Interview

Les souvenirs stadistes de Thierry Dusautoir

Interview

Ceci est un court extrait de l'interview de Thierry Dusautoir. L'intégralité de l'entretien est à découvrir dès maintenant dans votre Mag digital consacré à Stade Toulousain-SU Agen 

Tu as rejoint le Stade en 2006 après deux années au Biarritz Olympique. Te souviens-tu des circonstances de ton arrivée au Stade ?

Je m’en souviens très bien. Cela s’est passé durant le milieu de saison 2005-2006. Le Stade Toulousain, qui me connaissait depuis mon passage à Colomiers, par l’intermédiaire de Jean-Michel Rancoule et Guy Novès, a exprimé le souhait de m’avoir dans l’équipe. C’est une proposition qui m’avait évidemment semblé séduisante, d’autant plus que j’avais vécu à Toulouse et j’avais pu mesurer l’engouement qu’il y avait autour du club, au-delà de son histoire.
Mais cela n’a pas été simple et cela a pris un peu de temps, car j’étais à l’époque au Biarritz Olympique. On était à l’époque champions de France en titre, et nous avons réalisé le doublé grâce à notre victoire en 2006 face au… Stade Toulousain.
Avant cette finale, j’avais déjà signé et je savais déjà que je venais à Toulouse. C’était un clin d’œil sympathique puisque je jouais la finale contre mon futur club. Pour moi, ça s’est bien passé mais je me rappelle que Guy me l’a souvent rappelé. Il n’a pas trop digéré cette défaite-là et me l’a souvent remise en pleine face ! (sourires) De mon côté, j’étais évidemment content, j’arrivais un peu plus serein que si on avait perdu.

L’histoire s’est effectivement arrêtée avec le Stade récemment, à l’issue de la saison dernière. C’était dans l’ordre des choses, ou a t-il été difficile malgré tout de quitter le club ?

Bien sûr que c’est dans l’ordre des choses. J’ai 35 ans, 36 bientôt, et à un moment donné, il faut bien que le club se renouvelle. Il faut laisser sa place et moi aussi, de mon côté, j’avais besoin d’autre chose. Ça n’a pas été quelque chose d’évident parce que je considère vraiment le club comme une deuxième famille et que j’y ai vécu de grandes années. J’ai joué au Stade Toulousain durant 11 ans et ma carrière professionnelle a duré 16 ans. Le club a une place particulière dans mon cœur. En revanche, c’était aussi le moment que j’avais choisi pour arrêter. J’aurai pu continuer ailleurs mais je ne me sentais pas de le faire et aujourd’hui, je ne regrette rien.

Dans toute ta carrière, quel était le joueur le plus guerrier, qu’il valait mieux avoir avec que contre soi ?

« Pato » Albacete ! Il y en a beaucoup, mais c’est vrai que Pato est vraiment un joueur dur au mal, très sérieux, et qui, sur le terrain, est très dur et très sévère. C’est un élément qui a été important dans l’équipe et on a tous été content de l’avoir près de nous. 

Quel joueur t’a le plus bluffé par son talent ?

Waouh ! Difficile comme ça de n’en citer qu’un, mais je dirais Fred Michalak. C’est un artiste, que ce soit sur et en dehors des terrains. Il sent le rugby. Il a amené beaucoup de spontanéité dans le jeu et c’est vraiment un joueur extrêmement talentueux.