Avant Stade-Agen

3 questions à Philippe Sella

Avant Stade-Agen

Ceci est un court extrait de l'interview directeur sportif du SU Agen, Philippe Sella. L'intégralité de l'entretien sera disponible prochainement dans votre programme de match digital de #STSUA.

Vous êtes aujourd’hui le directeur sportif du SU Agen. Quel est votre rôle exact au quotidien ?

J’ai un rôle qui vient en complément de celui des coachs et du manager sportif, en l’occurrence l’accompagnement de l’équipe durant la saison, dans son environnement, sur des domaines qui peuvent être sportifs ou extra-sportifs. Plus simplement, je m’occupe des ressources humaines de l’équipe sportive.
Je suis également en charge du budget, de l’organisation des stages et des déplacements sur l’ensemble de la saison.

Au-delà de ça, et par voie de conséquence suite à ma carrière, je suis ambassadeur du club. Il y a des relations publiques, des actions qui sont menées avec les différents partenaires, auxquelles je participe.  
Mon rôle est très varié, c’est pour cela que j’aime dire que je suis un « généraliste ».

Quel bilan provisoire pouvez-vous faire aujourd’hui ?

A l’intersaison, on a rapidement organisé des team-building afin que les joueurs apprennent à se connaître, notamment autour d’activités annexes. Ça a vraisemblablement porté ses fruits. Nous sommes plutôt satisfaits de ce début de saison, pas suffisamment car il manque quelques points, mais il y a une équipe avec un bon état d’esprit, solidaire, qui s’envoie bien sur le terrain.
Face à La Rochelle, on a perdu à la maison, ce qui est très désagréable, mais on a senti que le public était derrière son équipe car les joueurs ont tout donné.

Nous sommes une équipe avec un peu moins de moyens que les autres, on arrive de Pro D2, et nous avons souvent fait ce trajet entre le Top 14 et la Pro D2… On a ce bonheur de revenir à chaque fois au plus haut niveau et on va essayer encore une fois d’y rester. Notre objectif est évidemment de prolonger cette aventure. On sait que ce sera difficile, donc nous ne sommes pas surpris. Les joueurs apportent aujourd’hui satisfaction. Tout n’est pas parfait, mais maintenant, il faut qu’on s’accroche, qu’il n’y ait pas de déperdition d’énergie, mais au contraire de la volonté, de la croyance en soi et en l’équipe pour rester dans cette possibilité de prolonger l’aventure en Top 14. 

Vous vous déplacez à Toulouse lors de la 6ème journée. Quelles vont être vos motivations ? Comment percevez-vous le Stade Toulousain ?

Le but, quand on se déplace dans les équipes du haut de tableau, c’est d’être à la hauteur de l’événement. Toulouse a eu une saison difficile, mais on sent bien sur ce début de saison que tout est reparti, que la dynamique est là.
Ce serait peut-être prétentieux d’imaginer certaines choses, mais on connaît la valeur de notre club. On ne fait pas partie aujourd’hui de la même catégorie, mais on fait partie du Top 14 et on se doit d’être une équipe qui donne le maximum, pour l’ensemble des gens qui se sont engagés avec l’équipe des Bleu et Blanc : supporters, partenaires, dirigeants ou bénévoles…
A la sortie de chaque match, chacun doit être fier d’être un acteur direct ou indirect de l’équipe. C’est ça qui est important. Il n’y aura pas de déception à partir du moment où l’ensemble des joueurs aura cet engagement sur le terrain.

Ce que je sais, c’est que Toulouse a un goal-average très favorable à l’issue des premières journées, notamment avec les 50 points inscrits face au Stade Français. On l’oublie peut-être, mais les Parisiens ont quand même été champions de France il n’y a pas si longtemps.
De notre côté, on veut amener de l’engagement et apporter ce qu’attendent les gens quand ils viennent voir un match. Notre but est d’être à la hauteur du championnat en espérant rester dans ce Top 14. On a vécu des montées et des descentes, il n’y a pas eu de révolution… Quand on est en Pro D2, c’est aussi un championnat qui se développe d’années en années et qui est très intéressant. On gagne plus de matchs quand on est en Pro D2, il est certain que c’est agréable ! (sourires)

Le bonheur de jouer le Top 14 est bien présent, c’est aussi une référence pour les joueurs. Tu peux accuser le coup parfois dans la saison mais il ne faut pas qu’il y ait de retenu ! Ce n’est que du bonheur.