Mag du Stade | OYONNAX - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
Promu la saison passée en
Top 14
,
Oyonnax
était, de l’avis
de nombreux spécialistes, quasiment condamné à effectuer
le chemin inverse, vers la
Pro D2
, quelques mois plus tard. Il
faut malgré tout avouer que le couperet n’est pas passé loin. En
dépit d’un parcours remarquable, le club ne s’en est sorti qu’in
extremis, en arrachant lors de la dernière journée un point de
bonus défensif à
Brive
, après avoir été mené 19 à 3 jusqu’à
la 66
ème
minute de jeu. Et c’est finalement au goal-average
particulier, devant l’
USAP
, que le maintien a été obtenu.
Mais pour avoir été fidèles de bout en bout à leur ligne de
conduite, en l’occurrence ne rien lâcher, les montagnards ont
été récompensés, malgré un championnat semé d’embûches,
entre blessures de longue durée, matchs reportés et décisions
arbitrales parfois difficiles à accepter. Et il faut reconnaître que
l’identité des deux équipes finalement reléguées, deux places
fortes du rugby français,
Biarritz
et
Perpignan
, ne souligne
qu’un peu plus la performance accomplie par les coéquipiers de
Régis Lespinas
.
A l’aube de débuter cette nouvelle saison parmi l’élite, l’
USO
risque fort de s’attaquer à un adage aussi ancien que le sport
de haut niveau : pour une équipe promue, la deuxième année
au sein de l’élite est souvent bien plus délicate que la première.
Parmi les raisons avancées, il est désormais acquis que l’effet
de surprise ne jouera plus, et que les cadors tombés tour à
tour à
Charles Mathon
(
Toulon
,
Castres
, le
Racing Metro
,
Clermont
…) y viendront cette fois avec d’autres intentions.
Oyonnax repart
au combat
«
Ce sont deux saisons quasi-exceptionnelles qu’on vient de faire.
En Pro D2, on a écrasé beaucoup de choses et cette année, on se
maintient un peu à l’arrache
», reconnaît sans ambages l’homme
fort du secteur sportif,
Christophe Urios
. «
On s’aperçoit que la
marge de manœuvre est très petite. Et ça fout un peu la trouille.
Quand je vois que Biarritz et Perpignan descendent, ça veut dire
qu’il ne faut surtout pas rater un recrutement, une intersaison.
Ça peut aller très vite. Cela montre aussi la qualité de la saison
que nous avons réalisée. On a montré beaucoup de panache,
mais il ne faut pas s’endormir. On a encore beaucoup de choses
à travailler
».
Travailler. Le mot a été lâché, et il faudrait être naïf pour
imaginer qu’il a été employé au hasard. C’est sans doute
là que se trouve la clé de la réussite, comme le confirme
le président
Jean-Marc Manducher
, pas peu fier – et
à juste titre – du parcours accompli par ses ouailles : «
Avec un peu de fraîcheur, d’imagination, on peut arriver à
beaucoup de choses. Mais il faut beaucoup travailler. Je
crois que c’est ce qui nous sauvera pour toujours. Nous
sommes vraiment une équipe, avec le mot « ensemble »
qui veut dire quelque chose
».
L’intersaison, dans l’
Ain
, a été marquée par un nombre
élevé de mouvements. Pas moins de quinze éléments ont
quitté le club, pour onze arrivées. Le staff a visiblement
privilégié l’expérience, avec des joueurs rompus aux
joutes du championnat :
Bernad
,
Missoup
,
Donguy
,
Faasavalu
… De nouveaux visages qui s’insèrent dans le
projet du club, une vision à moyen et long terme, qui va
bien au-delà de la saison à venir.
« C’est ce projet à travers le club qui est important »,
confirme
J
ean-Marc Manducher
. « Il y a probablement, en
termes d’investissement ou autre, la possibilité de continuer
ce qui a déjà été fait : l’aventure humano-sportive tirée vers
le haut. On va abandonner quelques-uns de l’équipe en
route, mais c’est un peu la dure loi du sport. Si on arrive
à stabiliser le niveau d’infrastructures, le stade, les centres
d’entraînement, on aura fait encore du chemin »...
Un chemin qui débute aujourd’hui à
Ernest Wallon
, avec
déjà, en point de mire, l’objectif d’un nouveau maintien au
soir de la 26
ème
journée.
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