Mag du Stade | CASTRES - page 10-11

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STADE TOULOUSAIN
VS CASTRES
STADE TOULOUSAIN
VS CASTRES
L’INTERVIEW
DECASTRES
rémy
grosso :
Avec du recul, que reste-t-il du parcours réalisé l’an passé par
Castres ?
Il reste surtout la fin de saison, puisque nous avons été jusqu’en phases
finales. C’est ce qui me vient à l’esprit. Vivre cette expérience, cela a été
grand, d’autant plus pour moi qui inaugurait ma première année à Castres.
Justement, s’imposer à Clermont en barrage, face à Montpellier
en demie à l’issue d’une rencontre rocambolesque et disputer une
finale au Stade de France, ce sont des souvenirs qui marquent dans
la carrière d’un joueur ?
Je n’avais jamais vécu de phases finales en pro de ma vie. Nous étions
plutôt mal embarqués en allant jouer les barrages à Clermont, et nous ne
nous attendions pas forcément à vivre tout ça derrière. En prenant part à
une demi-finale, on se dit que tout est possible. Aller ensuite au Stade de
France contre Toulon, c’est quelque chose qui marque, c’est certain. Dans
la carrière d’un joueur, ce sont des moments importants, que l’on retient
toute sa vie. Avoir goûté à la finale donne envie d’y revenir, surtout en
ayant perdu : on se dit qu’à 80 minutes près, ça aurait pu être magnifique.
Il y a du boulot mais on va tout donner pour revivre de grands moments
cette année.
D’un point de vue personnel, quel bilan fais-tu de ta saison ? Après
des débuts un peu mitigés en terme de temps de jeu, tu as fini fort,
jusqu’à devenir titulaire en phases finales.
J’avais déjà connu le Top 14, mais avec une équipe promue, et ce n’est
évidemment pas la même approche en termes d’ambitions. A Castres,
c’était ma première saison dans un club qui joue le haut de tableau du
Top 14. Les aléas des blessures et des joueurs sélectionnés en équipe de
France m’ont aidé à grappiller du temps de jeu… J’ai ainsi pu faire mes
preuves pour gagner la confiance des coachs. Au final, pour une première
saison, je suis très satisfait.
Nous avons lu une interview de David Darricarère qui se montrait
satisfait de ta saison, tout en soulignant ta marge de progression.
C’est une analyse que tu partages ?
C’est plutôt compliqué de s’autoévaluer… J’ai encore des choses à
apprendre, et il va falloir beaucoup travailler pour acquérir certaines
compétences, que ce soit au niveau technique ou mental. Je ne vais
aborder que ma deuxième saison à Castres. Il est toujours délicat
d’évaluer sa propre marge de progression, mais si je prends un peu plus
de confiance au sein de l’effectif, je pense qu’il y a encore de belles choses
à faire. Je vais en tout cas travailler pour.
A titre personnel, tu sembles t’épanouir dans ton nouveau
club. Dès lors, prolonger ton contrat, comme tu l’as fait,
relevait de l’évidence ?
On se rend compte qu’une carrière de joueur pro est de plus en
plus courte. Quand Castres m’a proposé de signer pour trois ans
de plus, j’ai préféré saisir l’opportunité. J’ai la chance d’être dans
un club qui me correspond, dans lequel je me sens bien, et dans
une ville qui me plaît beaucoup : il n’y avait pas de raison de ne pas
poursuivre l’aventure. Je suis très content d’avoir fait ce choix-là.
C’est une question incontournable avant chaque début de
saison : quelles sont les ambitions du CO en 2014-2015 ?
L’objectif de Castres, comme depuis plusieurs années, est de
se placer dans les six premiers du classement. Le championnat
est très serré, les équipes s’étoffent de plus en plus avec des
recrutements plus qu’intéressants. Nous n’allons donc pas viser
trop haut. Dans un premier temps, c’est la qualification que nous
allons rechercher.
La première journée du Top 14 vient à peine de se dérouler.
On n’est jamais au top dès le début de la compétition, mais
quelles sont tes sensations au niveau du groupe ?
Elles sont plutôt positives parce que nous avons eu une bonne
préparation. Nous avons eu la chance de ne pas avoir de blessés
sur les matchs amicaux donc physiquement, dans l’ensemble, j’ai
l’impression que tout le monde est plutôt bien.
Un déplacement à Toulouse, pour la deuxième journée, n’est
pas anodin. Dans quel état d’esprit allez-vous aborder cette
rencontre ?
C’est notre premier voyage de l’année et nous avons vu la saison
dernière combien se déplacer en Top 14 peut être compliqué !
Nous allons venir pour jouer, et nous abordons cette échéance
comme un gros match de championnat contre un prétendant à la
qualification. C’est dans un esprit de travail et de sérieux que nous
venons à Toulouse.
On ne le dit jamais ouvertement, mais n’est-il pas préférable
d’affronter le Stade en tout début de championnat, quand il
est encore en rodage ?
Honnêtement, je ne sais pas s’il y a de bons moments pour prendre
des équipes comme Toulon, Toulouse ou le Racing. C’est peut-être
même un désavantage parce que les joueurs vont être frais, aussi
bien mentalement que physiquement. L’an dernier, nous les avions
affrontés en début de saison lors de la septième journée, et nous
avions perdu.
« Revivre
de grands moments »
Globalement, quelle image as-tu du Stade Toulousain et
comment as-tu perçu le coup de moins bien survenu la saison
passée ?
Depuis tout petit, c’est un club qui me fait rêver. A l’époque,
il représentait le rugby français avec beaucoup de jeu et de
grands joueurs. Le Stade Toulousain reste pour moi un des clubs
mythiques du championnat français. Le Top 14 était l’année
passé très resserré et l’issue est restée incertaine jusqu’à la
dernière journée. Un coup de moins bien pouvait arriver à toutes
les équipes. Avec le palmarès que le Stade Toulousain a amassé
depuis les dix dernières années, on ne peut pas vraiment leur en
vouloir : ça arrive à tout le monde, dans tous les sports. La saison
passée, Toulouse en a fait les frais mais je ne pense pas pour
autant qu’il y ait de crise. Ce club reste une grosse écurie, ils vont
avoir les ressources mentales et physiques pour relever la tête.
Question subsidiaire : as-tu coché dans ton calendrier la date
de la rencontre entre Castres et le LOU ?
C’est vrai, je l’ai cochée (
rires
) ! A la sortie du calendrier, j’ai jeté
un coup d’œil sur la date de la rencontre. Si j’ai la chance de jouer
contre le LOU, j’aurai forcément un sentiment particulier, j’ai passé
dix ans là-bas. C’est le club dans lequel j’ai réussi à percer au
niveau professionnel, et après son formidable parcours la saison
passée, je constate qu’il a des ambitions dans le Top 14. Cela fait
vraiment plaisir, et affronter mes anciens partenaires serait une
immense satisfaction.
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