Barbarians français

Trois Stadistes retenus

Barbarians français

Que cela représente-t-il pour vous d’être retenu dans ce groupe des Barbarians ?

Romain Ntamack : C’est une fierté de faire partie de cette équipe qui est assez emblématique. Nous voulons essayer de bien la représenter et de poursuivre la tradition des Barbarians.

Florian Verhaeghe : Je suis simplement très fier de faire partie de cette équipe. Je vais tout donner pour la représenter au mieux. Des joueurs emblématiques ont connu les Barbarians.

Thomas Ramos : Je suis très content aussi car l’année dernière, je n’avais pas été retenu pour partir en Afrique du Sud avec les Barbarians en raison d’un problème à la cheville. D’après ce que l’on peut lire ces derniers jours dans la presse, cette sélection représente un réservoir pour le rugby français. Je suis très heureux de faire partie de cette aventure.

Que savez-vous au sujet de votre adversaire, les Maoris All Blacks ?

Thomas Ramos : Je connais seulement un joueur. Je sais qu’il y a actuellement la compétition des provinces en Nouvelle-Zélande que je regarde un peu. Mais je n’en sais pas plus concernant les Maoris All Blacks.      

Romain Ntamack : Cette équipe va certainement jouer comme la « grande » équipe des All Blacks, à savoir de façon très solide, très joueuse. Nous ne serons pas vraiment surpris par cette opposition. Nous allons bien nous préparer car cela reste une grosse équipe et un réservoir de la sélection néo-zélandaise. Il y aura sûrement de très bons joueurs en face de nous. Ce sera à nous de montrer un beau visage pour rivaliser avec eux. 

Florian Verhaeghe : Comme l’a dit Thomas (Ramos), nous ne connaissons pas vraiment l’équipe que l’on va affronter et les noms des joueurs qui la composent. A titre personnel, je ne les ai pas encore regardé jouer. C’est un peu l’inconnu, mais à la rigueur peu importe. Ce n’est pas une équipe qui va nous faire jouer avec plus ou moins d’envie. Nous avons juste la motivation de jouer avec les Barbarians.     

En intégrant les Barbarians, l’ambition est bien évidemment de rejoindre ensuite l’équipe de France. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette sélection ?  

Florian Verhaeghe : Personnellement, je la prends vraiment comme une chance car je dispute des matchs de Top 14 avec le Stade seulement depuis la fin de saison dernière. J’étais super content et un peu surpris quand j’ai appris que j’étais retenu avec les Barbarians. J’y vais pour donner le meilleur de moi-même.

Romain Ntamack : L’ambition est de réaliser une belle prestation, de faire le meilleur match possible et de gagner si possible. Je ne rejoins pas les Barbarians en pensant au niveau au-dessus, je prends les étapes les unes après les autres. C’est déjà très bien pour moi de commencer à jouer en club. Je prends ce qui arrive et j’irai là où j’irai. Je n’ai pas vraiment d’objectif clair à la suite de ce match avec les Barbarians.

Thomas Ramos : Un peu à l’image de Romain (Ntamack) et de Florian (Verhaeghe), cela ne fait pas longtemps que j’enchaîne les matchs en Top 14. Il faut profiter de l’occasion de jouer un match comme celui-là. Même si je réalise un bon match, je ne pense pas que les étapes se sautent. Il faut rester lucide.

Savez-vous à quels moments vous rejoignez et quittez le groupe des Barbarians ? Beaucoup de gens se posent des questions sur les matchs que vous pourriez éventuellement manquer en club…

Thomas Ramos : Je ne crois pas que nous allons rater des rencontres, sachant que le match des Barbarians est prévu lors d’un week-end sans rencontre de club. Nous pourrons donc disputer ce match et postuler pour jouer en club lors des week-ends suivants. 

Existe-t-il une motivation supplémentaire pour vous d’être convoqués en tant que trois coéquipiers en club sur cette rencontre ?    

Romain Ntamack : Cela fait plaisir de se retrouver avec des joueurs issus du même club dans cette sélection. Cela facilite notre intégration dans le groupe.

Thomas Ramos : Effectivement, c’est mieux d’arriver à trois joueurs du même club plutôt que seul.     

Connaissez-vous d’autres joueurs appelés dans cette sélection dans laquelle figurent de nombreux jeunes joueurs, certains appartenant à la même génération ?

Florian Verhaeghe : Nous ne les connaissons pas tous. Mais avec Romain (Ntamack), nous avons joué l’an dernier en équipe de France -20 avec Baptiste Couilloud. Il y a donc quelques joueurs que nous connaissons.

Au sujet d’Antoine Dupont, qu’apporte-t-il au club ? Est-ce plus facile de jouer avec lui et quelle est sa personnalité ?

Thomas Ramos : En dehors des terrains, c’est une personne normale, qui ne se prend pas la tête. Il n’est pas très bon à Fifa (rires). Concernant ce qu’il apporte à l’équipe, je dirais d’abord des points, car il marque environ un essai par match. Il réalise de très belles prestations, c’est donc un avantage pour nous. 

Romain Ntamack : Il n’est pas toujours facile de jouer avec lui car il faut arriver le suivre sur le terrain (rires). C’est un plaisir d’évoluer à ses côtés car il sent le rugby, il sent les coups. On a presque juste à le regarder jouer et à se mettre dans son élan. C’est plus facile de jouer avec quelqu’un comme lui.

Florian Verhaeghe : En ce qui concerne le terrain, je rejoins Thomas et Romain, Antoine (Dupont) apporte énormément. Ensuite, c’est une personne très simple dans la vie, il n’a pas changé depuis qu’il a « percé ». Je le connaissais avant qu’il arrive au Stade car nous avions joué ensemble en sélections régionales. Déjà à l’époque, il se « baladait » un peu sur le terrain et trouvait des espaces là où il n’y en avait pas. C’était déjà un très bon joueur.