Interview

Maxime Mermoz : "Un retour aux sources"


Pourquoi as-tu choisi de revenir au Stade Toulousain ?

J’ai gardé un lien avec le passé et toutes ces balles années vécues ici. A l’époque, le Stade était venu me chercher quand je jouais à Epinal.  C’est un peu ici, au Stade Toulousain, que tout a commencé.  Ce n’était pas spécialement prévu que je revienne aujourd’hui, mais l’arrivée de Didier Lacroix à la présidence, les connaissances que j’ai ici ont pesé dans la balance. Le Stade reste mon club de cœur, c’est en quelque sorte un retour aux sources pour moi.

Depuis que tu es parti, le club a beaucoup évolué. Quelle vision as-tu du club aujourd’hui ?

Depuis mon départ, j’ai toujours regardé de manière attentive les résultats du Stade Toulousain. Pas nécessairement parce que je me projetais ici, mais simplement parce que je suis un supporter des Rouge et Noir.
Il y a eu un grand renouvellement d’effectif depuis quelques années, avec l’arrivée de joueurs très jeunes et très talentueux, dont beaucoup sont issus du cru. Ça me fait penser à l’équipe du Stade Toulousain de l’époque, avec Christian Califano et tous ses compères.

Aujourd’hui, le Stade est un club en pleine évolution, et je trouve cela à la fois plaisant et motivant.

Tu es parti étant très jeune au milieu de joueurs expérimentés, tu reviens aujourd’hui avec énormément d’expériences pour encadrer une équipe de jeunes joueurs. Comment  envisages-tu ton rôle ?

Très franchement, pour le moment, je n’y pense pas spécialement. J’ai avant tout envie de découvrir le groupe, qui sort d’une belle saison. Puis, dans un second temps, je devrai y gagner ma place. Ensuite, je me pencherai sur le reste. Je souhaite rapidement prendre mes repères, car beaucoup de choses ont changé ici depuis mon départ.

Tu reviens malgré tout dans un environnement que tu connais bien. C’est sans doute plus facile, au niveau de l’intégration, que de débarquer à Leeds ou Leicester par exemple ?

Bien sûr, cela n’a rien à voir. J’ai vécu 7 ans à Toulouse, il y a forcément un côté affectif. Même si le club a beaucoup changé, il y a toujours un ADN, un état d’esprit. Sans compter que je vais retrouver des coéquipiers que je connais bien, grâce à mon passage ici ou en équipe de France.

Mais malgré ces atouts quant à mon intégration, ce n’est pas aujourd’hui que je vais me reposer sur mes acquis. Je ne me sentirai pas dans une zone de confort.