Mag | Grenoble - page 6-7

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STADE TOULOUSAIN
vs
grenoble
STADE TOULOUSAIN
vs
grenoble
Si certaines pauses sont salutaires, d’autres tombent parfois au
mauvais moment. Alors que le
Top 14
a fait relâche durant trois
semaines, on espère que cette interruption forcée n’aura pas
coupé l’élan stadiste du mois d’octobre. Car si les organismes,
incontestablement, avaient besoin de vacances, la dynamique
était plus qu’intéressante, et ce n’est certainement pas la victoire
obtenue sur le terrain de
Bordeaux-Bègles
, avec un effectif
considérablement appauvri par l’absence des internationaux,
qui aurait pu menacer de la briser.
Après cinq défaites consécutives qui avaient fait couler tant
d’encre et usé tant de salive (depuis quand, au juste, n’avait-on
plus vu pareil cataclysme au
Stade Toulousain
: 10 ans, 30
ans, un demi-siècle ? Les plus grands spécialistes eux-mêmes
se perdaient en conjectures), les
Toulousains
ont inversé la
tendance.
sur sa lancée
Les victoires successives sur le
Stade Français
,
Toulon
,
Montpellier
,
Bath
, le
LOU
et l’
UBB
ont permis de redresser la
barre en championnat et d’entamer de la meilleure des façons
l’aventure européenne. Si rien n’est encore gagné, voilà de
quoi redonner le sourire aux uns et aux autres, même si, à en
croire
Jean-Baptiste Elissalde
, il n’avait jamais durablement
quitté les
Sept Deniers
: «
Il y a plus de sérénité sur le terrain,
c’est évident. Mais très sincèrement, le travail accompli à
l’entraînement a toujours été de qualité. Sachant cela, on savait
bien que cela finirait par payer, qui plus est avec le retour des
blessés, qui nous a donné un peu plus d’assise dans certains
secteurs. Aujourd’hui, on a repris de la confiance, on tente des
choses, mais il n’y a jamais eu de sinistrose, au contraire : nous,
entraîneurs, avons toujours essayé de donner aux joueurs de
l’allant et de l’envie. Peut-être que cette phase difficile, avec
ces cinq matchs sans victoire, a marqué les joueurs. Et cela
pourrait être salutaire pour la suite.
Il faut se servir des défaites pour avancer, et c’est dans ces
moments-là où l’on s’appuie sur le groupe, sur les hommes,
sur les collègues. Mais on a vu que même dans cette période,
tous les joueurs restaient concernés par les entraînements, par
la façon d’aborder les séances. Cela ne pouvait que présager
des moments meilleurs
».
On sera de toute façon très rapidement fixé sur l’état de forme
stadiste. Le calendrier, jusqu’à la fin de l’année civile, est
absolument infernal, avec une succession de cinq rencontres
en un mois. Aujourd’hui, comme le soulignait «
JBE
», le moral
est au beau fixe. Mais les joueurs, conscients que tout n’était
pas à jeter en septembre malgré les résultats médiocres, se
gardent bien de tout triomphalisme.
LESTADE
TOULOUSAIN
« Il y a un peu plus de confiance dans le groupe »
, admet l’un
des plus expérimentés de l’effectif, le pourtant toujours jeune
Imanol Harinordoquy
.
« Il y a eu des retours, même si l’équipe
n’est pas au complet. Il y a deux mois, nous étions dans une
phase de travail, nous avions besoin de nous remobiliser. Nous
avons accumulé cinq défaites mais tout n’était pas mauvais. Il
nous manquait juste un peu plus d’efficacité dans la zone de
marque. Nous réussissons maintenant à construire un peu plus,
à tenir le ballon un peu plus longtemps. Mais nous avons encore
besoin de travailler dans ce domaine »
.
Quant à savoir où se situe le véritable visage du
Stade
, entre le
Mr. Hyde
de septembre et le
Dr. Jekyll
d’octobre…
« Il est un
peu entre les deux. Nous sommes capables de faire de belles
choses, mais nous pouvons aussi retomber dans nos travers.
Il nous faut encore grandir pour devenir une équipe difficile
à battre. Pour cela, il nous faut renforcer nos points forts, à
savoir la défense, être infranchissables même si c’est difficile,
et perfectionner notre conquête. Si nous y rajoutons quelques
turn-overs et des envolées comme nos trois-quarts ont pu en
faire dernièrement pour exprimer leur talent, nous ne serons pas
loin du compte »
, conclut l’ancien
Biarrot
.
Premier élément de réponse attendu ce samedi, avec la venue
de
Grenoble
à
Ernest Wallon
.
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