Mag du Stade | OYONNAX - page 16-17

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STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
STADE TOULOUSAIN
VS OYONNAX
Neemia Tialata, Alexis Palisson, Toby Flood
et Imanol Harinordoquy (en attendant Corey
Flynn) ont rallié les Sept Deniers à l’intersaison.
Ils livrent leurs premières impressions, avant le
lancement officiel du Top 14.
Neemia Tialata :
« M’inscrire dans la durée »
Quelle image avais-tu du Stade Toulousain
avant de le rejoindre ?
Pour avoir souvent affronté le Stade ces dernières
années, j’ai pu vérifier sur le terrain le nombre de
talents qui composent saison après saison cette
équipe. Le Stade Toulousain, c’est également une
histoire importante, de plus d’un siècle, qui atteste
de sa qualité.
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre le club ?
Toulouse, à l’exception malheureusement de
la saison dernière, est toujours présent dans le
dernier carré du championnat. Evoluer en rouge et
noir, c’est mettre toutes les chances de mon côté
pour gagner le Top 14.
Pour l’avoir côtoyé en sélection, je suis également
très ami avec Luke (McAlister). C’est un élément
qui va, j’en suis certain, favoriser mon intégration.
En Nouvelle-Zélande, la notoriété du club est très
importante. Et en ce qui concerne la ville, j’avais
eu la chance de la découvrir lors de la Coupe du
Monde 2007 avec les All Blacks. Je n’en avais
gardé que de bons souvenirs.
La saison dernière a été compliquée pour le
Stade. Ressens-tu une envie de revanche parmi
tes nouveaux coéquipiers ?
Beaucoup de joueurs ont envie de faire mieux
que la saison dernière. C’est déjà quelque chose
de perceptible au fil des entraînements. Et on le
ressent également du côté du staff.
A titre personnel, en tant que nouvel arrivant, j’aurai
à cœur de faire honneur au pack toulousain. Mais il
s’agit d’une pression positive, qui permet de donner
le meilleur de soi. Nous avons beaucoup de travail
qui nous attend, mais je suis persuadé que tous
ensemble, nous accomplirons de belles choses.
Alexis Palisson :
« Aller chercher quelque chose »
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre le Stade ?
Le fait que mon père et mon oncle aient joué
avec le maillot de Toulouse a forcément pesé
dans la balance : j’ai grandi avec les souvenirs de
mon père, et depuis tout petit, je badais le Stade
Toulousain. Venir ici est un plaisir, je me rapproche
un peu de ma famille, de mes amis, je ne pars pas
dans l’inconnu. Me relancer dans un club qui a
des objectifs très élevés et qui joue sur les deux
tableaux, c’est ce dont j’avais envie.
Comment as-tu vécu la saison dernière avec
Toulon ?
Je ne vais pas vous le cacher, ça a été dur. Ne pas
prendre de plaisir sur le terrain, c’est ce qui m’a
poussé à demander ma sortie… Mais je ne pense
pas que mes partenaires aient eu à se plaindre
de mon implication. Je n’ai jamais été blessé, j’ai
toujours été là pour faire l’opposition, pour les faire
travailler, pour envoyer les ballons… Je pense
avoir été professionnel jusqu’au bout.
Peut-on parler de revanche partagée pour
Toulouse et toi en ce qui concerne la saison
passée ?
Je l’espère, je le ressens déjà à l’entraînement.
Ça travaille dur, les mecs ont à cœur de faire une
grosse saison et d’aller chercher quelques chose.
Ils doivent avoir les crocs, comme moi.
parolesderecrue
Toby Flood :
« J’ai fait ce que mon instinct
me disait de faire »
Imanol Harinordoquy :
« Toutes les armes pour
gagner un titre »
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre le club ?
