Avant Stade-Clermont

3 questions à Rémi Lamerat

Avant Stade-Clermont

Ceci est un court extrait de l'interview du centre de l'ASM Clermont-Auvergne, Rémi Lamerat. L'intégralité de l'entretien sera disponible prochainement dans votre programme de match digital de #STASM. 

Ce titre, c’est tout de même ton troisième de champion de France, mais on imagine qu’il a évidemment une toute autre saveur que les deux précédents ?

Bien sûr ! J’ai eu la chance de faire partie de deux très belles aventures, que ce soit plus jeune au Stade Toulousain ou plus tard avec le Castres Olympique. J’ai vu mes coéquipiers soulever un Bouclier et c’est vrai que ce sont toujours de super moments de voir ses potes heureux, un club et des supporters récompensés. Mais quand on ne fait pas régulièrement partie de l’effectif, on ne se sent pas vraiment titré.
C’est vrai que cette année, c’était le premier sacre où je participais régulièrement aux matchs à enjeux et où je me sentais vraiment un joueur « important » de l’effectif. C’est ce qui fait la différence, même si les deux autres étaient aussi beaux !

Un mot justement sur Aurélien Rougerie, qui joue au plus haut niveau depuis presque vingt ans. Qu’est-ce que cela fait de jouer à côté d’un historique comme lui, qui va bientôt raccrocher les crampons ?

Honnêtement, je pèse mes mots, c’est vraiment un honneur. Je ne le connais pas depuis longtemps, mais ce que représente Aurélien à l’ASM, et je vais même plus loin en parlant de la région, c’est exceptionnel. J’aurais rêvé d’avoir une carrière au sein d’un même club, c’est quelque chose que l’on ne retrouvera pas aujourd’hui ou ce sera vraiment très rare.
Aurélien est un peu à l’image d’un Clément Poitrenaud, ou actuellement d’un Maxime Médard qui peut finir dans le club où il a débuté en pro. Ce sont des dinosaures. J’aime appeler Aurélien « Mon vieux dinosaure » car ce qu’il a amené au club, ce qu’il représente humainement, justement auprès des jeunes ou auprès des nouveaux qui devront prendre le relais, il le fait toujours de façon très humble. C’est vraiment quelqu’un que j’admire beaucoup.

Vous vous déplacez à Toulouse lors de la 7ème journée de championnat. Entre nécessité de résultat et début de la Coupe d’Europe la semaine suivante, dans quel état d’esprit aborderez-vous ce match ?

L’état d’esprit est toujours le même. Rentrer sur le terrain, quel que soit le groupe et quel que soit l’adversaire, avec le plus d’envie possible et ensuite, advienne que pourra. On ne part pas chaque début de semaine en se disant : « On joue tel club à domicile, ce sera tant de points… » Je n’ai jamais entendu cela à Clermont, ou ailleurs.
On essaie d’avoir le maximum de précision sur ce que l’on travaille, ce qu’on sait faire et ce que l’on veut faire. On est aussi conscients qu’en face il y a de grosses équipes. C’est un championnat de plus en plus relevé. Tous les matchs sont difficiles, d’autant plus face au Stade Toulousain. On sait qu’après une année un peu charnière, où tout le monde lui tombait dessus, le club des Rouge et Noir ne meurt pas comme ça en un an, les joueurs ne deviennent pas mauvais d’un seul coup. C’était juste un petit accroc dans la machine. Le début de saison le prouve actuellement. Ça restera toujours un gros club avec de grands joueurs.