| 1 | Stade Français | 13 |
| 2 | Bayonne | 13 |
| 3 | Montpellier | 13 |
| 4 | Racing Métro 92 | 12 |
| 5 | Stade Toulousain | 11 |
| 6 | Clermont Auvergne | 10 |
| 7 | Castres | 10 |
| 8 | Toulon | 10 |
| 9 | La Rochelle | 9 |
| 10 | USAP | 8 |
| 11 | Biarritz | 6 |
| 12 | Brive | 6 |
| 13 | Agen | 5 |
| 14 | Bourgoin-Jallieu | 4 |
24/11/2007
Dès la première minute, le Stade bénéficiait d'une pénalité après un coup de coude de Thion à l'adresse de Fabien Pelous, sur un regroupement. Courrent, depuis la ligne des 22, passait les premiers points de la rencontre. Le renvoi de Peyrelongue filait directement en touche et si Biarritz semblait à la peine dans les premières secondes de la partie, il récupérait immédiatement le ballon grâce à une superbe poussée de son pack. Les Rouge et Noir, globalement bien entrés dans le match, dominaient territorialement mais perdaient bêtement quelques ballons en conquête, à l'image d'une touche intéressante perdue en raison d'un lancer pas droit de Basualdo.
Peu à peu, les locaux mettaient la main sur le ballon et s'installaient dans le camp toulousain. Cette domination était rapidement sanctionnée par une pénalité consécutive à une faute stadiste sur un regroupement. Yachvili, dans une position similaire à celle qui avait permis à Courrent d'ouvrir le score, égalisait. Les débats, par la suite, avaient tendance à s'échauffer dans une rencontre assez hachée et en manque de rythme. Le BO se mettait fréquemment à la faute et donnait l'occasion à Toulouse de progresser dans l'occupation, même si une touche mal négociée, une fois de plus, privait les Rouge et Noir d'une situation potentiellement intéressante. Ce scénario se répétait hélas à la 24ème minute, alors que le Stade bénéficiait d'une touche à cinq mètres. On pouvait réellement le regretter, car Biarritz semblait sans solution offensive à ce moment de la partie et les hommes de Novès, en raison de leurs problèmes récurrents en touche, ne pouvaient exploiter les opportunités qui se présentaient. Le staff stadiste, conscient des difficultés de Basualdo, le remplaçaient avant la demi-heure de jeu par Servat.
Le premier tournant de la partie intervenait à la 31ème minute, quand Biarritz cafouillait un ballon au niveau de ses trois-quarts. Donguy tapait à suivre et Poitrenaud arrivait le premier sur le ballon. L'arrière tapait à son tour au pied puis récupérait le ballon pour filer à l'essai. Toulouse menait 10 à 3, et l'affaire commençait à prendre bonne tournure car, répétons-le, Biarritz ne parvenait pas à se montrer dangereux. La pause était ainsi atteinte sur le score de 10 à 3, et si le Stade ne s'était pas montré totalement impérial, son avance n'était pas usurpée tant son adversaire semblait sans solution.
La mi-temps reprenait avec un choc impressionnat entre Brusque et Kelleher, qui laissait le demi de mêlée toulousain un peu sonné. Romain Sola entrait en jeu, au moment où Biarritz produisait sa séquence la plus impressionnante depuis le coup d'envoi. Les temps de jeu se multipliaient à un rythme impressionnant, mais la défense tenait remarquablement bon, jusqu'à obtenir une pénalité pour un ballon gardé au sol. Dans la continuité, Harinordoquy se mettait à la faute sur une touche mais Courrent manquait une pénalité dans ses cordes, qui aurait donné dix points d'avance à son équipe.
La rencontre était désormais plus alerte, et si aucune équipe ne se procurait de réelles occasions (à l'exception d'un petit numéro de Courrent, qui tapait à suivre pour lui-même et récupérait le ballon dans les trente mètres adverses biarrots), les décalages étaient plus nombreux qu'au cours du premier acte. Dupuy, rentré en lieu et place de Yachvili, passait une pénalité à la 54ème minute qui ramenait son équipe à quatre points.
Mais une action de grande classe permettait à Toulouse de prendre le large. Poitrenaud jouait rapidement une pénalité et prenait de vitesse la défense adverse. Médard récupérait le cuir et jouait superbement le coup, pour transmettre à Jauzion, arrivé en renfort. Poitrenaud, surgissait alors pour inscrire son deuxième essai personnel, sur une séquence de cinquante mètres.
Il restait vingt minutes à jouer, et elles allaient être longues, d'autant plus que Kelleher écopait d'un carton jaune à l'heure de jeu. Une décision sévère car dans le même temps, Dellape, auteur de plusieurs coups de poing sur un regroupement, ne récoltait pas la même sanction. Mais le Stade ne souffrait pas de cette infériorité numérique: les Rouge et Noir prenaient le jeu à leur compte et monpolisaient le ballon dans les 22 mètres adverses, à grands coups de pick and go. Une tactique doublement payante, qui permettait au chronomètre d'avancer et qui était de plus ponctuée par un drop gagnant de Jauzion (65ème).
Les pensionnaires d'Aguilera se rebellaient par la suite, mais les quatorze Toulousains ne lâchaient rien et faisaient preuve d'un courage admirable en défense, pour finalement récupérer le ballon sur un regroupement. Les coéquipiers de Florian Fritz, admirables en défense, continuaient à tenir bon et réalisaient une formidable opération.