Mag | Montpellier - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
vs
Montpellier
STADE TOULOUSAIN
vs
Montpellier
Depuis plusieurs saisons, le parcours de
Montpellier
, tout
du moins en
Top 14
, témoignait d’une indéniable montée en
puissance. Si aucun titre n’est venu garnir la salle de trophées du
club, les places d’honneur se sont multipliées, en se rapprochant
du
Graal
ultime.
Quart de finaliste en 2012 et 2013, le
MHR
avait la saison passée
échoué en demi-finale, à l’issue d’une rencontre échevelée et
rocambolesque finalement perdue contre
Castres
. Las ! Cette
progression a connu quelques soubresauts depuis le mois de
juillet. Rien n’est encore définitif, mais la vie héraultaise n’a pas
vraiment ressemblé à un long fleuve tranquille ces derniers
temps.
Le point d’orgue de ces turbulences est évidemment intervenu
à la fin du mois de décembre, avec la mise en retrait de
Fabien
Galthié
et l’arrivée aux commandes de l’équipe professionnelle
de
Jake White
, champion du monde 2007, rien que ça, avec les
Springboks
.
Le nouvel homme fort du secteur sportif, si l’on excepte une
déclaration plutôt malheureuse envers le club de
Montauban
et
sur laquelle il est inutile de revenir ici, n’a pas tardé à séduire
ses troupes. Et dès sa prise de fonction, il ne cachait pas ses
ambitions :
« Cette année, c’est la même équipe que la saison
passée, peut-être même renforcée d’un ou deux joueurs.
Gagner le Top 14 sera difficile vu notre classement, mais c’est
possible, il reste assez de matchs. Une fois en phase finale,
tout peut arriver ».
Depuis, le bilan provisoire est assez mitigé. Si
White
a hérité
d’une situation européenne désespérée et qui a logiquement
débouché sur une élimination prématurée, en dépit d’un
sursaut d’orgueil face au…
Stade Toulousain
, l’équipe n’a pas
véritablement progressé en championnat : sixième au moment
Galthié
a quitté ses fonctions, elle n’a toujours pas réintégré
le club des qualifiés virtuels. Et le match nul concédé à domicile
face à
La Rochelle
, le week-end dernier, n’a rien arrangé.
Mais alors qu’il reste sept échéances à disputer jusqu’au soir
de l’ultime journée, il est évidemment bien trop tôt pour baisser
les bras.
« L’équipe va mieux, même si c’est toujours délicat
de faire des pronostics »,
déclare le jeune ailier
Pierre Bérard
,
régulièrement titularisé cette saison au sein de la ligne de trois-
quarts.
« On n’oublie pas, malgré l’embellie, les moments difficiles
car rien n’est acquis. On a toujours pour ambition d’être dans les
six. C’est une certitude, et même si cela va être très difficile de se
qualifier directement comme la saison passée ou de remporter un
barrage à domicile, on reste déterminés ».
Quant à l’effet
White
, et si on imagine bien évidemment les
joueurs plutôt prudents dans leurs déclarations, ces derniers se
montrent conquis…
« Jake a beaucoup simplifié notre jeu. Ce qu’il
veut, c’est mettre tous les joueurs, les Français et les étrangers,
sur la même longueur d’ondes. Il essaie de créer une équipe dans
laquelle chacun sait parfaitement ce qu’il a à faire. Au quotidien,
la préparation est différente, les entraînements sont plus courts,
les blessés ont plus de temps pour récupérer... Tout est beaucoup
plus simple
», synthétise le
All Black
René Ranger
.
Reste maintenant à confirmer régulièrement cette amélioration
les week-ends, pour intégrer de façon définitive le club des six.
Ensuite, comme chacun sait, les compteurs seront remis à zéro
lors des phases finales. Et alors, comme le rappelait
White
,
« tout
peut arriver
»…
Montpellier,
ambitieux malgré tout
1,2-3,4-5,6-7 10-11,12-13,14-15,16-17,18-19,20-21,22-23,24-25,26
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