Mag | Racing Metro 92 - page 8-9

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STADE TOULOUSAIN
vs
RACING METRO 92
STADE TOULOUSAIN
vs
RACING METRO 92
Le 9 mai 2014 restera comme une journée noire pour le
Stade
Toulousain
, alors que, pour le
Racing
, elle est au contraire
extrêmement positive. C’est en effet une date qui pourrait, c’est
en tout cas ce que l’on espère du côté des
Hauts-de-Seine
,
marquer le début d’un renouveau.
Ce jour-là, en effet, les
Franciliens
s’imposaient à
Ernest Wallon
lors du match de barrage du
Top 14
, et se qualifiaient du même
coup pour les demi-finales. Au-delà d’une performance méritoire
sur le terrain, ce succès était surtout le premier du club en phase
finale depuis sa remontée parmi l’élite, en 2009 : jusqu’alors,
qualifié chaque saison, il trébuchait immanquablement quand
sonnait l’heure des rencontres couperets.
Ce coup d’éclat n’a pas été sans lendemain. Si le dernier
parcours s’est achevé face à
Toulon
, la première moitié de
saison accomplie par le club confirme bien ce nouvel élan tant
espéré. L’année passée, à pareille époque, le
Racing
était déjà
éliminé de la
H Cup
et pointait à une anonyme huitième place en
championnat. Or, avant cette quatorzième journée, première des
matchs retour, les coéquipiers du bouillant
Mike Philips
sont en
ballottage favorable en
Coupe d’Europe
et se placent dans le
peloton de tête du
Top 14
.
Alors, le
Racing
a-t-il grandi ? L’avenir le dira. Mais
incontestablement, il s’est assagi. Grand animateur des
mercatos d’été, il a cette fois joué la carte de la relative
continuité : dix recrues ont été enregistrées lors de la dernière
période estivale, contre vingt-deux (!) en 2013. Dans les
discours, on a également compris qu’il n’était nul nécessaire
de fanfaronner avant l’heure : le championnat de
France
est
une compétition où il est judicieux d’avancer masqué…
«
Je ne vais pas échapper à la langue de bois : l’objectif est de
faire mieux que la saison dernière, c’est tout ! Lorsque l’on montre
le bout de son nez et qu’on se montre trop présomptueux, on se
fait mordre en retour. Et je me méfie des rebonds capricieux du
ballon ovale
», avançait il y a quelques mois
Jacky Lorenzetti
.
Un président que l’on avait connu, c’est vrai, plus incisif à l’heure
de dévoiler ses ambitions.
Jusqu’ici, ce changement de comportement porte ses fruits. On
l’a dit, le bilan de la deuxième moitié de l’année 2014 est positif.
Certes, quelques faux-pas n’étaient pas programmés, mais
notre championnat est ainsi relevé qu’aucun club n’est
aujourd’hui à l’abri d’une déconvenue, fût-elle ponctuelle.
«
On a fait un bon début de saison. Il aurait pu être très
bon si l’on n’avait pas trébuché à domicile contre Oyonnax.
Mais on est dans la continuité de notre fin de saison
dernière. Au niveau du jeu, on peut faire mieux, être plus
régulier, mais pour cela il faudrait pouvoir enchaîner une
période avec les mêmes joueurs… Et malheureusement,
avec les blessures et les sélections à gérer, ça a été difficile
d’aligner deux fois la même équipe »,
résume
Laurent
Labit
,
actuellement suspendu pour quinze semaines après
des déclarations peu amènes envers l’arbitre de
Stade
Français
-
Racing
,
le 11 octobre.
En déplacement, les
Altoséquanais
ne se rendent pas
dans la ville rose sans référence. Déjà vainqueurs en
déplacement à trois reprises depuis le coup d’envoi de la
saison, toutes compétitions confondues, ils font partie des
plus performants dans ce secteur. Et ils restent sur deux
jolis coups réalisés loin de leur base : un match nul chez
les
Ospreys
(19-19) et un succès ramené de
Castres
(14-
19), là où, malgré les déboires du club, il n’est jamais aisé
de s’imposer. De quoi donner des idées à une équipe pour
laquelle le dernier voyage à
Ernest Wallon
s’était soldé
par le succès que l’on connaît.
L’appétit vient
en gagnant
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