Interview

Les souvenirs stadistes de Daan Human

Interview

Ceci est un court extrait de l'interview de Daan Human. L'intégralité de l'entretien est à découvrir dès maintenant dans votre Mag digital consacré à Stade Toulousain-Stade Français Paris 

Tu as gagné cinq titres majeurs avec le Stade : 3 Boucliers et 2 H Cup. Le premier a-t-il, comme on le dit souvent, une saveur particulière ?

Oui, je m’en rappelle très bien. C’était une finale de H Cup face au Stade Français, en 2005 à Edimbourg. Je me souviens que cette rencontre avait duré 100 minutes, car il y avait eu des prolongations. Cela reste un très bon souvenir, même si cela a été en même temps très difficile. On a eu un peu plus de chance que le Stade Français sur ce coup-là. En revanche, après ce titre, nous perdons la demi-finale de championnat face à cette même équipe parisienne. Ce sont deux sentiments différents, pas évidents à gérer.

Au Stade Toulousain, il y a aujourd’hui quelques sud-africains (Mienie, Kolbe, Van Dyk,…). Les connais-tu et peux-tu nous donner ton avis sur ces joueurs ?

Je les connais bien, car j’étais leur entraîneur ici avec les Cheetahs. Je suis aujourd’hui consultant de ce club sur les deux compétitions qu’il dispute : la Guinness Pro 14 et la Currie Cup. Maks Van Dyk et Daniel Mienie ont joué ici, ce sont deux garçons que j’apprécie beaucoup. Je pense qu’ils ont les bonnes qualités. Maks n’a pas beaucoup joué la saison dernière, car ça prend pas mal de temps d’intégrer la façon dont on travaille en France, notamment en mêlée. C’est complétement différent de ce que l’on fait en Afrique du Sud.

En ce qui concerne Cheslin Kolbe, on s’est déjà vu à plusieurs reprises, notamment la saison dernière quand nous avons réalisé un stage avec les Stormers ou quand nous les avons affrontés en Super Rugby. Il était venu me voir. Cheslin est un très bon joueur. Il va certainement rester longtemps ! C’est l’un des meilleurs recrutements que le Stade Toulousain ait fait cette année. Ce n’est pas un joueur très costaud mais c’est un mec très professionnel ! Il fait son boulot, il fait ce qu’on lui demande de faire. C’est un très bon joueur. Je ne comprends d’ailleurs pas comment il n’a pas joué avec les Springboks.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

William Servat, sans hésiter ! Sur et certain. Dans son jeu, dans sa conquête… J’ai joué plus de 200 matchs à côté de lui, je peux donc dire que je le connais bien. Je sais qu’il était capable de « dépoutrailler » n’importe qui en face de lui ! Vous comprenez ce mot ? Mon vocabulaire français revient petit à petit ! (sourires)
C'est évident que je préférais l'avoir avec plutôt que contre moi... 

Fabien Pelous était également proche de moi sur le terrain, derrière, mais vous pourrez lui dire que c’est dommage qu’il n’ait pas poussé lors de chaque mêlée ! (sourires)
Je plaisante, évidemment, car lui aussi était un immense joueur. 

Trois Boucliers et deux H Cup, ce sont également cinq soirées à fêter les titres. Laquelle a été la plus mémorable ?

Le premier titre était pas mal ! Nos familles et nos amis étaient présents. Guy Novès m’avait rassuré en me disant qu’il n’y avait pas de soucis… Le staff a réussi à faire venir mes deux frères avec lesquels je suis très proche. Cette soirée-là restera mémorable. On est arrivé à 2h du matin à Toulouse et on a ensuite terminé la nuit très tard…