Avant Sharks-Stade

S. Guitoune : "Une opportunité d'être compétitif"

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Cette Challenge Cup, c’est une belle opportunité pour vous de reprendre la compétition…

Effectivement, c’est l’occasion. Il va y avoir pas mal de turnover au sein de l’effectif. Je fais partie du groupe pour cette première rencontre et j’en suis content.

Comment abordez-vous cette compétition ?

C’est un peu particulier car nous avons joué face à Clermont dimanche soir, assez tard, et nous rejouons vendredi. La semaine est donc assez courte. Le match suivant arrive vite, on prépare cela un peu dans l’urgence. C’est une opportunité pour pas mal de joueurs de revenir sur le terrain et d’être compétitif. Nous nous préparons sérieusement afin de faire un bon match vendredi soir.

Vous avez connu votre première apparition en Top 14 contre Agen cette saison. Personnellement, quels sont vos objectifs ?

Je souhaite déjà retrouver des sensations au niveau physique. Les dix minutes jouées contre Agen m’ont rassuré, cela fait du bien. Il faudra maintenant voir ce que cela donne sur un match complet, afin de savoir comment mon corps réagit avec un temps de jeu plus important.

Quel est votre état d’esprit actuellement ?

Je sais de quoi je suis capable lorsque je suis au top de ma forme. Mon principal objectif est de me remettre au niveau physiquement afin de retrouver des sensations que j’aime avoir sur un terrain de rugby et que je n’ai pas pu connaître depuis un an. Je vais y aller progressivement et nous verrons ensuite ce que je pourrai me fixer comme objectif lorsque tout sera en place.

Au regard de la concurrence à votre poste en ce moment, ressentez-vous une certaine pression ?

Je suis venu à Toulouse pour la concurrence, pour m’aider à franchir un palier. Nous savons très bien que lorsqu’un joueur arrive au Stade, il connaît de la concurrence. Tant mieux pour l’équipe. Cela doit tous nous tirer vers le haut. Comme je l’ai dit, c’est pour cette raison que je suis venu ici.

Comment avez-vous vécu cette année de récupération de votre pubalgie avec la rééducation ?

Cela a été une année très difficile car j’arrivais dans un nouveau club, et un grand club, j’avais envie de faire bonne impression et je ne pouvais pas. Il y a eu pas mal d’étapes, j’ai essayé de récupérer sans passer par l’opération avant finalement de m’y soumettre, cela n’a pas fonctionné plusieurs fois… Cela a été compliqué et forcément, j’ai perdu en crédibilité. Cela ne payait pas alors que je faisais les efforts pour revenir. Mais je suis un compétiteur et je ne baisse pas les bras facilement. J’espère voir à présent le bout du tunnel.

Le lien avec vos coéquipiers s’est-il donc tissé plus lentement ?

Non. Comme je l’ai dit par le passé, je suis venu au Stade car je connaissais une grande partie du vestiaire. J’ai quelques bons amis dans le groupe. L’intégration a donc été simple, d’autant plus que je m’adapte en général facilement dans un groupe. Sur ce point, il n’y a pas eu de souci. C’est sûr que j’aurai préféré être sur le terrain et pouvoir apporter quelque chose à l’équipe.

Avez-vous analysé cette formation de Sale ?

Oui, nous avons commencé hier et approfondi ce matin. C’est une équipe très joueuse avec d’excellents trois-quarts. Cela sera compliqué mais intéressant à jouer.

Avez-vous pour objectif de sortir des poules de Challenge Cup ou prenez-vous les matchs les uns après les autres ?

Nous savons que, peu importe si l’on dispute la « grande » ou la « petite » Coupe d’Europe, il est nécessaire de bien débuter. Nous avons un peu moins de pression car nous démarrons la compétition à l’extérieur. Si nous réussissons un bon résultat lors de ce déplacement à sale, cela nous mettra sur de bons rails. Nous recevrons ensuite Cardiff la semaine prochaine. A l’issue de ces deux premiers matchs, nous aurons une meilleure idée de ce que l’on peut espérer de cette Challenge Cup. Notre résultat à Sale en dira long sur la suite de la compétition pour nous.

Vous allez affronter une équipe anglaise. La rivalité franco-anglaise se retrouve-t-elle en club ?

Difficile à dire. Personnellement, je n’aime pas trop jouer contre les Anglais. Ce sont des joueurs très rugueux mais en même temps très explosifs. Ils sont capables de mettre beaucoup d’intensité dans les phases de ruck, mais également de très bien jouer dans le rugby en mouvement. Je pense que les Français n’aiment pas trop affronter les Anglais aussi pour cette raison. Ce sont souvent de très bons joueurs qui proposent des matchs costauds.