bouche car comme je le dis, être là, c’est extraordinaire ! C’est génial ! Je vais avoir 36 ans, mais dans ma tête ce matin, j’étais excité comme un gamin de 20 ans !

Comment s’est passée ton intégration ce matin ?

J’en connaissais certains ! Il y a Yoann Huget avec qui j’ai joué à Bayonne, Max Médard, Yann David… Je les ai tous croisés ! Il y a aussi Flo Fritz, avec qui on s’est souvent accroché sur le terrain d’ailleurs ! (sourires)

Ils savent tous comment je suis, et je n’avais pas de doute avant d’arriver ce matin, je savais qu’ils allaient tous bien m’accueillir. Je suis très heureux. Mais attention, pour les mauvaises langues notamment, je ne suis pas venu ici en vacances ou en préretraite.
Je vais porter l’écusson du Stade Toulousain et je vais vraiment montrer que je vais tout donner pour gagner le maximum de match et me régaler !

Est-ce qu’à "ton grand âge", on apprend encore d’un garçon comme William Servat par exemple ?

Bien sûr ! William a été la référence pendant des années. On est un peu de la même génération, je crois qu’il est seulement un peu plus vieux.
Il a été le numéro 1, même mondial. On apprend toujours. On peut avoir 36-37 ans, on continue d’apprendre. J’arrive ici sur la pointe des pieds car il y a de très grands joueurs.
J’ai fait ma carrière, je n’ai plus rien à prouver, mais à côté de ça je veux continuer d’apprendre de ces gens-là et de ce club. Quand je vois les infrastructures… On a vraiment de la chance d’être dans des clubs comme ça.

Que représente pour toi le Stade Toulousain ?

Toulouse est une équipe que je suis depuis gamin. J’ai connu le grand Toulouse qui a gagné de nombreux titres. Ca a été plus compliqué depuis quelques saisons, mais je crois que c’est le cas dans plusieurs clubs. Il y a eu une restructuration cette année, il y eu beaucoup de changements, mais on voit que ça reste un grand club, avec beaucoup de grands joueurs. Je ne vois pas comment et pourquoi ils ne seraient pas dans le dernier carré cette saison. C’était un faux-pas la saison dernière, mais c’est bien… Comme ça tout le monde est revanchard, tout le monde s’est remis au diapason et tout le monde à les crocs ! Cette année, ça va être un grand Stade Toulousain, en tout cas je l'espère.