Mag | Grenoble - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
vs
grenoble
STADE TOULOUSAIN
vs
grenoble
Jusqu’ici, le parcours réalisé par
Grenoble
dans ce championnat
2014-2015 est d’une limpidité rare. Parfaitement manichéen, le
scénario isérois ne s’embarrasse pas de demi-mesure… Jugez
plutôt : le
FCG
a remporté les six matchs qu’il a disputés à
domicile, et s’est incliné lors des cinq autres, loin de sa base.
Cette combinaison permet cependant au club de se positionner
dans la première moitié de tableau, ce qui est évidemment
satisfaisant. En tout cas à court terme. Car à plus lointaine
échéance, une telle disette à l’extérieur pourrait coûter cher et
éloigner l’équipe de ses objectifs.
Pourtant,
Grenoble
a prouvé, dans un passé pas si lointain, qu’il
pouvait tirer profit de ses voyages, même les plus compliqués. On
fait ici référence à ce qui est sans doute à ce jour LE fait d’armes
du club depuis sa remontée parmi l’élite du rugby hexagonal :
une exceptionnelle victoire, au mois de janvier dernier, à
Toulon
,
sur la pelouse du futur champion de
France
et d’
Europe
.
Mais alors que cet exploit - car c’en était un - autorisait les espoirs
les plus fous, il n’a en fait été suivi que de déconvenues. Les
derniers périples du précédent
Top 14
ont ainsi été sanctionnés
par de larges défaites, à
Bordeaux-Bègles
,
Brive
,
Oyonnax
et
Toulouse
: 37 points encaissés en moyenne, et pas le moindre
bonus défensif à se mettre sous la dent.
voyage mal
On l’a dit, le début de championnat est malheureusement resté
dans le même sillon. Mais encore une fois, plus que les revers,
c’est peut-être l’ampleur de ces derniers qui interpelle. Ainsi,
les coéquipiers de
Julien Caminati
restent sur deux terribles
sorties de route, à
Toulon
(28-61), où l’équipe a sombré après
avoir plus que résisté une heure durant, et à
Castres
, où la barre
des cinquante points encaissés a elle aussi été franchie…
De quoi enrager, car sans ces accidents, la position du club, déjà
pérenne, serait certainement encore plus enviable…
« Disons que par rapport au tableau de marche, on s’était dit
que le but était d’essayer de battre à domicile toutes les équipes
de « notre championnat ». Et c’est ce qu’on a fait. Maintenant, il
nous reste tous les ténors à recevoir, et on va devoir se déplacer,
aller gratter des points à droite à gauche, pour assurer le maintien
le plus rapidement possible »,
résume
Fabrice Landreau
, qui
ne parle pas innocemment du maintien, qui avait été seulement
assuré lors de la dernière ligne droite, en mai dernier.
GRENOBLE
Pour
Jonathan Wisniewski
, qui découvre cette année un
nouvel environnement après sept saisons au
Racing
, les
ambitions sont en totale adéquation avec son manager.
En clair, pas question de se voir plus beau qu’on ne l’est.
En tout cas dans un premier temps.
« Il ne faut pas se le cacher, il y a en Top 14 cinq équipes
qui luttent pour le titre et qui ont les moyens de l’emporter :
Toulon, Clermont, Racing Metro, Toulouse et Montpellier.
Et après, il reste une place pour les neuf autres afin
d’accrocher les phases finales… Donc c’est compliqué.
Dans ces conditions, on ne peut avoir pour objectif
que le maintien. Et le jour où on l’aura assuré, on aura
l’esprit libéré. On a vu la saison dernière qu’on a parlé de
Grenoble dans les six premiers et deux journées après,
on avait peur que le club descende en Pro D2… Donc on
est plus qu’avertis à ce niveau »
, explique celui qui avait
effectué ses premiers pas chez les professionnels sous
les couleurs du
Stade Toulousain
, en mai 2005.
Mais quoi qu’il en soit, un maintien rapidement assuré
passera inévitablement par un changement de
comportement en déplacement. Et après trois semaines
de trêve, on doute que les joueurs isérois se rendent à
Ernest Wallon
sans une idée précise derrière la tête…
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