Mag | Racing Metro 92 - page 12-13

12
13
STADE TOULOUSAIN
vs
RACING METRO 92
STADE TOULOUSAIN
vs
RACING METRO 92
INTERVIEW
virgile
« Le club a franchi un palier »
lacombe
A l’issue de la double confrontation face aux Ospreys, comment
analyses-tu la situation du Racing en Coupe d’Europe ?
Notre bilan est pour l’instant positif, dans la mesure où nous sommes
toujours en course (NDLR : le Racing est actuellement deuxième de
sa poule, à un point du leader, Northampton). Cela aurait été encore
plus beau si nous avions eu une victoire lorsque nous sommes allés
jouer à Swansea contre les Ospreys, d’autant plus que nous avions
les cartes en mains pour l’emporter. Il est encore trop tôt pour tirer
des plans sur la comète, mais disons que si nous sommes sérieux
lors des deux derniers matchs de phase de poule, on peut espérer
une qualification.
S’il y avait une leçon à tirer du duel face aux Ospreys, ce serait
peut-être le manque de réalisme, qui vous a fait défaut au Pays
de Galles et aurait pu vous coûter cher au match retour ?
Je ne sais pas si c’est un manque de réalisme ou un manque de
concentration. Mais il est vrai que sur ces deux rencontres, nous
avons été à notre avantage lors des premières mi-temps, où nous
avons eu plusieurs occasions de creuser un écart beaucoup plus
important. Nous ne l’avons pas fait, ce qui nous a exposés à des
moments délicats lors de la deuxième période.
Aujourd’hui, le Racing reste en position de se qualifier, alors
que les années passées, à pareille époque, il était éliminé de
la Coupe d’Europe. Après le premier match de phase finale
remporté en barrage du Top 14 la saison passée, faut-il y voir
le signe que l’équipe continue à grandir et a peut-être passé un
cap ?
Depuis que le Racing est en Top 14, il avance marche après marche,
et il est vrai que la saison dernière, le club a franchi un palier
supplémentaire, au moins du point de vue des résultats. Aujourd’hui,
nous nous gardons bien de penser que la qualification est acquise :
tout le monde a conscience au sein du club qu’atteindre les phases
finales est toujours difficile.
Mais il n’y a pas de vérité, et il faut toujours garder en mémoire
que tous les compteurs sont remis à zéro au moment des phases
finales. Cette année, la saison se passe assez bien d’un point de
vue général, mais cela pourrait être mieux. Je pense à certaines
rencontres qui auraient pu tourner à notre avantage mais que nous
avons laissées échapper en raison de quelques détails. Et cela nous
reste en travers de la gorge.
Aujourd’hui, sans faire preuve d’originalité, l’objectif est d’aller le plus
loin possible pour que le Racing puisse être à la place qu’il mérite :
celle d’un club de haut niveau, un grand club de Top 14 et présent en
Coupe d’Europe, comme peut l’être le Stade Toulousain.
Le Racing est aujourd’hui en quête de résultats et de titres, alors
que le Stade a déjà fait ses preuves et dispose d’un palmarès
bien plus important que tous les autres clubs. Son vécu est plus
important que celui du Racing.
Le Stade connaît une saison un peu particulière, avec
notamment une succession de défaites assez inédite pour le
club. Comment as-tu analysé ce coup de moins bien ?
Malgré la mauvaise presse autour du club, il aurait été bon de
rappeler que si le Stade est habitué aux victoires, il sait aussi très
bien se sortir des moments difficiles grâce à son expérience.
Les difficultés du Stade étaient d’ailleurs assez simples à
expliquer : il y a eu pas mal de blessés à des postes importants,
et au même moment. Je ne perds pas de vue non plus que le club
a perdu ces deux dernières années des joueurs qui comptaient
dans les vestiaires, des leaders. Il faut du temps pour que les
choses puissent se reconstruire correctement. Mais je n’ai jamais
été inquiet pour le Stade Toulousain, ni pour le niveau du club, ni
pour ses ambitions sportives.
On imagine que pour toi, un déplacement à Ernest Wallon
reste particulier. Dans quel état d’esprit aborderas-tu ce
voyage dans ton ancien club ?
Je vais l’aborder comme tous les matchs que j’ai l’occasion
de jouer : dans l’idée d’essayer de chercher une victoire et de
prendre du plaisir sur le terrain. C’est une chance d’y être, j’ai
envie de vivre l’instant présent. Ce qu’il y aura de particulier dans
le match pour moi, ce ne sera pas seulement le fait de jouer contre
le Stade Toulousain, mais aussi de me retrouver à un endroit où
il y a tous mes proches, ma famille et mes amis. C’est toujours
plaisant de jouer devant eux.
Mais cela ne change rien du tout au match en lui-même. Il faut
faire abstraction de tout ce que nous avons autour pendant 80
minutes : il n’y a plus de copains, ni d’habitudes... Mais quand
le match sera terminé, cela me fera plaisir de revenir dans les
vestiaires et voir mes anciens coéquipiers.
A titre personnel, tu as pris part à 14 matchs sur 16 possibles
depuis le début de la saison. C’est forcément satisfaisant ?
Oui, c’est certain. Pour moi, l’important est d’être tous les week-
ends sur le terrain. Comme tout joueur de rugby, je prends du
plaisir à jouer et non pas juste m’entraîner. C’est donc un bilan
qui me satisfait, évidemment.
Depuis que je suis au Racing Metro, s’il y a bien une chose dont
je ne peux pas me plaindre, c’est mon temps de jeu. L’année
dernière déjà, je n’ai raté qu’un match et cette saison, une petite
blessure sans gravité m’a seulement fait louper deux rendez-
vous.
Depuis ton premier départ du Stade, en 2011, tu as pas
mal bougé. Y a-t-il cette fois la volonté de ta part de poser
tes valises et poursuivre l’aventure au Racing à plus long
terme ?
A partir du moment où je me sens bien dans un club, je n’ai
aucune raison de changer. L’année dernière, j’ai prolongé mon
contrat au Racing jusqu’à juin 2017. En terme de stabilité, je
suis donc a priori sur la bonne voie !
Question subsidiaire : n’as-tu pas peur que le public
d’Ernest Wallon ne te reconnaisse pas avec cette barbe
impressionnante ?
(
Rires
) Je ne suis pas inquiet ! L’an dernier, lors des dernières
confrontations, j’avais déjà la barbe. Et je pense que les
supporters me reconnaissent davantage par le style de jeu que
par le physique. J’espère qu’ils se souviendront de moi grâce à
ce que je vais montrer sur le terrain.
J’ai essayé de mettre à prix le rasage de ma barbe sur
Instagram, mais pour le moment elle reste où elle est ! Mais on
verra, si toutefois je la rase, il y aura peut-être une petite raison
derrière. Je reste ouvert à toute proposition (
rires)
!
1,2-3,4-5,6-7,8-9,10-11 14-15,16-17,18-19,20-21,22-23,24-25,26-27,28
Powered by FlippingBook