Avant Brive-Stade

F. Fritz : "Basculer du bon côté"

On sait très bien que cette équipe de Brive est difficile à manœuvrer, aussi bien à domicile qu’à l’extérieur d’ailleurs. Qu’en penses-tu ?

C’est vrai qu’on a souvent rencontré des difficultés face à cette équipe. Cette année, sur le début du championnat, ils sont peut-être un peu en difficulté mais ce n’est que le début. A mon avis, on va quand même être bien reçu là-bas ce week-end… 

Es-tu justement surpris par ce début poussif du CA Brive ?

Un petit peu car c’est un effectif où il y a quand même beaucoup de qualité. Ils ont perdu quelques joueurs cadres. Ca peut peut-être expliquer leur début de saison un peu difficile, mais franchement, vu leur effectif, je ne me fais pas trop de soucis les concernant. 

Comment analyses-tu le début de saison du Stade Toulousain ?  

Franchement il est plutôt bon. Même si on a perdu à l’extérieur et qu’on a fait un match nul, on a su à chaque fois ramener des points. A la maison, on a fait un match plus qu’abouti face au Stade Français. On a également fait une très bonne première mi-temps contre Pau. On peut dire que c’est un bon début de saison. 

Ce match face à Brive, est-ce l’occasion de basculer vraiment du bon côté en cas de victoire ?

Oui c’est vrai que si on arrive à faire quelque chose à Brive ça pourrait nous faire basculer du bon côté. Après on sait que le championnat sera très serré et que dès ce week-end ce sera compliqué d’aller faire quelque chose à Brive, en sachant qu’ils ont besoin de résultat. 

Il y a beaucoup de changements au Stade à l’intersaison, que ce soit au niveau de la direction ou même des joueurs. Est-ce que tu sens qu’il y a un vent de fraîcheur qui était finalement nécessaire ?

C’est vrai. Tout le monde voit de l’extérieur qu’il y a beaucoup de nouveaux joueurs. Vous l’avez dit, il y a également eu du changement au niveau des dirigeants. Obligatoirement, ça amène un nouveau fonctionnement et de la fraîcheur pour tout le monde. C’est évident. Dans n’importe quel groupe, ou je dirais même dans n’importe quelle entreprise, quand on a tendance à garder les mêmes personnes depuis longtemps et qu’on voit au bout d’un moment que ça ne fonctionne plus très bien, le changement s’impose et je crois que c’est ce qu’il a été fait. On voit que ça amène quand même beaucoup de positif pour le moment. 

Les recrues ont elles apporté un nouvel élan ?

Oui, il y a le recrutement, mais il y a également de jeunes joueurs qui étaient déjà au Stade ces dernières années et qui intègrent le groupe cette saison. C’est vrai qu’il y a pas mal de nouvelles têtes et forcément ça amène un plus et beaucoup de fraicheur à tout le groupe. 

On se souvient d’une conférence de presse la saison dernière où tu étais très marqué. As-tu retrouvé de l’envie ?

Je l’ai déjà dit. La saison dernière a été compliquée pour tout le monde. On sortait d’un non-match face au Munster, on ne s’envoyait pas spécialement sur le terrain… C’était une saison hyper compliquée. Après, comme on le dit depuis tout à l’heure, le fait d’avoir de nouvelles têtes, pas mal de changements, ça profite à tout le monde et à moi également ! 

A cette période-là, tu avais également annoncé que cette saison serait certainement ta dernière en tant que joueur. Vois-tu toujours les choses de la même manière ?

Très certainement. Au niveau de l’envie je ne sais pas. C’est vrai que le contexte de la saison dernière, a précipité encore un peu plus les choses. Pour l’instant je reste quand même sur cette position, mais la saison est longue… 

Peux-tu nous dire un mot sur Antoine Dupont qui est un peu le catalyseur de ce nouveau Stade Toulousain ? Est-ce qu’il t’épate ?

Il a fait un match ! (sourires)
Après on le connaît depuis l’année dernière. Il a des qualités physiques assez exceptionnelles. Il a cette faculté à porter le ballon, à avancer, à mettre l’équipe dans le sens de la marche. Ce sont des qualités physiques indéniables.

En plus, il est encore très jeune. Je pense qu’il a encore une très grosse marge de progression et en tout cas je lui souhaite le meilleur pour lui et surtout pour nous. 

Un mot sur Thomas Ramos ?

Je le connaissais déjà avant. Dire que la saison qu’il a faite l’année dernière m’a surpris, oui car il a vraiment été très bon. Pour ma part, c’est toujours un joueur que j’ai beaucoup aimé, même à l’époque où il évoluait en Espoir au Stade. Le début de saison qu’il fait avec nous cette année confirme ses qualités.

La case Pro D2 lui a fait du bien ?

On dirait ! Vu les matchs qu’il a fait depuis le début de saison, c’est vrai qu’il a pu enchaîner des matchs de haut-niveau, tous les week-ends. Il a fait une vraie belle saison l’année dernière et ça lui a certainement été bénéfique pour rebondir cette année en première division.

On parle beaucoup de la santé des joueurs ces derniers temps. Vois-tu un réel changement depuis quelques années ?

Depuis 4 ou 5 ans, tout cela a pris une certaine ampleur. C’est vrai que c’est très bien de tout faire et de tout mettre en place pour protéger les joueurs. Il y a quelques années, je dirai qu’il y avait quasiment aucune protection, et là, pour moi, on est peut être en train de tomber un peu dans l’extrême à trop vouloir protéger. C’est peut-être mieux de trop protéger que pas du tout, mais il ne faut pas tomber dans l’excès de la surprotection. 

Penses-tu que c’est plutôt positif d’avoir proposer un temps de récupération après une commotion, c’est bénéfique ?

Bien sûr. Après, ce qui est très bien, c’est que nous avons affaire à des spécialistes, à des neurologues, qui eux, la semaine qui suit la commotion, sont capables de dire si nous sommes capables ou non de reprendre. C’est vraiment le top. C’est ce qui n’était pas fait les années précédentes par exemple. C’est la plus grosse évolution.

On est en train de sensibiliser pas mal de monde dans le staff des clubs. Il y a beaucoup d’intervenants extérieurs. L’arbitre, les médecins de club, ne peuvent pas tout voir. J’ai l’impression que maintenant on va nous sortir un peu pour un oui ou pour un non. C’est mon sentiment.
Il y a un âge pour tout, quand on voit les impacts, les chocs, la vitesse… Je ne suis plus tout jeune, on met plus de temps pour récupérer. C’est certain que ça devient plus compliqué.

Te sens-tu dans la peau d’un titulaire cette saison ?

Pour l’instant on ne peut pas dire ça. Il y a Yann David et Jarrod Poï qui ont fait de grosses performances en ce début de saison. Sur le début de saison, on ne peut pas vraiment dire que je sois dans la peau d’un titulaire.
Evidemment que j’ai envie de me battre, sinon je reste chez moi et je ne viens plus m’entraîner. Après, l’effectif tourne, on a chacun l’opportunité de jouer et de donner le meilleur quand on a la chance de pouvoir le faire. Après les choix, ce n’est pas nous qui les faisons.

Au Stade, on a toujours connu cette concurrence. Il y a toujours beaucoup de joueurs, un effectif de qualité à tous les postes. Maintenant, je pense que c’est la même chose dans tous les clubs. Je n’en connais pas beaucoup sans concurrence.