Avant Racing-Stade

Z. Holmes : "Réaliser une belle performance"

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Zack, comment abordes-tu cette prochaine rencontre de Top 14 sur le terrain du Racing 92 ?

Ce match est très important, surtout après la défaite en championnat face à Castres. Nous devons nous projeter vers ce match en visant un bon résultat. Nous savons que ce ne sera pas facile, notamment en raison du contexte du nouveau stade du Racing 92, mais nous sommes tout à fait capables de réaliser une belle performance lors de cette rencontre.

Est-ce spécial pour toi de jouer sous un toit et sur une pelouse synthétique, comme ce sera le cas demain ?

Ce sera la première fois que je participerai à une rencontre sous un toit. Concernant le synthétique, nous avons à Toulouse un terrain d’entraînement avec un gazon de ce type sur lequel on s’entraîne pendant la semaine. Je crois qu’Antoine Dupont est le seul dans notre groupe à avoir déjà joué à la U Arena. Il nous a dit que cette pelouse était assez similaire à celle du terrain d’entraînement que nous avons ici. Nous savons donc à quoi nous attendre. Pour moi, le toit sera une expérience différente. Comme il n’y aura pas de vent, ce sera plus facile de jouer, en faisant notamment faire vivre le ballon en attaque.          

Ces conditions devraient favoriser le jeu de vitesse, donc un style qui te correspond ?

Je pense qu’avec une pelouse synthétique, le jeu est naturellement plus rapide. Il devient plus facile de jouer en mouvement. Sur ce type de terrain, il n’est pas forcément très appréciable de se faire plaquer et de pratiquer un rugby basé sur la force et le contact physique. Il n’y a donc plus de raisons de garder le ballon en vie. Avec le terrain synthétique, il y a également un plus grand nombre de turnovers, ce qui permet derrière de pratiquer un rugby d’attaque. C’est sans doute une de nos forces, donc si nous arrivons à créer des turnovers au contact, le contexte devrait bien s’adapter à notre style de jeu en raison des joueurs que nous avons dans l’effectif. C’est probablement avec cette stratégie que nous pratiquons notre meilleur rugby.

Comment juges-tu ton intégration au Stade Toulousain ?    

Je profite vraiment de la saison. J’ai décidé de venir ici afin d’avoir un temps de jeu plus important. J’ai eu la chance de participer à un grand nombre de rencontres cette saison pour le moment. Et puis j’ai été épargné par les blessures, ce qui est différent de ce que j’ai connu la saison passée. Je me sens à l’aise dans le groupe. Concernant mon rôle à mon poste, je me dois de contrôler le match. Cela s’est plutôt bien passé pour le moment à ce niveau même si je peux encore m’améliorer en travaillant avec Antoine (Dupont) et Sébastien (Bézy) à la charnière. Je peux mieux contrôler la sortie de notre camp, l’occupation du terrain et la capacité à mettre de la pression.

Quelles différences perçois-tu entre ce que tu as connu à La Rochelle l’an dernier et ce que tu vis cette saison ?

Les fondamentaux sont globalement les mêmes. La plupart des équipes en France cherchent à jouer de la même façon. Elles veulent occuper le terrain. Lorsque nous avons l’opportunité de jouer à notre tempo, avec du jeu debout, les styles de jeu se ressemblent. A La Rochelle, j’étais entraîné par Xavier Garbajosa, qui a évolué pendant longtemps au Stade et qui aime le style de jeu toulousain. Le plus important est de trouver l’équilibre dans le jeu entre l’occupation et la capacité à exercer de la pression. Cette saison, nous avons sans doute parfois évolué trop souvent dans notre moitié de terrain. Lorsque l’on fait pression sur nous, cela permet aux adversaires de réaliser facilement des turnovers et de nous punir ensuite. Ce qui compte, c’est de trouver ce juste milieu dans notre jeu entre la capacité à relâcher la pression sur nous-mêmes et celle qui consiste à en mettre sur l’équipe adverse.