Mag | LOU Rugby - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
vs
LOU
STADE TOULOUSAIN
vs
LOU
Dans l’histoire récente du
Top 14
, le parcours des promus s’est
rarement apparenté à une promenade de santé dans l’optique du
maintien. Il est évidemment possible de déceler des exceptions,
mais si certains ont rapidement assuré leur place au sein de
l’élite, il s’agissait de cas hors normes, à l’image de
Toulon
et
du
Racing Metro
, dont les ambitions ne se limitaient pas à ce
cadre strict.
Quand le
LOU
fut invité à retrouver l’élite du rugby, en mai dernier,
il savait pertinemment qu’il souffrirait à l’échelon suprême.
Pourtant, au terme des 17 premières journées de championnat,
le club du
Rhône
n’a fréquenté la zone rouge qu’à deux reprises.
Certes, il n’a jamais réussi à prendre réellement ses distances
avec les deux dernières places, mais, globalement, il s’en est
plutôt bien sorti.
Cela ne veut évidemment pas dire que sa survie en
Top 14
est
assurée. Pour cela, la recette est connue : il s’agit de faire de son
propre stade une antre quasiment inviolable et d’aller, çà et là,
chercher quelques résultats à l’extérieur.
De ce point de vue, la première moitié du contrat est quasiment
remplie : avec sept victoires en neuf matchs à domicile, les
coéquipiers de
Jérôme Porical
affichent des statistiques très
honorables. Seuls le
Stade Toulousain
et le
Racing Metro
sont
parvenus à repartir victorieux du
Matmut Stadium
, alors que
d’autres, et non des moindres (
Clermont
, le
Stade Français
,
Montpellier
…) y ont mordu la poussière.
En déplacement, le bilan est forcément moins glorieux, mais le
club est malgré tout parvenu à ne pas rentrer bredouille à trois
reprises, faisant mieux que
Castres
et
La Rochelle
.
Au final, et sans présager de ce que sera l’avenir, il semble acquis
que
Lyon
fera mieux que lors de son précédent passage au plus
haut niveau, quand son retour en
Pro D2
n’avait rapidement plus
fait de doute : en 2012, il avait ainsi terminé bon dernier, à dix-
sept points du premier non relégable.
Il faut dire que cette fois, les
Rhodaniens
ont pu préparer
sereinement leur accession : en survolant littéralement leur
championnat la saison passée, ils ont pu anticiper leur montée.
Et bien évidemment, si l’aventure précédente en
Top 14
s’était
mal terminée, elle leur a au moins permis d’emmagasiner de
l’expérience…
«
Lyon a déjà connu, il n’y a pas si longtemps, une montée
en Top 14. Cela n’avait pas marché comme le club l’espérait,
mais il en a forcément tiré les leçons
», confirme
Guy Novès
, le
manager général toulousain. «
Les dirigeants ont construit pour
cette nouvelle aventure un groupe ambitieux, avec des joueurs de
haut niveau à tous les postes. Cette équipe a de l’expérience et
ne subit pas de contraintes européennes, puisqu’elle a largement
fait tourner à ces occasions. Le LOU, comme d’autres, a pour
première ambition de rester en Top 14, et il se donne tous les
moyens pour y parvenir
».
«
Quand je vois la chute de Biarritz et de Perpignan l’an passé,
je ne suis plus sûr de rien. Dans un sens comme dans l’autre.
Si l’équipe est sérieuse et reste relativement épargnée par
les blessures, on devrait se maintenir. Après, soyons francs :
même si le recrutement est bon, il nous sera difficile de viser
plus haut
», annonçait, prophétique,
Lionel Nallet
avant le
coup d’envoi du championnat.
Pour l’expérimenté (38 ans) deuxième ligne, qui dispute, juré
craché, sa dernière saison chez les professionnels, le maintien
de son équipe en
Top 14
constituerait à coup sûr le plus beau des
cadeaux en guise de retraite…
Le LOU a payé
pour apprendre
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