Interview

Les souvenirs stadistes de Clément Poitrenaud

Interview

Ceci est un court extrait de l'interview de Clément Poitrenaud. L'intégralité de l'entretien est à découvrir cette semaine dans votre Mag Digital consacré à Stade Toulousain-Section Paloise 

Tu as gagné sept titres majeurs avec le Stade : 4 Boucliers et 3 H Cup. Le premier a-t-il, comme on le dit souvent, une saveur particulière ?

Quand on me demande quel titre m’a le plus marqué, c’est souvent le premier qui revient sur le tapis, tout simplement parce que j’étais jeune, insouciant, j’étais avec mes potes. Je jouais avec d’anciennes gloires toulousaines que j’avais l’habitude de regarder à la télévision, depuis les tribunes ou de même de croiser quand je venais m’entraîner. C’était donc assez particulier et mémorable.         

En jouant aussi longtemps au Stade, tu as connu plusieurs générations différentes. Quelle est selon toi l’équipe la plus forte, ou la plus complète, avec laquelle tu as joué ? 

Peut-être en 2011, quand on bat Montpellier en finale du championnat. Je jouais au centre, il y avait Cédric Heymans à l’arrière, il y avait Vincent (Clerc), Maxime (Médard), Rupeni Caucaunibuca… Il y avait encore Yannick Jauzion, Florian Fritz était au top, il y avait aussi David Skrela, Jean-Marc (Doussain) qui arrivait. Patricio Albacete et Thierry Dusautoir étaient au top, Census (Johnston), Byron (Kelleher)… On avait quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète dans notre groupe. Je pense que c’est l’équipe la plus complète avec laquelle j’ai pu jouer. Dans ma génération, on arrivait tous à maturité, on avait entre 27 et 30 ans, on était encore en pleine forme, avec de l’expérience. C’était le point d’orgue de notre génération. D’ailleurs, on a été champions d’Europe en 2010, champions de France en 2011 et en 2012. Cela s’est vu dans les résultats.

Quatre Boucliers et trois H Cup, ce sont également sept soirées à fêter les titres. Laquelle a été la plus mémorable ? 

La plus longue et la plus dure physiquement, c’était la première, avec tous les anciens, qui étaient quand même très entraînés à fêter les titres. Cela a donc été très long, très intense, cela a commencé le samedi soir et cela avait duré plus d’une semaine, jusqu’au lundi. Il y avait aussi plus de vacances, les conditions étaient un peu différentes.
Aujourd’hui, tu as à peine un mois de vacances, les internationaux s’en vont en tournée... Tu fêtes le titre mais cela dure un peu moins longtemps. On était restés jusqu’au vendredi à Toulouse, puis on était partis à Biarritz jusqu’au lundi. Tout cela avec le Bouclier… Moi j’étais le plus jeune, je devais donc tout le temps porter le Bouclier et c’était assez lourd et assez épuisant. Et puis, j’ai eu la « chance » de ne pas partir en tournée car je m’étais blessé à l’épaule le jour de la finale. Nico (Jeanjean) était en tournée avec l’équipe de France et Fred (Michalak) était en Coupe du Monde avec les internationaux -21. Moi, j’étais resté et j’avais tout fait de A à Z. Je vivais encore chez mes parents et le mardi, je m’étais endormi dans un café. Didier Lacroix m’avait chargé dans la voiture et m’avait jeté sur le paillasson de la maison de mes parents. Il avait ensuite sonné et était parti en courant.