Mag | La Rochelle - page 6-7

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STADE TOULOUSAIN
vs
LA ROCHELLE
STADE TOULOUSAIN
vs
LA ROCHELLE
Le petit bezy
a bien grandi
LESTADE
TOULOUSAIN
Le 27 octobre 2012,
Sébastien Bezy
, alors âgé de vingt
ans, portait pour la première fois le maillot de l’équipe
professionnelle toulousaine. C’était lors d’un déplacement
au
Stade de France
, devant 50.000 spectateurs. Un drôle
de baptême pour ce joueur jusque-là connu pour être le frère
cadet de
Nicolas
, champion de
France
2011 avec les
Rouge
et Noir
.
C’est aujourd’hui anecdotique, mais ce jour-là, le tout jeune
joueur, positionné à l’ouverture, faisait partie des meilleurs
de son équipe et claquait notamment un drop impeccable,
nullement impressionné par le contexte de la rencontre.
Depuis, «
Seb
», comme le surnomment ses partenaires, a
fait son chemin. L’année passée, déjà, il avait pointé le bout
de son nez, prenant part à 19 rencontres, toutes compétitions
confondues. Un bilan satisfaisant, même si beaucoup de ses
présences sur les feuilles de match étaient avant tout dictées
par les circonstances : «
Je ne pensais pas faire autant de
parties, mais j’ai eu la chance que les joueurs à mon poste
soient mobilisés par leur équipe nationale. Ça m’a permis de
jouer plus que ce que je ne le pensais, j’étais plutôt content
par rapport à ça
», admet l’intéressé.
Depuis, cet élément capable d’occuper les deux postes de la
charnière, même si sa préférence va sans ambigüité possible à
lamêlée, a connu une progression linéaire, que ce soit en termes
de temps de jeu ou de qualité de prestations. Cette saison, il a
ainsi pris part à beaucoup de rencontres importantes, en étant
notamment titularisé pour les deux matchs capitaux accomplis
en
Coupe d’Europe
face à
Glasgow
. En réussissant, sur
l’ensemble de ces deux rendez-vous, l’intégralité de ses coups
de pied (neuf au total),
Bezy
a grandement participé à la
mise en orbite réussie de son club sur la scène continentale.
En
Ecosse
, notamment, son duel à distance remporté face à
l’international au chardon
Russell
était pour beaucoup dans le
succès des siens.
«
Le grand public le découvre peut-être aujourd’hui, mais je
l’avais remarqué dès 2010 lorsqu’il jouait en Espoirs. Il m’avait
impressionné. Il pue le rugby comme on dit. C’est un enfant de
la balle qui joue juste. Il est doté d’une belle passe et n’hésite
pas à s’engager malgré son gabarit. On a toujours l’impression
qu’il va se faire couper en deux mais ce n’est jamais le cas
»,
s’amuse
Yannick Nyanga
.
Du côté du staff, et si on cherche évidemment à ne pas dresser
trop de louanges à l’intéressé, on ne peut pas nier l’évidence :
aujourd’hui,
Bezy
est quelqu’un qui compte dans le vestiaire
toulousain. «
Il fait partie de nos deux meilleurs demis de mêlée.
Il a toujours su patienter et travailler pour progresser. Quand
on lui disait d’aller jouer chez les Espoirs pour améliorer tel ou
tel secteur, il y allait sans tiquer et en revenait toujours grandi.
Je n’ai aucun doute à son sujet : dans deux ou trois ans, il fera
partie des cadres
», indique
Guy Novès
.
Face à son temps de jeu grandissant et aux compliments qui,
inexorablement, accompagnent chacune de ses performances,
Sébastien
garde la tête froide. Et ceux qui le connaissent savent
bien qu’il ne s’agit nullement d’une modestie de façade…
«
Cela fait trois ans que j’évolue avec le groupe et c’est
forcément plus facile qu’au début. J’ai certes plus de temps de
jeu alors que tous les demis de mêlée du club sont là, mais je ne
me prends pas la tête pour autant. Le plus dur reste à venir, car
je suis désormais attendu au tournant. J’ai beaucoup moins le
droit à l’erreur mais finalement, tant mieux
», confesse le joueur.
Avec huit titularisations avec le numéro 9 depuis le mois d’août,
il est en tout cas celui qui a le plus souvent été aligné à ce poste.
Et quelque chose nous dit que ce n’est peut-être pas fini, pour
celui qui a récemment prolongé son contrat en rouge et noir
jusqu’en 2017.
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