Avant Stade-Clermont

C. Kolbe : "L'ASM, un beau défi"

Avant Stade-Clermont

Cheslin, avez-vous hâte d’affronter le champion de France en titre ?

Oui, je suis assez excité d’affronter Clermont. J’ai eu l’occasion de regarder jouer cette équipe lorsque j’étais en Afrique du Sud. C’est une belle équipe. Nous devons nous focaliser sur ce que les coachs veulent mettre en place. C’est un beau défi qui nous attend dimanche.

Comment jugez-vous vos débuts avec le groupe stadiste ?

Quand je suis arrivé en France, je savais que le rugby était assez différent en comparaison avec ce que j’ai connu dans l’hémisphère Sud. Le jeu dans le Super Rugby est plus rapide et le Top 14 est plus physique. Il était important pour moi de faire rapidement l’effort mental nécessaire pour m’adapter au jeu tel qu’il est en France. Cela facilite mon intégration. Rejoindre le Stade était pour moi une chose fantastique. Les gars m’ont bien accueilli dans l’équipe et m’ont permis de me sentir comme à la maison. Je me suis senti à l’aise. Mon objectif est de prendre le plus de plaisir ici et de respecter ce que les coachs attendent de moi. Je veux pouvoir m’exprimer lorsque je suis sur le terrain.

Vous allez affronter une très belle ligne de trois-quarts clermontoise…

Oui, c’est vrai. Je ne suis pas certain des noms de tous les joueurs mais je sais qu’il y a à Clermont notamment un ailier fidjien, Alivereti Raka, qui est très bon. Mais peu importe quels joueurs nous allons affronter. Nous devons juste nous concentrer sur le processus de préparation tout au long de la semaine afin d’arriver en forme dimanche. Ensuite, la meilleure équipe l’emportera.

Est-ce important de bien terminer cette première partie de championnat avant la coupure européenne ? Jouer ce match-là un dimanche soir, est-ce un grand rendez-vous pour toi ?

Oui, c’est un grand match pour nous. Nous avons plutôt réussi un bon début de championnat et devons continuer dans cette dynamique pour la suite de la saison. Chaque semaine propose un adversaire différent mais le Top 14 n’offre jamais des équipes faciles à affronter. Ce sera particulièrement le cas ce week-end avec un gros adversaire. Nous devrons tirer profit des opportunités qui se présenteront à nous sur le terrain pour finir le match de la meilleure façon possible.      

Que penses-tu de ton équipe ? Quelles sont ses forces et quels points pourraient être améliorés ?

Je pense que la grande force de l’équipe est son niveau de préparation physique. On a pu se rendre compte de l’importance de cet aspect samedi dernier face à Agen où il était difficile de jouer en mouvement. Nous avons encore beaucoup de choses à travailler, notre jeu n’est pas parfait. Nous devons faire attention à la discipline, ce sera un élément très important dimanche. Notre défense devra également être particulièrement performante.

Au niveau individuel, comment te sens-tu sur le terrain et au sein du groupe toulousain ?

L’équipe se débrouille bien. Le rugby est ce que j’aime. Mes coéquipiers rendent mon travail plus facile. J’ai juste à me saisir du ballon et à courir en direction de la ligne de l’en-but. Je profite de chaque seconde depuis que j’évolue dans ce groupe. Je pense que nous pouvons progresser au fil des semaines. Je me sens ici comme à la maison et c’est très important pour moi. J’apprécie vraiment de vivre à Toulouse et de faire partie de la famille du Stade Toulousain.  

Est-ce plus facile pour vous de marquer des essais en Top 14 qu’en Super Rugby, en raison des espaces ?

Le Super Rugby est une compétition différente, le jeu y est plus rapide. En Top 14, il y a plus d’espaces mais les défenses sont très solides. Cela dépend juste de soi-même afin de se situer à la bonne position pendant le jeu. Il faut saisir les opportunités sur le terrain et choisir le bon moment pour être efficace.  

Vous avez découvert au Stade un jeune joueur français, Thomas Ramos. Quel est ton regard sur lui et sur votre relation dans le jeu ?  

Thomas est un bon mec et un joueur très talentueux. Il possède toutes les qualités d’un arrière : il peut buter, défendre, son positionnement sur le terrain est toujours très juste. Avec Thomas, mais aussi avec Max (Médard) et Yann (David), nous formons une belle association et avons une bonne relation tant sur le terrain qu’en dehors. Pour nous, les trois-quarts, il est important d’avoir cette complicité. La progression de Thomas est une bonne nouvelle pour le futur du rugby français. Il travaille très dur à l’entraînement et cela paye lors des matchs. J’espère qu’il pourra continuer dans cette direction.