Après Stade-UBB

S. Guitoune : "Une victoire importante"

Après Stade-UBB

Sofiane, vous êtes passé par tous les stades au cours de cette rencontre…

Oui, c’est ce que je me disais pendant le match. C’est incroyable : pendant les vingt premières minutes, nous marchions sur l’eau et réussissions tout ce que nous tentions et lors des vingt dernières minutes de la première mi-temps, nous nous faisons marcher dessus. Les Bordelais inscrivent alors trente points en vingt minutes. Jusqu’à la dernière pénalité du match, nous étions parvenus à faire le plus dur en revenant au score. Sur cette dernière action, nous n’avions plus notre destin en main. Heureusement, cela nous a souri.

Comment expliques-tu ce trou d’air en première mi-temps ?

C’est un excès de confiance : après vingt minutes de jeu, nous avions marqué vingt-quatre points et tout ce que l’on faisait aboutissait. Nous sommes tous des humains et ce moment du match correspond à un excès de confiance.

A titre personnel, comment te sens-tu ? Cela doit te faire du bien de rejouer, comme c’est le cas depuis le début de la saison…

Bien sûr, ma blessure a été très longue. Je suis très content car je n’ai plus de douleurs. Rejouer au rugby me fait un bien fou et inscrire un essai comme aujourd’hui également.

Cette victoire était importante en vue des matchs qui arrivent, avec des déplacements à Montpellier et à Lyon…

Oui, elle est importante. Nous nous étions dit que nous voulions rester invaincus en Top 14 à domicile et pour y parvenir, nous étions obligés de l’emporter aujourd’hui. Dans le futur, nous devrons gommer les erreurs commises lors de ces vingt minutes de la première mi-temps. Nous nous sommes faits peur mais avons su montrer du caractère afin de revenir dans le match et gagner. Comme je vous l’ai dit, le sort du match se joue sur un coup du destin. C’était effectivement important de gagner car après la « petite » trêve internationale, nous avons deux gros déplacements. Il était « obligatoire » de s’imposer aujourd’hui.

Comment vivez-vous cette dernière pénalité du match pour la gagne, manquée par l’ouvreur girondin ?

Ce n’était pas évident car nous avions fait le plus dur en revenant au score. Peu de temps avant, nous avions une mêlée dans les trente mètres adverses alors qu’il restait deux minutes à jouer et nous aurions pu l’emporter en conservant la balle. Nous savons que les pénalités sur mêlée correspondent un peu à une loterie. Cela s’est joué là-dessus et encore une fois, cela nous sourit.

Le fait d’affronter l’Union Bordeaux-Bègles, ton ancien club, avait-il pour toi une saveur particulière ?

Oui. Néanmoins, j’avais déjà joué contre cette équipe la saison dernière. Même si je n’étais pas à 100 % de mes capacités, j’étais content de pouvoir disputer ce match car il me reste encore quelques bons copains à l’UBB. Cela s’est bien passé pour moi aujourd’hui.