Mag | La Rochelle - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
vs
LA ROCHELLE
STADE TOULOUSAIN
vs
LA ROCHELLE
Depuis la 12
ème
journée et un match nul concédé sur ses terres
face à
Bayonne
(19-19),
La Rochelle
est un habitué de la
zone rouge, dont il ne parvient pas à s’extirper. Rien d’infâmant
évidemment pour un promu, qui s’attendait à souffrir pour ses
retrouvailles avec le
Top 14
.
Mais la dernière place occupée par le club peut être
trompeuse : alors que tant d’autres nouveaux arrivants avaient
déjà scellé leur destin à pareille époque de l’année et intégré
l’idée de retrouver la
Pro D2
quelques mois plus tard, l’
ASR
est
très loin de se retrouver dans pareille situation.
Avec seulement trois points de retard sur
Castres
, premier
non reléguable, les hommes de
Xavier Garbajosa
sont encore
très loin d’être condamnés. Le maintien est toujours d’actualité,
même si, selon un
Patrice Collazo
qui prenait un malin plaisir
à jouer sur les mots, il n’a jamais été un objectif : «
Le maintien,
c’est mettre dans la tête des joueurs qu’on joue des matchs
pour ne pas descendre. Et pourquoi on ne jouerait pas pour
les gagner ? Jouer le maintien, c’est déjà se dire qu’on va
souffrir. Mais en Top 14, vous en connaissez, des équipes qui
ne souffrent pas ? C’est un championnat ultra-difficile, pour tout
le monde. On va préparer les matchs du mieux possible, pour
essayer de tous les gagner
».
L’ancien pilier, passé notamment par le
Stade Toulousain
,
savait pourtant pertinemment que son équipe ne sortirait pas
victorieuse de tous ses rendez-vous hexagonaux. Aujourd’hui,
si cela est loin d’être le cas, le parcours des
Rochelais
est
tout sauf déshonorant. A leur tableau de chasse, des équipes
comme
Castres
,
Grenoble
,
Montpellier
ou…
Toulouse
,
toutes tombées à
Marcel Deflandre
. On touche sans doute là
du doigt ce qui plombe considérablement les résultats du club
depuis l’entame de la saison : les performances à l’extérieur.
Pour le moment, les statistiques en déplacement de
La
Rochelle
ont au moins le mérite d’être claires : huit matchs,
huit défaites et pas même un petit point de bonus défensif à se
mettre sous la dent. Les résultats de l’année passée, où l
’ASR
n’avait perdu que six fois à l’extérieur tout au long de la saison,
semblent bien loin.
Question : les
Charentais-Maritime
peuvent-ils
espérer jouer en
Top 14
en 2016 en continuant sur
cette lancée ? Sans doute pas. Il y a un an,
Biarritz
et
Perpignan
, tous deux relégués à la fin de l’exercice,
avaient réussi à s’imposer loin de leurs bases respectives.
Et de surcroît, les coéquipiers de la révélation
Uini Atonio
sont loin d’avoir réussi un sans-faute à domicile jusque-
là.
Julien Audy
, qui a participé à toutes les rencontres
depuis le coup d’envoi du championnat, a une explication
devant une telle disette : «
Avec la pression de l’enjeu,
on se referme sur nous-mêmes. On ne joue pas libérés,
nous nous crispons, et c’est peut-être de là que viennent
nos erreurs. Il faut que l’on retrouve cette joie de vivre
qui nous manque parfois un petit peu. On est dans une
période où nous sommes dans le dur, alors que l’an
passé, on dominait le championnat. C’est quelque chose
de nouveau pour nous, il faut essayer de jouer avec ça
».
Une déclaration effectuée avant le déplacement à
Castres
du week-end dernier, qui s’est soldé comme
les autres par une défaite non bonifiée (15-30). «
Dans
les vestiaires, on s’est dit qu’il ne fallait pas se fier au
classement. On a largement le niveau pour rester dans
ce championnat
», explique le troisième ligne
Yoann
Goujon
. Reste maintenant à convertir les intentions en
actes, en ramenant enfin un résultat de l’extérieur.
L’ASR n’a pas dit
son dernier mot
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