Interview

Théo Belan : "Prendre le plus de plaisir possible"

Interview

A quel âge as-tu commencé le rugby et pourquoi as-tu choisi de t’orienter vers ce sport ?

J’ai commencé le rugby à 7 ans. C'était à Toulon, une ville de rugby et j’ai ainsi rapidement été amené sur cette voie, d'autant plus que mon grand-père et mon père y jouaient. Le week-end, on partait à la plage jouer au rugby et c’est comme ça que j’ai commencé.

Tu as été formé à Toulon avant de rejoindre le LOU Rugby lors des 2 dernières saisons. Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience ?

Lyon, c’était la première étape dans ma vie de sportif. Quitter Toulon alors que j’avais toujours joué là-bas a été une grande marche à gravir. J’ai eu la chance de tomber dans un super groupe, et je ne regrette rien de cette expérience.

Pour ce qui est du rugby, j’avais de grosses attentes, Pierre Mignoni aussi et ça a été difficile de lui rendre sa confiance. La première année au LOU n'a pas été évidente : nous avons commencé par jouer le maintien pendant près de 6 mois, ce qui était à l’opposé des objectifs de Toulon. Cela t’apprend à jouer pour les autres plus que pour toi. Puis, j’ai malheureusement enchaîné sur 6 mois de blessure à l’épaule.
Il fallait se remettre en selle la deuxième année et, comme on le sait, il y a beaucoup de concurrence dans le rugby professionnel. C’était une belle deuxième année sur le plan collectif, mais a contrario, sur le plan personnel, je n’ai pas pris autant de plaisir que ce que je souhaitais.

Pour résumer, c’était une expérience avec ses bons et ses mauvais côtés, et cela m’a fait beaucoup grandir.

Comment as-tu réagi quand l’opportunité de rejoindre le Stade Toulousain s’est présentée ?

J'étais très heureux, tout simplement. Quand un club comme le Stade Toulousain s’intéresse à toi, c’est avec grand plaisir que tu accueilles cette opportunité.

Une fois que tu as signé, tu n’as qu’une envie, c’est porter le maillot ! J’ai déjà été très content de le porter rapidement à l’intersaison contre Colomiers, et j’espère pouvoir le remettre le plus rapidement possible.

Comment se sont déroulés tes premiers entraînements avec tes nouveaux coéquipiers ?

Ce sont vraiment de nouveaux coéquipiers ! Quand je suis arrivé à Lyon, il y avait eu une vague de recrutement toulonnais, et je connaissais les ¾ des joueurs en arrivant le premier jour.

Quand je suis arrivé au Stade Toulousain, je ne connaissais vraiment personne mis à part Maxime Mermoz, que je n’avais pas vu depuis 2 ans. Je suis arrivé avec pas mal d’appréhension, mais au bout de quelques jours, je me suis senti très à l’aise. Arthur Bonneval m’a aussi beaucoup aidé en m’envoyant des messages hors sportif : ce sont des petites attentions qui mettent à l’aise plus vite.

Quels sont tes objectifs personnels pour cette saison 2018-2019 ?

Jouer le plus de matchs et prendre le plus de plaisir possible. Contribuer au maximum à l’équipe, que ce soit en attaque ou en défense et le plus loin possible tous ensemble.

Quand un joueur change de club, il prend forcément quelques risques : nouveaux coéquipiers, nouveau staff, nouvelles règles… Pourquoi as-tu décidé de relever ce nouveau challenge ?

Je pense que je suis dans une optique où j’ai besoin d’un second souffle. J’ai besoin de reprendre du plaisir à jouer. Il faut persévérer dans l’effort quand on est joueur professionnel et il ne faut pas s’enfoncer dans la bêtise. Une fois que tu as fait le tour de la question, où tu penses qu’il faut changer d’air, il faut ouvrir les yeux et profiter des opportunités comme celle-là. J'ai rejoint une équipe qui joue et qui est en confiance afin de se remettre soi-même en confiance.

Vous êtes 4 à arriver au poste de centre cette saison. La concurrence risque d’être importante. Comment l’appréhendes-tu ?

Bien. Depuis que je joue au rugby et que je suis en âge d’avoir de la concurrence, cela s’est toujours bien passé pour moi. On a tous des profils différents au sein du Stade, il va y avoir de la concurrence, mais en fonction des rencontres de la saison, on va pouvoir alterner. Le but, c’est de travailler tous ensemble pour progresser.

Tu arrives notamment après le départ du centre stadiste emblématique Florian Fritz. Est-ce une pression supplémentaire pour toi ? Comment décrirais-tu ce joueur ?

Pour être franc, je n’ai jamais trop idolâtré les gens. Mais quand tu es jeune, il y a des joueurs qui t’inspirent. Pour moi, c’était Florian Fritz et Conrad Smith, même si les deux ont des jeux presque opposés. La rage que mettait Florian sur le terrain, c’était incroyable.

Les supporters toulousains ne te connaissent pas encore parfaitement. Quel genre de centre es-tu ? Comment te définirais-tu ?

J’essaie d’être un centre avec de la gestuelle et j’aime défendre. Le but, c’est d’avoir un jeu le plus offensif possible et j’aimerais toucher un maximum de ballons.

Tu as sans doute suivi la saison du Stade Toulousain l’année passée. Comment l’as-tu vécue de l’extérieur ?

Je ne regarde pas forcément les matchs, mais je suivais les résultats et le classement. L’équipe sortait d’une saison précédente douloureuse, elle s'est bien remise en selle et a terminé à la troisième place. C’était comme si elle avait fait le plus dur et, au final, elle est tombée contre Castres à domicile. J'imagine que cela a dû être frustrant.

Les joueurs qui étaient là vont s’en souvenir et cela va nous servir pour nous mettre dans les bonnes conditions les jours de match.