Mag | Stade Français - page 8-9

8
9
STADE TOULOUSAIN
VS STADE FRANçAIS
STADE TOULOUSAIN
VS STADE FRANçAIS
C’est peu dire que l’exercice 2013-2014 a engendré de la
frustration côté parisien. Le parcours avait ainsi débuté de la
meilleure des façons, et les joueurs semblaient profiter de la
dynamique engendrée par l’inauguration du nouveau
Jean
Bouin
. Rendez-vous compte : au soir de la 20
ème
journée, le
club pointait à la deuxième place du classement. La chute, dès
lors, n’allait être que plus douloureuse. Avec un seul succès lors
des six dernières journées, les
Parisiens
passaient à côté de
la qualification pour les phases finales, pour finalement boire le
calice jusqu’à la lie, avec une élimination en barrage européen
face aux
Wasps
: une fois de plus, la plus prestigieuse des
compétitions continentales se jouerait sans le
Stade Français
.
Le recrutement opéré à l’intersaison, avec «
seulement
» six
arrivées, n’a pas vraiment rassuré les supporters du club, inquiets
de voir leur équipe prendre du retard, en tout cas sur le papier,
face à leurs concurrents directs. Mais loin d’être une contrainte
imposée, il s’agit en l’occurrence d’un choix stratégique de la part
de
Thomas Savare
et du staff sportif, soucieux de jouer la carte
de la stabilité et de s’appuyer, plus que jamais, sur la jeunesse
du groupe.
paris,
coupeur de têtes
« On a eu la chance d’avoir des entraîneurs qui nous ont fait
confiance tout au long de l’année »,
témoigne en connaissance
de cause
Jules Plisson
. « Le recrutement n’a pas été énorme,
c’est vrai, mais il n’y a pas eu non plus beaucoup de départs. La
stabilité est un facteur positif. Le groupe commence à très bien
se connaître, à bien travailler ensemble. Je ne cracherai jamais
sur le fait que le Stade Français recrute peu. C’est un signe de
confiance très fort envers les jeunes présents et ceux issus de
la formation ».
La stabilité évoquée par le demi d’ouverture semble en
tout cas porter ses fruits. Si, sur le plan du jeu, beaucoup
reste à faire, les résultats valident pour le moment la
stratégie estivale. Avec seulement deux défaites au
compteur, le club de la capitale est bien ancré dans les
hauteurs du classement. Une position qu’il doit en partie
à des performances extraordinaires, au sens premier du
terme, en déplacement.
En effet, les joueurs de
Jeff Dubois
n’ont pas fait les
choses à moitié, en s’imposant sur les pelouses de
Castres
, finaliste du dernier
Top 14
, et de
Toulon
,
champion de
France
et d’
Europe
en titre !
Certes, ce n’est pas la première fois que l’équipe parvient
à tirer son épingle du jeu à l’extérieur, mais si on analyse
tous les succès obtenus entre 2012 et 2014, on s’aperçoit
que tous l’ont été face à des promus ou des équipes
reléguées au terme de la saison !
Un changement d’attitude évident qui, désormais, autorise
tous les espoirs. Même si, et c’est bien compréhensible,
on préfèrerait avancer masqué du côté de
Jean Bouin
«
On sent bien qu’on se cherche encore dans certains
secteurs. On est tous en train d’essayer de retrouver cette
sérénité que nous avions une bonne partie de la saison
passée
», s’empresse de tempérer
Gonzalo Quesada
.
« Mon objectif à court et moyen terme est d’amener
l’équipe dans une certaine harmonie. Là, on n’y est pas,
mais il n’y a pas de déséquilibre non plus
». Une manière
(à peine déguisée) de croire en des lendemains heureux
pour son équipe.
LESTADE
FRANÇAIS
1,2-3,4-5,6-7 10-11,12-13,14-15,16-17,18-19,20-21,22-23,24-25,26
Powered by FlippingBook