Mag | Stade Français - page 6-7

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STADE TOULOUSAIN
VS STADE FRANçAIS
STADE TOULOUSAIN
VS STADE FRANçAIS
Grands classiques des années 2000, ce qui leur avait valu
l’appellation de
« classicos »
, les matchs entre les deux
Stades
ont ces dernières années perdu leur côté sulfureux.
D’une part, le recul sportif du club parisien ne donnait plus le
même enjeu sportif à ces confrontations. De l’autre, le départ
de
Max Guazzini
mettait un terme aux joutes verbales (parfois
savoureuses, parfois exagérées) qui précédaient chacun de
ces rendez-vous.
Certains le regretteront, d’autres s’en féliciteront, mais c’est
ainsi : les dernières oppositions entre
Toulousains
et
Parisiens
étaient presque devenues comme les autres. Pas moins, mais
pas plus importantes que n’importe quelle joute du
Top 14
.
Un «classico »
malgré tout
C’est en tout cas la perception que l’on peut en avoir de
l’extérieur. Mais du côté des acteurs, on nuance toutefois cette
nouvelle vision : «
Que ce soit du côté parisien ou du nôtre, il y
a de grands joueurs qui composent ces équipes. Et les grands
joueurs font les grands matchs. Certains se connaissent bien,
sont concurrents en équipe de France, beaucoup ont des
caractères forts… Cela rajoute tout de même quelque chose
de spécial à ces rencontres
», témoigne
William Servat
qui,
du temps où il foulait en crampons les pelouses de
France
et d’
Europe
, a vécu quelques mémorables duels. «
Pour
ma part, je garde toujours de bons souvenirs de ce type de
matchs, et peu importe si je les ai gagnés ou perdus. Ce sont
des échéances que l’on prépare toujours avec concentration et
abnégation, et où l’on sent que les joueurs, tout au long de la
semaine, sont focalisés sur un seul et unique objectif
».
LESTADE
TOULOUSAIN
Gillian Galan
, lui, est né en 1991. Quand la rivalité battait
son plein, il était encore un tout jeune rugbyman et était loin
d’imaginer que lui aussi, un jour, participerait à ces rencontres
empreintes de rivalité nord-sud. Mais il se souvient bien de
l’ambiance qui entourait les grandes oppositions de l’époque :
«
J’ai grandi en étant bercé par le rugby, via mon père, mes
grands-pères, mes oncles… Quand il y avait les classicos, tout
le monde se rendait au stade ou se regroupait pour regarder
le match. Je me souviens notamment de Yannick Bru et Bibi
Auradou qui s’étaient, disons, chauffés les oreilles ! C’est vrai,
c’était une ambiance très différente d’aujourd’hui, mais nous,
joueurs, on le vit toujours comme un événement, comme un
moment spécial. On s’attend à énormément de combat
».
Aujourd’hui, alors que se profile la huitième journée du
Top 14
,
la pression, pourquoi le nier, sera sur les épaules toulousaines
et n’aura pas grand-chose à envier aux plus grandes rivalités
d’il y a quelques années. Le
Stade Français
, lui, n’aura rien à
perdre… Ce qui le rend peut-être d’autant plus dangereux, lui
qui s’est déplacé avec succès sur les pelouses de
Castres
et
Toulon
depuis le coup d’envoi du championnat.
«
Ce sera un match particulier pour nous dans la mesure où
nous le jouerons à domicile
», admet
Guy Novès
. «
Devant
notre public, nous nous devons d’avoir une réaction après la
défaite face à Clermont. La pression sera aussi à son comble
parce que le Stade Français a déjà gagné à l’extérieur. Nous
le savons, ils n’arrivent pas masqués. Nous savons qu’ils sont
aptes à venir nous battre chez nous
».
Le ton est donné. Non, décidément, quels que soient les
classements des protagonistes, les oppositions entre les deux
Stades
ne seront jamais anodines.
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