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Le bilan des Parisiens

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Après de multiples changements structurels à l’intersaison marqués notamment par l’arrivée du président Hans-Peter Wild, le Stade français a débuté sa saison par une défaite à domicile face à Lyon (16-25). Ce premier match a néanmoins démontré la volonté des Soldats roses de produire du jeu, même si les départs de certains joueurs adeptes de la philosophie de jeu en mouvement, tel que Julien Dupuy, n’ont pas encore été totalement compensés. A l’issue de ce premier revers en championnat, le capitaine Sergio Parisse affichait un désir de rassembler les siens :

« Je sais qu’il pourrait y avoir une tendance à développer des comportements négatifs par ceux qui n’ont pas l’habitude de gérer une telle pression », confiait le numéro 8 italien. « Mais nous sommes une nouvelle équipe, entraînée par un nouveau staff, et dirigée par un nouveau président. C’est comme un nouveau club. Il faut travailler, positiver, et ne pas se focaliser uniquement sur ce qui n’a pas fonctionné. »

Après cette déconvenue, la rencontre suivante à domicile face à La Rochelle était surveillée de près, afin de savoir si le projet de reconstruction annoncé par le club allait prendre forme. Contre la révélation de la saison passée, les Parisiens se sont à nouveau montrés fidèles à leur promesse de jeu de mouvement, si chère au nouveau manager sportif Greg Cooper.

Les Parisiens ont alors signé un succès convaincant (35-24), avec cinq essais marqués et de nombreuses belles performances individuelles dans les rangs du club de la capitale. En effet, Sergio Parisse s’est montré omniprésent ballon en mains tandis que l’ouvreur Jules Plisson était juste dans son jeu d’occupation, le centre Jonathan Danty faisait quant à lui preuve d’une puissance de feu pour déstabiliser la défense rochelaise. Le Stade français a alors réalisé un véritable sursaut d’orgueil en se montrant également particulièrement efficace en conquête.

Malgré cette performance séduisante, les Soldats roses ne sont pas parvenus à ramener le bonus offensif, la faute à deux essais encaissés, ce que n’a pas manqué de souligner l’entraîneur des avants parisiens Olivier Azam :

« Quand tu mènes cinq essais à un à vingt minutes de la fin, tu dois être capable de ramener le point de bonus offensif, confiait-il à l’issue de la rencontre. C’est donc un regret, oui. Et je n’oublie pas que l’an passé, il n’a manqué qu’un point au Stade français pour se hisser dans le Top 6 du championnat… »

Si une confirmation était attendue le week-end suivant, le Stade français a chuté lors du déplacement sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles pour le compte de la 3ème journée (30-10). Au moment d’aborder cette rencontre, les Parisiens se sont retrouvés particulièrement affaiblis par les forfaits de joueurs-clés de l’effectif, tels que Djibril Camara, Jules Plisson, Jonathan Danty mais surtout le capitaine Sergio Parisse, contraint à renoncer dix minutes avant le coup d’envoi. Des absences qui se sont montrés préjudiciables.

Hormis lors de leur unique essai inscrit par Clément Daguin à la 65ème minute suite à une belle relance, les Parisiens ne sont pas parvenus à retrouver le dynamisme et la maîtrise qui leur avaient permis de venir à bout du Stade rochelais. Si la mêlée des Soldats roses était dominatrice en tout début de match, le carton jaune récolté par le pilier Paul Alo-Emile a marqué un tournant pour la suite de la partie. Le manager sportif Greg Cooper se montrait réaliste sur la physionomie de la rencontre :

« Nous avons été battus en termes d’agressivité, par une équipe de Bordeaux qui avait plus faim que nous », avouait-il. « Ils étaient meilleurs à l’impact. Notre défaite ne s’est pas jouée sur tel ou tel point tactique. Toute une série de points forts notés contre La Rochelle sont devenus des points faibles. Les absences, non, je ne vais pas me cacher derrière les blessures des uns et des autres ». 

Après cette fausse note, la réaction des joueurs du Stade français est attendue lors du Classico de samedi prochain à Ernest-Wallon.