Avant Stade-Toulon

Un RCT qui a de la ressource

Avant Stade-Toulon

Fort de sa solidité en conquête, de son efficacité sur les lancers en touche adverses (cinq ballons volés) et de son organisation offensive, le RCT a su trouver les ingrédients pour se sortir du piège tendu par Oyonnax, samedi dernier à l’occasion de la 13ème journée de Top 14. Une victoire bonifiée (49-25) qui lui permet de revenir dans le top 6 au classement du championnat.

Malgré une première période délicate au cours de laquelle ils ont encaissé trois essais (13-19 en faveur d’Oyonnax à la pause), les Toulonnais ont retrouvé leurs forces au retour des vestiaires, comme le soulignait le manager général du club varois, Fabien Galthié :

« On a démarré fort avec cet essai inscrit dès la première minute, » affirmait-t-il. « Puis, on s’est pris à vouloir sortir absolument de notre camp à la main. Résultat, on se fait contrer deux fois et on prend un essai sur un jeu au pied contré. On s’est surtout dit qu’il fallait mieux sortir de notre camp. En défense, il fallait être plus patients et tenir le bras de fer. Il y a eu quelques imperfections et on n’a pas réalisé tout ce qu’on avait décidé de faire mais dès qu’Oyonnax a craqué physiquement, on a imposé notre jeu. Ce n’est pas un récital, mais l’équipe est allée chercher un bonus offensif. »

Grâce notamment à la densité de son effectif, le RCT a en effet fini par dominer physiquement les Oyonnaxiens, à l’image des trois derniers essais de la partie, inscrits par les remplaçants Marcel Van der Merwe (58ème), Samu Manoa (74ème) et Ma’a Nonu (78ème). Un scénario apprécié par Fabien Galthié :

« Je ne connais pas un staff qui n’attend pas que son banc apporte, » déclarait l’homme fort du staff du RCT au terme du match. « Cette fois, le fait de maîtriser le coaching et de ne pas avoir à faire entrer de joueur précipitamment nous a permis de gérer notre banc. Parfois, on coache par défaut, ce n’était pas le cas : les entrées ont été positives. »

Malgré cette embellie, le technicien varois préférait jouer la prudence à l’issue de la rencontre :

« Cela fait six mois que l’on travaille et je n’ai pas envie de m’enflammer, » avouait-t-il. « Par moments, on touche du doigt ce que l’on voudrait faire. Des fois, on manque de consistance, d’homogénéité… Mais on travaille. On va rester sur notre fil conducteur. Nous sommes à la moitié de la saison et j’espère qu’on va continuer de monter en puissance. Dans tous les domaines. On peut faire plus au niveau mental notamment. On doit travailler sur le leadership. »

Suite à ce succès devant leur public, les Toulonnais auront à cœur de clore l’année civile de belle manière à l’occasion du choc 100 % Rouge et Noir, samedi à 20h45 au stade Ernest-Wallon.