Mag du Stade | OYONNAX - page 6-7

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STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
Un peu plus de trois mois après son dernier match officiel,
disputé et perdu face au
Racing Metro
, le
Stade
retrouve
enfin la saveur du championnat de
France
, ce samedi face à
Oyonnax
. Si l’élimination en barrage appartient d’ores et déjà
au passé, personne ne l’a en revanche totalement oubliée, et
pas seulement parce qu’elle excluait le club du dernier carré de
la compétition pour la première fois depuis 1993.
Et c’est logique. Dans un club où la remise en question a
toujours été permanente, y compris au lendemain de titres, elle
a été d’autant plus présente lors de l’intersaison estivale.
Le premier indice est intervenu très tôt : alors que d’ordinaire,
les joueurs étrangers bénéficient d’une semaine de vacances
supplémentaire, l’ensemble du groupe, à l’exception des
internationaux, était cette fois convoqué à la même date. Le
genre d’élément qui ne trompe pas quant à l’état d’esprit que
Guy Novès
souhaite voir souffler cette saison sur les
Sept
Deniers
: «
La reprise s’est effectuée de manière très sérieuse
»,
indique l’homme fort du secteur sportif.
«
Il y a une forte remise en question de tous, de la tête du club
à la base, et pas seulement parce que nous venons de passer
deux saisons sans titre. Pour les joueurs, il va y avoir obligation
de travailler très dur, obligation de progresser. Et à partir de
là, peut-être obtiendrons-nous de meilleurs résultats. Mais la
remise en question est générale. On ne pouvait pas rester les
bras croisés
».
Au Stade de
la remise en
question
Du point de vue du recrutement, les arrivées sont venues
confirmer les intentions d’hier. Aujourd’hui, il ne s’agit plus
seulement de faire venir des éléments de qualité. Encore faut-
il que ceux-ci soient disponibles pour l’ensemble de la saison.
Ainsi, parmi
Imanol Harinordoquy
,
Toby Flood
,
Corey Flynn
,
Neemia Tialata
et
Alexis Palisson
, seul ce dernier est a
priori susceptible de retrouver un jour le maillot de son équipe
nationale. «
On est obligé de s’adapter. On ne peut pas faire
autrement que de recruter comme on le fait. Tout le monde
se plaint d’avoir trop d’étrangers en France, mais le jour où
nous aurons nos internationaux à disposition, il y aura moins
d’étrangers
», synthétise
Guy Novès
, sur un sujet déjà mille fois
évoqué.
Du côté des joueurs, on imagine que le sentiment de revanche
est plus que jamais présent à l’aube de cette nouvelle saison.
Et
Vincent Clerc
, qui n’a pu prendre part l’an dernier qu’à dix
rencontres toutes compétitions confondues, symbolise sans
doute mieux qu’un autre l’appétit du groupe : «
La saison dernière
a été moyenne, parce que trop irrégulière. Mais depuis dix ans
que je suis là, le club n’a jamais attendu d’être confronté à l’échec
pour se renouveler. Si l’équipe veut gagner, elle doit maîtriser
davantage son jeu, qui n’a été entrevu l’an dernier que sur
quelques bouts de matchs, au mieux quelques mi-temps. Cette
année, il faudra enchaîner les rencontres en démontrant des
progrès à chaque sortie. L’an dernier, lorsque nous effectuions un
pas en avant, nous avions le sentiment d’en faire deux en arrière
le week-end suivant
».
Alors qu’
Oyonnax
vient défier le
Stade
sur ses terres, ce
samedi à
Ernest Wallon
, on a senti, tout au long de la semaine,
une atmosphère différente gagner le centre d’entraînement
professionnel. Peu à peu, les sourires du mois de juillet ont
laissé la place à des mines plus sérieuses, plus concentrées,
plus impliquées. Une entrée en matière à domicile, alors que la
machine, inévitablement, ne tournera pas à plein régime, c’est
la quasi-obligation de s’imposer. Dès la première journée, le
challenge est de taille, et le droit à l’erreur limité. Pas de doute, la
saison débute. Et c’est maintenant.
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