Mag du Stade | CASTRES - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
VS CASTRES
STADE TOULOUSAIN
VS CASTRES
Déjà surprenant, le titre de champion de
France
acquis en
2013 par
Castres
n’a donc pas été un coup d’épée dans l’eau.
Les sceptiques - et ils étaient nombreux - qui voyaient dans la
performance du
CO
un feu d’artifice sans lendemain en ont été
pour leurs frais.
Alors oui, le club n’a pas réédité son exploit. Mais être parvenu
jusqu’à la finale du
Top 14
après avoir triomphé, lors des
rencontres couperets, de
Clermont
sur ses terres puis de
Montpellier
au terme de l’un des matchs de l’année, est bien
plus que méritoire : cela est la preuve, ni plus ni moins, que
les
Tarnais
constituent désormais des challengers plus que
crédibles dans la quête du
Bouclier de Brennus
.
«
Même si on a cru au titre, la saison demeure quoi qu’il arrive
réussie. Ce fut une super année, la saison de transition par
excellence, avec tous les facteurs que tout le monde connaît
»,
résume parfaitement
Mathias Rolland
qui, pour son baptême du
feu au poste de manager, a connu un premier exercice riche en
rebondissements.
Castresmarche
sur l’eau
Mais la saison 2013-2014 est désormais dans les rétroviseurs
de l’ensemble des clubs français. Dès lors, quelles ambitions
peut légitimement nourrir le finaliste malheureux du mois de mai
dernier ?
Au niveau du recrutement, les coéquipiers de
Rémi Lamerat
ont dû laisser partir certains éléments, et non des moindres :
Dulin
,
Claassen
,
Baï
et
Tomas
, pour ne citer qu’eux, ont émigré
sous d’autres cieux. Charge aux
Montès
,
Beattie
,
Combezou
et
Sivivatu
de les faire oublier…
«
On a renforcé nos petits points faibles. Je pense que nous
aurons une équipe au moins aussi compétitive, voire un peu plus »
,
explique
Rolland
avec optimisme. «
Il y a de grands joueurs qui
partent aussi, mais d’autres seront encore au club. Tant qu’on
garde le cœur du groupe, tout va bien
».
Surtout, l’arrivée de
Sivivatu
, qui, malgré ses 32 ans, reste l’une
des attractions du
Top 14
, confirme ce que la venue de
Gray
, un
an plus tôt, avait esquissé :
Castres
devient un club qui fait rêver,
capable d’accueillir les plus grands noms du rugby mondial.
Et à en croire le manager tarnais, cela est tout sauf un
hasard :
« On devient effectivement attractif sur le plan
sportif. Ce qui transpire de ce club, c’est un groupe de
compétiteurs et une vraie équipe. On s’est construit durant
quatre saisons avec les deux Laurent, qui ont pris un club
en difficulté et l’ont amené au fur et à mesure à ce qu’il
est aujourd’hui. On ne va pas dire que le CO a changé de
statut, mais on est un prétendant au titre. Nous le serons
encore la saison prochaine et on veut forcément exister
au plus haut niveau le plus longtemps possible. On ne
se revendique pas un grand club, ni un petit club : on se
revendique le Castres Olympique, tout simplement
».
Thomas Combezou
, transfuge de
Montpellier
à
l’intersaison, est venu gagner du temps de jeu dans son
nouveau club. Et avec la retenue propre aux nouveaux
arrivants, il demeure prudent quant aux objectifs de sa
nouvelle formation : «
Quand on regarde le championnat,
il y a quatorze gros morceaux…Aujourd’hui, tous les clubs
ont le potentiel pour être dans les six, et avec l’effectif
qui est le sien, Toulon fait figure de grand favori. Mais
je n’oublie pas que d’autres ont les moyens de titiller le
RCT. Il n’y a pas de petites équipes dans ce championnat
homogène
».
Plus de petites équipes ? C’est sans doute vrai. Mais il en
existe incontestablement des grandes. Et
Castres
, à n’en
pas douter, en fait désormais partie.
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