En Angleterre, le club est perçu comme important,
un des (si ce n’est le) plus gros club d’Europe en
ce qui concerne la culture et l’histoire. Lorsque
le Stade Toulousain se déplace en Angleterre, tu
peux être sûr que cela va être un gros événement,
un gros match. Il y a une atmosphère particulière,
les gens sont passionnés par ce club, ils veulent
le battre.
Tu es le premierAnglais à venir jouer à Toulouse
depuis Rob Andrew, est-ce particulier pour toi ?
Le destin est étrange, parce que Rob Andrew a été
mon tout premier entraîneur lorsque je suis devenu
professionnel à Newcastle, et il l’est resté pendant
deux ans avant de rejoindre le staff de l’équipe
d’Angleterre. Je le connais depuis longtemps,
mais je n’ai pas discuté avec lui de ma venue ici
parce qu’il était là il y a plus de vingt ans, en 1991.
Je ne sais pas trop quoi penser du fait d’être le
premier Anglais à venir ici depuis… Est-ce que les
Toulousains n’aiment pas trop les Anglais depuis
Rob Andrew ou est-ce qu’ils n’aiment pas trop les
Anglais tout court (
rires
) ?
Rejoindre le Stade Toulousain signifie mettre
un terme à ta carrière internationale. Comment
cela a-t-il affecté ta décision ?
Renoncer à ma carrière avec l’équipe d’Angleterre
a rendu ma décision encore plus difficile. Le plus
dur était de voir l’Angleterre accueillir une Coupe
du Monde et penser « et si... », parce que on ne
sait jamais ce qu’il peut se passer. J’aurais pu
rester en Angleterre, m’entraîner et me blesser
pendant la préparation de la Coupe du Monde et
ne pas la jouer. J’aurais pu rester en Angleterre et
voir d’autres n°10 être sélectionnés tout comme
être titulaire... On ne peut jamais savoir ! Ce que je
savais, c’est que si je rejoignais Toulouse, je serais
triste d’arrêter ma carrière internationale ; et si je
ne le faisais pas, je passais à côté d’une véritable
opportunité et je l’aurais regrettée. J’ai fait ce que
mon instinct me disait de faire.
Pourquoi as-tu choisi de rejoindre le club ?
Cela a été le fruit d’une longue réflexion. Ça n’a pas
été difficile, puisque j’en avais envie, mais j’ai tout
de même pris le temps de la réflexion, et aussi de
faire les choses bien par rapport à Biarritz, qui est
un club auquel je suis très attaché. Il n’y a aucune
raison qui m’ait fait quitter Biarritz, mais il y a des
raisons qui m’ont fait venir au Stade Toulousain.
C’est une belle opportunité et un dernier gros
challenge, dans le club le plus titré du rugby
français. J’arrive dans une équipe qui a faim, et
cela me tient à cœur. Je sais quel est l’état d’esprit
des joueurs qui composent cette équipe, et je sais
qu’elle aura envie de gagner.
Tu as relativement peu joué ces deux dernières
saisons. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Je veux tout d’abord retrouver un niveau physique
le plus élevé possible. J’ai joué blessé à Biarritz
quand le club était en très mauvaise posture, puis
je me suis fait opérer d’un genou. Ensuite, ça a été
compliqué, même si la saison dernière s’est mieux
passée. Le fait de venir à Toulouse me permet
d’avoir des structures pour bien travailler, pour
renforcer mon genou. Il y a tout un staff médical
qui est à l’écoute. Je peux ainsi me concentrer sur
moi-même, et être dans les meilleures dispositions
pour me préparer.
Quelles sont tes ambitions pour la saison à
venir ?
Le Stade a toutes les armes pour gagner un titre :
sur les plans individuel et qualitatif, je pense qu’il y
a tout ce qu’il faut. A titre personnel, je débute avec
beaucoup d’envie, et de l’appétit. Et j’ai toujours
quelque chose à prouver à mes coéquipiers. Je
veux regoûter au plaisir de gagner des matchs,
pourquoi pas de jouer des phases finales, et
la Coupe d’Europe. Ce sont des choses très
importantes pour moi.
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